jeudi 31 décembre 2015

PAS DE CE MONDE

Jésus a dit : “Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait” (Jean 15:18-19).

Ces versets montrent le cœur de la raison pour laquelle nous sommes haïs. Quand nous avons été sauvés, nous sommes “sortis du monde.” Et nous avons accepté notre mission qui est d'insister pour que d'autres “sortent du monde” également.

“Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde” (Jean 17:14).

“Vous n’êtes pas du monde… à cause de cela le monde vous hait” (Jean 15:19). Christ dit : “le monde vous hait parce que Je vous ai appelé hors de votre condition. Et cela signifie que Je vous ai appelé hors de leur communauté. Mais Je ne vous ai pas seulement appelé à sortir du monde. Je vous ai ensuite envoyé pour appeler les autres à en sortir également.”

L'esprit de l'antéchrist travaille à empêcher cette séparation des chrétiens du reste du monde. Il fait en sorte qu'il ne paraisse plus impossible pour des croyants de rester dans le monde tout en continuant à se regarder comme des chrétiens.

Tu te demandes peut-être : “Que veut dire Jésus exactement quand il dit “le monde”?”

Il ne parle pas seulement de convoitises pécheresses, de la folie du plaisir, de la pornographie et de l'adultère. Non, “le monde” dont Jésus parle ne se résume pas à une liste de pratiques mauvaises. Cela n'en représente qu'une partie.

“Le monde” dont Jésus parle, c'est le fait de ne pas vouloir s'abandonner à Sa volonté et à Sa direction. Pour résumer, être comme le monde, c'est toute tentative de mêler Christ avec sa propre volonté.

Tu vois, quand nous nous abandonnons à la seigneurie de Christ, nous nous attachons à Jésus. Et nous sommes conduits par le Saint-Esprit, pas après pas, dans une marche de pureté et de droiture. Nous commençons à apprécier les réprimandes qui viennent de Dieu.

mercredi 30 décembre 2015

LA PUISSANCE DE LA PRÉSENCE DE JÉSUS

Je ne peux pas parler pour les autres pasteurs. Je ne peux parler que de ce que je connais. Et pendant cinquante ans maintenant, j'ai prêché à certains des pécheurs les plus durs et les plus mauvais qu'il puisse exister sur Terre : drogués, alcooliques, prostituées. Pourtant, ces pécheurs sont bien moins résistants à la vérité de l'évangile que de nombreuses personnes assises sur les bancs de l'Église et qui sont aveugles à leur propre condition.

Des milliers de personnes qui vont régulièrement à l'église dans toute l'Amérique sont plus endurcies que quiconque dans la rue. Et aucun évangile adouci, à moitié vrai, ne pourra briser les murs de leur endurcissement.

Saul de Tarse était justement l'un des ces hommes religieux endurcis. Un pharisien parmi les pharisiens, une figure reconnue dans une société hautement religieuse, voilà ce qu'était Saul. Alors, est-ce que Jésus est venu vers cet homme avec un sondage, lui demandant ce qu'il aimerait voir au cours d'une réunion dans une synagogue ?

Non ! Saul a été jeté à terre par une lumière aveuglante, une pleine explosion de la présence de Christ. C'est une rencontre pénétrante, conflictuelle qui a exposé le cœur de Saul, démontrant son péché (voir Actes 9:1-9).

En tant que prédicateur de l'évangile de Christ, je dois en faire autant. C'est mon travail de convaincre les hommes et les femmes de leur péché. Je dois les prévenir des dangers qui les attendent si ils continuent à vivre de cette façon. Et aucune dose de flatterie, de subtilité ou de camaraderie pour les amener à m'apprécier ne pourra changer leur condition.

Pour dire les choses clairement, je suis appelé à conduire les gens à tout abandonner pour suivre un Christ qu'ils ne trouvent pas attirants. Seul le Saint-Esprit peut faire cela : “car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher” (Actes 20:27).

Ne te méprends pas sur ce que je dis ici. Je prêche la miséricorde, la grâce et l'amour de Christ à tout le monde. Et je le fais avec larmes. Mais la seule chose qui puisse percer les murs élevés par les gens endurcis, c'est une explosion de la présence de Jésus. Et cela ne peut venir que de la bouche de pasteurs et de chrétiens qui sont contrits et qui prient.

mardi 29 décembre 2015

LA MISSION DE CHRIST

Une église qui est acceptée et approuvée par le monde est un paradoxe parce que c'est tout à fait impossible. D'après Jésus, toute Église aimée par le monde est du monde et non de Christ.

“Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait” (Jean 15:19).

Ma vie a grandement été influencée par les écrits de George Bowen, un missionnaire Presbytérien qui a travaillé en Inde de 1848 à 1888. Bowen a abandonné tous ce qui l'aidait et le supportait en tant que missionnaire pour déménager dans un taudis et vivre comme les gens du pays où il se trouvait. Il a vécu une existence frugale, dans la pauvreté. Pourtant, à cause de ce choix, il a laissé derrière lui un témoignage de la vraie puissance qu'est le fait de vivre en Christ.

