vendredi 22 avril 2016

JÉSUS ET LAZARE

Comme il est dit dans Jean 11, le fait que Jésus se soit rendu à Béthanie concernait moins la mort de Lazare que Sa propre mort. Réfléchis-y : quand le temps est venu pour Jésus de monter sur la croix, comment Ses disciples auraient-ils pu croire qu’Il pouvait ressusciter ? Il n’y avait qu’un seul moyen pour qu’ils puissent le croire. C’était que Jésus – là, à Béthanie, avec Ses amis bien-aimés – intervienne dans une situation désespérée et qu’Il accomplisse Ses plans face à l’impossible, humainement parlant.

Je suis convaincu que Jésus n’aurait pas confié cette expérience à une personne extérieure à Son cercle d’intimes. De telles choses étaient réservées pour ceux qui étaient très proches de Lui, qui ne pensaient pas comme le monde pense. Tu vois, c’est seulement en de tels amis – ceux qui connaissent le cœur de Christ et qui se confient pleinement en Lui – qu’Il peut produire une foi inébranlable.

Le fait est que Jésus connaissait toutes les difficultés à venir dans les vies de Ses bien-aimés. Il connaissait toutes les maladies et tragédies qu’ils allaient devoir affronter. Et Il voulait voir en eux une foi qui croirait qu’Il se soucie d’eux, même lorsqu’ils affronteraient les pires épreuves.

Lorsque Jésus est enfin arrivé, les premiers mots de Marthe ont été : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera” (Jean 11:21-22). Ces mots peuvent sembler pleins de foi de la part de Marthe, mais quand Jésus lui a répondu : “Ton frère ressuscitera” (11:23), la réponse de Marthe a été révélatrice : “Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour” (11:24). En d’autres termes : “Tout est terminé maintenant, Jésus. Tu es arrivé trop tard.”

Jésus a répondu : “Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?” (11:25-26).

Christ lui disait, en d’autres termes : “Non, Marthe. Je suis la résurrection et la vie. Crois en Moi et tu ne mourras jamais.” Encore une fois, Il ne parlait pas seulement de Lazare, mais de Sa propre mort et résurrection. Pour Lui, le fait que Lazare allait ressusciter était déjà une chose établie : “Marthe, ne crois-tu pas que Je puisse aller même dans la tombe et faire l’impossible pour toi et Marie, tous les jours de votre vie ?”