Ce saint homme a mis en garde contre un esprit de l’antéchrist à venir qu'il identifiait comme étant : “l'esprit de la société moderne.” D'après Bowen, cet esprit allait infiltrer l'église protestante avec la façon de penser, les méthodes et la morale de la société qui l'entoure.

Cet esprit de l'antéchrist continuerait son influence jusqu'à ce que la société et l'Église ne puissent plus être différenciées. Avec le temps, le monde perdrait sa haine pour l’Église de Christ et les vrais croyants. Il cesserait ses persécutions et l’Église serait aimée et acceptée dans le monde. Une fois que cela se produirait, écrivait Bowen, l'esprit de l’antéchrist serait assis sur le trône.

Il y a quelques années, quand les portes de l'Irak étaient sur le point d'être ouvertes aux organisations chrétiennes, le New York Times a écrit un article très critique. Il fallait s'y attendre de la part d'un journal libéral et laïque. Ils peuvent peut-être applaudir la distribution de nourriture en Irak, mais certainement pas la prédication de Christ.

L'article citait un érudit protestant qui était très critique vis-à-vis de toute l'opération. Il la dénonçait complètement, disant que l'Église devrait s'occuper de ses propres affaires. Il semblait réellement embarrassé que l'église évangélise. Ça, c'est un état d'esprit du monde !

Plus nous nous approchons de la mission de Christ – annoncer l’Évangile comme Il nous l'a prescrit – plus nous serons méprisés par le monde.

lundi 28 décembre 2015

NE RETOURNE PAS EN EGYPTE by Gary Wilkerson

Abraham a accompli des exploits incroyables alors que Dieu le guidait dans la plénitude de sa bénédiction. Mais plus tard, quand les circonstances sont devenues difficiles, Abraham a perdu de vue la gloire de Dieu. Il s'est tourné vers ses propres ressources : “ Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays” (Genèse 12:10).

L'histoire montre clairement que l’Égypte était le dernier endroit où Abraham aurait dû se rendre. Dans l'aventure, il a mis sa femme en danger. Il l'a perdue au profit d'un roi hostile pour un temps et il a menti et manipulé les choses pour se sauver lui-même. Cet homme avait placé toute sa confiance en Dieu jusqu'à ce moment. Pourquoi ne Lui a-t-il pas fait confiance pour l'aider à traverser cette difficulté ?

Peut-être que des choses similaires arrivent dans tes difficultés. Quand la vie devient difficile – dans tes finances, ta santé, ta famille – gardes-tu les yeux fixés sur la gloire de Dieu ? Si jamais tu “vas en Égypte” pour y chercher de l'aide dans de tels moments, tu sais à quel point cet effort sera inutile. Souvent, il complique même le problème, ajoutant honte et désespoir.

Ce que je veux dire c'est que notre séparation du monde ne vient pas de nos efforts ni de nos capacités. Elle vient grâce à une révélation de Dieu – et Sa gloire demeure en nous, même lors de nos épreuves. Regarde un peu le prophète Ésaïe. Quand il est entré dans le temple, il a vu la gloire de Dieu : “je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple” (Ésaïe 6:1). Cette vision sainte a fait tomber Ésaïe face contre terre, humble et émerveillé : “Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées” (6:5).

A cet instant, Ésaïe a reconnu le fait que Dieu était différent, séparé des choses du monde. Le Seigneur lui a dit : “Je t'ai séparé pour accomplir mes plans. Je t'envoie prêcher Ma Parole à un peuple corrompu. Ils te résisteront mais tu seras capable de l'endurer car tu as vu Ma gloire. Quand ils se retourneront contre toi, tu n'auras pas besoin “d'aller en Égypte”, parce que tu as vu la nature du Dieu qui t'a appelé.”

samedi 26 décembre 2015

LES BRAS ÉTERNELS by Claude Houde

Dieu ne rejettera jamais un cœur sincère qui revient à Lui afin de reconstruire un domaine de sa vie spirituelle qui a été détruit ! Je souhaite partager une promesse avec toi. Crois-la. Médite-la. Empare toi-z-en et tiens la bien serrée contre ton cœur. Les promesses sont des lettres d'amour écrites par Dieu, qui te sont adressées. Il les a écrites en pensant à toi, sur les pages de Sa fidélité avec l'encre de Son sang offert pour toi.

“ Nul n’est semblable au Dieu d’Israël, Il est porté sur les cieux pour venir à ton aide, Il est avec majesté porté sur les nuées. Le Dieu d’éternité est un refuge, Et sous ses bras éternels est une retraite” (Deutéronome 33:26-27).

Quand tu as fait les pires erreurs et que les tempêtes de la vie se déchaînent, quand tu as tellement honte de toi-même que tu souhaites disparaître, quand tu es tombé si bas et que tu baisses la tête, sous tout cela, tu trouveras toujours les bras éternels. Quand tu baisses les bras, désespéré à ton sujet et que tes plus proches amis ne peuvent pas croire ce que tu as fait, quand tout le monde t'abandonne et que tu ne peux plus lever les yeux, sous tout ce bazar, tu trouveras Ses bras éternels. Quand cela te demande toutes tes forces pour simplement ramasser la première et la plus petite des pierres pour reconstruire ton autel et que ta tentative de retour à Dieu et à Son appel pour ta vie te semble si futile, si ridicule et sans espoir, tu entendras toujours Sa voix prononcer ces mots dans ton oreille, à ton intention : “ Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre” (Esaïe 42:3-4).

Quand notre foi est forte et que notre autel est fermement établit, lorsque nous nous tenons bien droit devant Dieu avec toute la passion de notre engagement, et que nos yeux sont fixés sur le ciel, dans de tels moments, il n'est pas difficile de croire que Ses bras peuvent nous porter. Nous expérimentons des moments de grâce et d'incroyables réponses à nos prières et Sa présence est si proche et si réelle. Nous accomplissons des exploits qui nous surprennent et qui nous remplissent d'émerveillement et d'adoration passionnée. Sa face est si proche que nous sentons que nous pouvons presque Le toucher, Sa parole est douce et elle nous bouleverse.

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Claude Houde est le pasteur responsable de l'Eglise Nouvelle Vie au Canada. Sous sa direction, cette église est passée d'une poignée de personnes à plus de 3500 dans une région du Canada où peu d'églises protestantes rencontrent du succès.

vendredi 25 décembre 2015

DIEU N'EST PAS LIMITÉ

Je te demande, cher saint, s'il existe des regrets dans ta vie. Est-ce qu'une attente qui n'a pas été remplie te fait souffrir ? Est-ce que quelque chose t'as offensé en Christ ? As-tu crié vers Lui pour obtenir de l'aide mais Il n'a pas agi à temps ? As-tu prié pour un enfant qui n'était pas sauvé sans résultat visible ? Te sens-tu emprisonné dans un mariage difficiles ou dans ton travail, sans que rien n'ait changé malgré les années de prières ? Est-ce que tes requêtes te semblent tomber dans l'oreille d'un sourd ?

En cet instant, Satan veut que tu sois impatient. Il veut te rendre impatient de voir se réaliser les promesses de Dieu concernant ta vie, ta famille, ton avenir, ton ministère. Il œuvre pour te convaincre du fait que Dieu est trop lent, du fait qu'Il ignore tes requêtes, du fait qu'Il t'a laissé pour compte. L'ennemi veut t'amener à un point où tu seras prêt à abandonner toute confiance dans le Seigneur.

C'est exactement là que Satan a conduit Jean Baptiste. Mais Jean a fait ce qu'il fallait dans son temps d'épreuve : il a apporté ses doutes directement à Jésus qui a su immédiatement que Jean appelait à l'aide. Jésus aimait tellement cet homme qu'Il lui a donné exactement ce dont il avait besoin. Je crois qu'après cela, Jean n'a plus jamais donné voix à son impatience. Je suis convaincu que, lorsque Jean s'est tenu devant son bourreau, ses derniers mots ont été : “Jésus est le Christ, l'Agneau de Dieu. Et je suis Jean, la voix criant dans le désert. Par la grâce et la puissance de Dieu, j'ai préparé Son chemin.”

De la même manière, bien-aimé, Dieu fait son œuvre en toi et Il mènera cette œuvre à la perfection dans ton âme. Ton travail, c'est simplement de tenir bon dans la foi. Ensuite, lorsque tu auras supporté ton épreuve, tu seras capable de dire : “Christ est ressuscité et assis sur le trône. Je suis Son bien-aimé et je n'ai aucun regret. Il a rempli toutes mes attentes.”

“Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces” (Philippiens 4:6).

jeudi 24 décembre 2015

LES CROYANTS IMPATIENTS

Le diable semble avoir ressenti de l'impatience chez Jean-Baptiste alors qu'il était en prison, attendant la mort. L'impatience, c'est l'incapacité à attendre et à supporter les épreuves dans le calme. Et, lorsque nous devenons impatient envers Dieu – avide de recevoir des réponses de Sa part – et que nous mélangeons l'impatience avec la foi, notre attitude dans la prière devient “de l'encens étranger” devant le Seigneur. Il rempli notre être, Son temple, avec une odeur nocive. Et, au lieu de répandre une douce odeur d'encens lorsque nous prions, nous exsudons une mauvaise odeur. Satan repère rapidement cette odeur.

Les croyants impatients sont offensés lorsqu'ils voient que Dieu opère des miracles tout autour d'eux mais pas dans leur vie. Ils sont offensés à cause de ce qu'ils pensent être de la lenteur à leur répondre, de la part de Dieu. Avec le temps, ils se sentent négligés et emprisonnés. Hébreux nous dit qu'une telle impatience est une forme de paresse spirituelle : “afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience, héritent ce qui avait été promis” (Hébreux 6:12 version Darby). Il nous est recommandé de suivre l'exemple d'Abraham : “ainsi Abraham, ayant eu patience, obtint ce qui avait été promis” (6:15).

L’Écriture nous dit aussi que la Parole de Dieu a éprouvé Joseph. De la même façon, les promesses de Dieu peuvent parfois nous éprouver et, si nous n'ajoutons pas la patience à notre foi durant ces épreuves, nous finirons par offenser Dieu. Proverbes 18:19 déclare : “un frère offensé est plus difficile à gagner qu’une ville forte, et les querelles sont comme les verrous d’un palais.” Le terme grec utilisé pour offensé signifie “se détacher, apostasier.” En d'autres termes, lorsque nous sommes offensés par Dieu, il existe un danger de véritable spirale qui nous prive entièrement de la foi. Et plus nous nous accrochons à notre offense, plus il nous est difficile de nous échapper de notre prison d'incrédulité.

Mais Jacques 1:2-4 nous donne le remède : “Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.”

mercredi 23 décembre 2015

AUCUN REGRET

Jésus a exposé l'une des méthodes préférées de l'Ennemi pour faire trébucher le peuple de Dieu lorsqu'il a donné cette parole à Jean : “Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !”(Matthieu 11:6). Le terme grec utilisé pour “occasion de chute” signifie : “prendre au piège, faire trébucher.” Je crois que Jésus mettait tendrement Jean en garde : “Tu me demandes si Je suis bien celui que tu as dit que J'étais. Jean, ne vois-tu pas ce qui se passe ici ? Satan n'essaye pas de M'atteindre. Il met en place un piège pour toi à travers cette question.”

Christ avait Lui-même traversé la même épreuve pendant Ses quarante jours dans le désert. A présent, il disait à Jean : “Le diable met tout en place pour te prendre au piège. Mais tu ne dois pas écouter ses mensonges. Il dit que Je ne suis pas celui que je prétends être, mais tu ne dois pas tomber dans ce piège satanique.”

Laisse-moi te poser cette question : qu'est-ce qui est en jeu dans l'expression “celui pour qui je serai une occasion de chute” ? Qu'est-ce qui rend ces quelques mots si puissants ? C'est parce que Jésus connaissait les conséquences pour Jean si celui-ci s'abandonnait aux mensonges de Satan. Il savait ce qui se passerait si cet homme saint commençait à douter de qui il était en Christ.

Tu vois, tout ce que Satan avait à faire, c'était d'amener Jean à dire trois mots. Trois mots qui auraient rapidement réduit à rien toutes les prophéties qui avaient été annoncées des siècles auparavant. Tout le bien que Dieu avait accompli en Jean et à travers lui aurait été détruit. Et la foi de multitudes sans nombre, y compris celle de générations à venir, aurait sombré. Quels étaient ces trois mots que Satan voulait tant que Jean prononce : “J'ai des regrets !”

Le mot “regret” signifie : “douleur à cause d'attentes qui n'ont pas été remplies.” Regretter, c'est dire : “mes espoirs n'ont pas abouti.” Pour résumer, c'est une déclaration qui réfute notre foi.

Mais je crois que Jean n'en est jamais arrivé à ce point. Au lieu de cela, il a reçu le message que Jésus lui avait adressé, qui disait : “ Jean, une bénédiction de foi et de réconfort t'attend si tu résistes aux mensonges de Satan. Ne permets pas à l'incrédulité concernant qui Je suis de prendre racine en toi. Si tu le fais, tu douteras de qui tu es et de tout ce que Dieu a fait dans ta vie.”

mardi 22 décembre 2015

LES PROMESSES DE DIEU

Les promesses de Dieu sont faites pour faire grandir ce que à quoi nous nous attendons en Lui. Nous devons proclamer que Sa Parole est une promesse solide comme le roc d'un Père aimant et tout-puissant envers Ses enfants. Pourtant, souvent, lorsque nous ne voyons pas Sa Parole s'accomplir selon notre propre planning, l'ennemi inonde notre esprit avec des questions au sujet de la fidélité de Dieu. Le but de Satan est simple : nous voler toute notre confiance dans le Seigneur.

Je suis certain que le diable a essayé de faire naître toutes sortes de doutes chez Jean Baptiste lorsqu'il s'est retrouvé en prison. Je l'imagine en train de murmurer dans l'oreille de Jean : “Oui, ce Jésus est un homme saint. Mais il n'est jamais qu'un autre prophète accomplissant des miracles et faisant de bonnes œuvres. S'il est le Messie, alors pourquoi te trouves-tu dans une telle situation ? Pourquoi n'a-t-Il pas tenu Sa parole, comme l'avaient annoncée Esaïe et les prophètes ? Pourquoi ta propre prédication n'a-t-elle pas fonctionné pour toi ?”

Satan utilise les mêmes mensonges et tromperies contre nous aujourd'hui. Son plan est de semer des graines de doute en nous au sujet de la Parole de Dieu, de Ses promesses, de la joie qu'Il éprouve en nous. L'ennemi murmure : “Tu dis que ton Père céleste est un Dieu de miracles, qu'Il peut accomplir l'impossible, qu'Il entend ce que tu Lui demandes avant même que tu ne Le lui ai demandé. Alors, pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi ce silence de la part du Ciel ? Pourquoi n'y a-t-il pas le moindre indice montrant que Dieu t'a entendu crier à Lui ?

“Regarde autour de toi. Tout le monde reçoit une réponse à ses prières sauf toi. Tu es coincé dans un mariage insatisfaisant. Tu pries pour que tes enfants soient sauvés mais rien ne change. Pendant des années, tu as prêché la fidélité de Dieu aux autres alors, pourquoi est-ce que cela ne fonctionne pas pour toi ? Pourquoi te laisse-t-Il dans cette terrible situation ?”

Une preuve certaine du fait que l'incrédulité a pris racine dans ton âme, c'est que tu as arrêté de prier pour une chose que tu croyais que Dieu pouvait accomplir. Tu ne Lui apportes plus tes fardeaux. Tu ne viens plus à Lui avec foi. Pour faire court, tu ne veux plus Le laisser faire les choses à Sa manière dans ta vie.

“Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira” (Matthieu 7:7).

lundi 21 décembre 2015

SÉPARÉ DE BON CŒUR by Gary Wilkerson

Abraham n'était ni chrétien ni juif. Pour autant qu'on le sache, il n'avait aucune histoire avec Dieu auparavant. Mais un jour, Dieu lui a ordonné : “Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai” (Genèse 12:1). Alors, Abraham a fait ses bagages et il est parti !

Nous admirons tous Abraham en tant que père de notre foi mais son histoire est assez étrange en réalité. Voilà un homme qui avait tout : richesse et héritage, une femme merveilleuse, un grand troupeau et des terres. Pourtant, de façon incroyable, quand une voix lui a dit : “Lève-toi et pars,” il l'a écoutée. Il s'est volontairement séparé de tout ce qu'il connaissait, et même des bonnes choses, pour suivre Dieu.

A présent, laissez-moi poser la question suivante à ceux d'entre-vous qui sont mariés : ne trouveriez-vous pas ça étrange si votre conjoint vous disait qu'une voix lui a dit d'abandonner son travail, sa maison et tout ce que vous possédez pour déménager dans un autre pays, sans aucune promesse de soutien financier ni de rentrée d'argent ? Même s'il vous dit l'avoir reçu de la part de Dieu ? Peut-être accepteriez-vous de partir – mais ne seriez-vous pas tentés d'appeler d'abord un psychiatre ?

Qu'est-ce qui a poussé Abraham à faire cela ? Qu'est-ce qui l'a rendu capable de se séparer aussi drastiquement ? Un regard à Étienne dans Actes 6 et 7 nous en donne un aperçu. Étienne était clairement mis à part pour servir Dieu, accomplissant des miracles et des prodiges dans le nom de Christ à l'époque de la première église. Pourtant, cela lui a attiré pas mal d'ennuis avec les responsables religieux. Alors qu'il se tenait devant eux, pour être jugé, il leur a prêché : “Hommes frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu’il était en Mésopotamie” (Actes 7:2).

En fait, Étienne leur disait : “Êtes-vous offensés par ma foi ? Et bien, tout a commencé lorsque notre père Abraham a abandonné derrière lui sa dépendance envers les choses de ce monde pour suivre Dieu. Une fois qu'il a eu contemplé la gloire du Seigneur, il s'est séparé de bon cœur de tout ce qu'il connaissait !”

Certains de ceux qui lisent ceci savent de quoi Étienne parlait. Lorsque vous avez rencontré Christ pour la première fois, vous avez reconnu : “J'ai goûté à une chose telle que je n'en avais jamais goûté auparavant. Je n'avais jamais connu ce genre de joie. Je n'avais jamais expérimenté cette crainte respectueuse. Je sais, avec certitude, que je suis dans un lieu saint.”

vendredi 18 décembre 2015

L'AMOUR DE DIEU

David a écouté la parole de Dieu apportée par le prophète Nathan et il s'est repenti et a obéi. En conséquence, il a passé le reste de sa vie à croître dans sa connaissance de Dieu. Le Seigneur a apporté une grande paix dans la vie de David et, à la fin, tous ses ennemis ont été réduits au silence.

Pourtant, la preuve la plus claire de la restauration de la vie de David par Dieu est son propre témoignage. Lis ce que David a écrit dans ses derniers jours :
  • Il dit : "L’Éternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur,...Mon bouclier et la force qui me sauve, Ma haute retraite et mon refuge” (2 Samuel 22:2-3). Ce n'est pas le témoignage d'une personne qui se serait laissée aller.
  • “Mon Dieu … a entendu ma voix... il me saisit, Il me retira des grandes eaux...Il m’a mis au large, Il m’a sauvé, parce qu’il m’aime” (2 Samuel 22:7,17,20). Même après tout ce que David avait fait qui avait déplu à Dieu, il était capable de dire : “Il m'aime” (la version Darby dit : “Il prenait son plaisir en moi.”)
La raison pour laquelle David sera toujours connu sous le nom de “homme selon le cœur de Dieu,” c'est parce qu'il s'est repenti rapidement et sincèrement de ses péchés. Les proverbes nous disent :
  • “celui qui a égard à la réprimande est honoré” (Proverbes 13:18). Dieu t'honorera si tu aimes et obéis à une réprimande venant de Dieu.
  • “ Parce...qu’ils ont dédaigné toutes mes réprimandes, Ils se nourriront du fruit de leur voie, Et ils se rassasieront de leurs propres conseils, Car la résistance des stupides les tue, Et la sécurité des insensés les perd” (Proverbes 1:30-32). Si tu prêtes la sourde oreille à une réprimande venant de Dieu, cela finira par te détruire.
  • “les avertissements de la correction sont le chemin de la vie” (Proverbes 6:23). Pour dire les choses simplement, la Parole qui convainc de jugement de Dieu donne la vie.
Si tu es repris par la Parole de Dieu – si Son Esprit ne te laisse pas tranquillement assis dans ton péché – alors, Il te manifeste de la miséricorde. C'est le profond amour de Dieu qui est à l’œuvre, te chassant hors de la mort, jusqu'à la vie.

Lui répondras-tu comme David l'a fait ? Si oui, tu connaîtras une véritable restauration et la réconciliation. Et Dieu te rendra tout ce que l'ennemi t'a volé.

jeudi 17 décembre 2015

LE SEIGNEUR A PROMIS DE RESTAURER

Il est vrai que le Roi David a payé de sévères conséquences pour son péché. En fait, il a prophétisé le jugement sur lui-même. Il a dit à Nathan que l'homme riche qui avait volé la brebis de l'homme pauvre devrait la rendre quatre fois (voir 2 Samuel 12:5-6). Et c'est exactement ce qui s'est produit dans la vie de David : le bébé que Bath-Schéba avait mis au monde est mort âgé seulement de quelques jours. Et trois des autres fils de David, Ammon, Absalom et Adonijah, ont vécu des morts tragiques et précoces. Donc, David a effectivement payé son péché avec quatre de ses propres brebis.

Mais la Bible montre clairement que, lorsque nous retournons au Seigneur avec une repentance sincère, venant du cœur, Dieu répond en apportant une réconciliation et une restauration absolues. Nous n'avons pas à finir comme Saül, nous enfonçant peu à peu dans la folie et la terreur. Nous n'avons pas non plus à “disparaître” de la vie, passant le temps qui nous est dévolu dans une honte silencieuse jusqu'à l'heure où le Seigneur nous appellera à Lui. Au contraire, le prophète Joël nous assure que Dieu intervient immédiatement quand nous revenons à Lui : “Déchirez vos cœurs... revenez à l’Éternel, votre Dieu ; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu’il envoie” (Joël 2:13).

De façon étonnante, Dieu nous donne alors cette promesse incroyable : “Je vous remplacerai les années Qu’ont dévorées la sauterelle...Vous mangerez et vous vous rassasierez, Et vous célébrerez le nom de l’Éternel, votre Dieu, Qui aura fait pour vous des prodiges ; Et mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion” (Joël 2:25-26). Le Seigneur a promis de tout restaurer.

Comprends que, lorsque cette prophétie a été donnée, Dieu avait déjà prononcé son jugement sur Israël. Mais le peuple s'est repenti et Dieu a dit : “A présent, Je vais vous donner des choses merveilleuses. Je vais restaurer tout ce que le diable a volé.”

Bien-aimé, la tendre miséricorde de Dieu permet même au pire des pécheurs de dire : “Je ne suis pas un drogué. Je ne suis pas un alcoolique, Je ne suis pas adultère. Je suis un enfant du Dieu vivant, avec pour mon âme tous les droits qui viennent du Ciel. Je ne vis plus sous la condamnation parce que mon péché est complètement derrière moi. Et je n'ai plus à payer pour aucun de mes péchés passés, parce que Jésus a payé le prix pour moi. Bien plus, Il a dit qu'Il me rendrait tout ce qui a été perdu.”

mercredi 16 décembre 2015

CRÉE EN MOI UN CŒUR PUR

S'il n'y avait pas eu de prophète tel que Nathan – sans parole prophétique pénétrante – David aurait pu finir comme Saül : mort spirituellement, sans direction de la part du Saint-Esprit, ayant perdu toute intimité avec Dieu.

Tandis que David écoutait la parole de Nathan, parole aimante mais brûlante, il s'est rappelé le moment où le roi précédent avait été mis en garde par un prophète. David savait tout de la mise en garde du prophète Samuel au roi Saül. Et il avait entendu parler de la réponse sans enthousiasme de Saül, confessant : “J'ai péché.” (Je ne crois pas que Saül l'ait crié du fond du cœur, comme David l'a fait : “J'ai péché contre l’Éternel !”)

David avait été aux premières loges pour voir les terribles changements qui avaient eu lieu en Saül. Le roi qui avait, à une époque, été saint et conduit par l'Esprit, rejetait maintenant les paroles réprobatrices délivrées par un saint prophète. Très vite, Saül a commencé à marcher selon sa propre volonté, avec amertume et rébellion. Finalement, le Saint-Esprit l'a quitté : “Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi” (1 Samuel 15:23). “l’Éternel...s’était retiré de lui [Saül]” (18:12) et Saül a fini par se tourner vers une sorcière pour rechercher une direction. Il lui a confessé : “Dieu s’est retiré de moi ; il ne m’a répondu ni par les prophètes ni par des songes. Et je t’ai appelé pour que tu me fasses connaître ce que je dois faire” (1 Samuel 28:15).

David s'est souvenu de la folie, de l'horreur et de la terreur qui entouraient cet homme qui s'était coupé de la parole de Dieu. Soudain, la vérité a percé son cœur : “Dieu ne fait acception de personne. J'ai péché, comme Saül l'avait fait. Et maintenant, voilà un autre prophète, à un autre moment, me donnant une parole de la part de Dieu, comme Samuel l'a fait pour Saül. Ô Seigneur, j'ai péché contre toi ! S'il-te-plaît, ne m'ôte pas ton Esprit Saint comme tu l'as fait pour Saül.”

David a écrit : “Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux...Purifie-moi...O Dieu ! crée en moi un cœur pur...Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint” (Psaumes 51:3-4,7,10-11).

mardi 15 décembre 2015

DIEU NOUS MONTRE SON AMOUR

Je crois que l'un des plus grands cadeaux de grâce que Dieu fait à Son Église, se sont Ses fidèles pasteurs qui nous réprimandent pour nos péchés. Je sais que,en tant que pasteur plein d'amour, je dois être attentif au ton que j'utilise mais je ne peux pas m'excuser de prêcher la vérité qui convainc. Qu'est-ce qui arrive à l’Église quand les pasteurs ne montrent plus aux gens leurs iniquités ? Réfléchis un peu à ce qui serait arrivé au roi David si Nathan ne lui avait pas montré ses actes mauvais ( voir 2 Samuel 12).

Tu dois comprendre : Nathan avait vu David manier l'épée suffisamment souvent pour être conscient que le puissant roi aurait pu le tuer à n'importe quel moment. Nathan aurait pu dire : “Je vais juste être un ami pour David. Je vais prier pour lui et je serai là quand il aura besoin de moi, mais je dois faire confiance au Saint-Esprit pour qu'il le convainque.” Qu'est-ce qui se serait passé, alors ?

Je crois que, sans la parole de Nathan qui lui a révélé son péché, David serait tombé sous le pire des jugements qui soit pour l'humanité – le jugement de voir Dieu nous abandonner à notre péché, empêchant le Saint-Esprit de s'occuper de notre vie. Pourtant, c'est exactement ce qui arrive à de nombreux chrétiens aujourd'hui. Ils choisissent d'écouter uniquement des prédications édulcorées, qui rassure notre chair. Mais là où il n'y a pas de paroles de jugement, il ne peut pas y avoir de tristesse selon Dieu vis-à-vis du péché. Là où il n'y a pas de tristesse selon Dieu vis-à-vis du péché, il ne peut pas y avoir de repentance. Et, là où il n'y a pas de repentance, il n'y a que l'endurcissement de cœur.

L'apôtre Paul a écrit à l'église de Corinthe : “je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu… En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance” (2 Corinthiens 7:9-10). Paul a dit que ses vives critiques envers le péché des corinthiens avaient produit une tristesse selon Dieu qui les avait mené à la repentance. A son tour, cette repentance avait produit en eux une haine du péché, une sainte crainte de Dieu et un désir de vivre selon la justice. Mais ce ne serait jamais arrivé s'il ne leur avait pas adressé une parole vive et pénétrante, qui leur a révélé leur péché.

La raison pour laquelle Paul a parlé si fermement aux corinthiens, c'est : “afin que le zèle que nous avons pour vous, vous fût manifesté devant dieu” (7:12 version Darby). En d'autres termes : “Je n'essayais pas de vous mettre en colère ni de vous condamner. J'ai exposé au grand jour votre péché afin que vous puissiez voir à quel point je vous aime et je me soucie de vous. Quand le Saint-Esprit frappe à la porte de votre cœur, parfois cela ressemble à un martèlement dur. Mais il s'agit en fait de Dieu qui vous montre Son tendre amour.”

lundi 14 décembre 2015

LES VALEURS DU ROYAUME by Gary Wilkerson

Jusqu'à récemment, la séparation était un trait caractéristique de l’Église de Christ. Être à part était un commandement clair de la Parole de Dieu et une part importante de l'appel de chaque chrétien. Mais aujourd'hui, il semble y avoir très peu de distinctions entre l’Église et le monde. C'est tragique parce que Dieu a mis Son peuple à part pour accomplir les plans de Son royaume – pour être des instruments de changement avec comme but de faire une différence dans le monde.

Un grand nombre d'églises, aujourd'hui, cherchent à apaiser le monde. Ils font des compromis sur l'évangile de Christ et, en conséquence, un grand nombre de chrétiens se permettent de se conformer aux valeurs du monde plutôt qu'à celles de Jésus.

Cela ne peut pas plaire à Dieu. Lorsque les âmes de ce monde affrontent des épreuves sérieuses et qu'ils sont dans la confusion, sans raison d'espérer, l’Église est sensée incarner la différence qu'ils recherchent. Nos vies doivent se distinguer par l'espérance, la joie, la paix, l'amour et le don de soi. Mais un grand nombre de serviteurs, aujourd'hui, ont effacé ces distinctions en rampant vers une ligne de compromis – et parfois, ils vont jusqu'à franchir cette ligne. En conséquence, les perdus et ceux qui souffrent voient la vie des chrétiens comme étant semblable à la leur.

Jésus a parlé de ces choses lorsqu'Il a dit à Ses disciples à peu de chose près : “Le monde Me voit d'une certaine façon mais je Me suis pleinement révélé à vous. Vous avez vu que la paix que J'offre n'est pas reçue par le monde. Je vous ai démontré les valeurs de Mon royaume – comment vivre, croire, marcher et servir le Père. Ces valeurs sont drastiquement opposées à celles du monde et vous devez vivre selon les valeurs de Mon royaume. Si Satan n'a rien en Moi, il ne doit rien avoir en vous non plus” (voir Jean 14:27).

Quand Dieu parle de séparation du monde, Il ne veut pas dire que nous devons en sortir. La séparation qu'Il désire prend place dans le cœur. Elle se reflète dans nos désirs, nos choix, notre style de vie. Pour une génération plus ancienne de chrétiens, être séparé signifie ne pas boire, ne pas fumer, ne pas sortir faire la fête. Il s'agit de choses extérieures mais Dieu nous demande bien plus. Il demande : “Ton cœur est-il toujours lié au monde d'une façon qui Me met à l'écart ? Est-ce que tu tires ta paix et ton estime de toi de ce que le monde dit de toi, ou de la façon dont Moi Je te vois ?”

samedi 12 décembre 2015

PUISSANT GUERRIER by Jim Cymbala

Parmi les puissants guerriers que j'ai eu le privilège de connaître, je compte Delores Bonner, une afro-américaine qui vit seule dans Bedford-Stuyvesant, un des quartiers les plus difficiles de Brooklyn. Elle a été auxiliaire médicale au Maimonides Hospital pendant plus de trente ans. Carol et moi l'avons rencontrée une année à l'époque de Noël alors que nous apportions des cadeaux à des enfants pauvres de notre congrégation.

Delores avait son appartement plein à craquer ce jour-là – mais tous ces enfants n'étaient pas à elle. Elle les avait amenés d'un foyer voisin pour qu'ils puissent nous rencontrer. Leur mère était trop consumée par ses propres problèmes pour être présente à une telle occasion.

“Comment avez-vous rencontré ces enfants ?” ai-je demandé.

Elle a humblement marmonné quelque chose qui ne répondait pas réellement à ma question. C'est seulement par d'autres personnes que j'ai appris que, juste après sa conversion, lors d'une réunion de prière à l'église en 1982, elle a ressenti un appel pour les enfants de la rue et des foyers. Dieu a touché son cœur et elle a commencé à amener les enfants à l'école du dimanche. Au début, elle les entassait dans des taxis. Plus tard, quelqu'un a appris ce qu'elle faisait et lui a acheté une voiture. Aujourd'hui, elle a un mini-bus pour pouvoir transporter d'avantage d'enfants et d'adolescents afin qu'ils puissent entendre l'évangile.

Ceci n'est qu'une partie de l'histoire de Delores. Le dimanche, entre les services, elle supervise l'équipe qui s'occupe de nettoyer l'église pour qu'elle soit prête pour la foule suivante. Le samedi, elle sort avec l'équipe d'évangélisation, frappant aux portes des différentes maisons pour partager l'amour de Dieu. Durant les jours de la semaine, je la trouve à genoux à l'étage avec le groupe de prière, intercédant pour les besoins des gens. Elle a fait la même chose lors d'un voyage missionnaire au Pérou où elle s'est jointe d'autres pour en appeler à Dieu en ma faveur tandis que je prêchais à une réunion en plein air.

Delores est une femme d'une tranquille détermination, du genre dont il nous est parlé dans 1 Chroniques 12:18, où il est dit : “Amasaï, l’un des principaux officiers, fut revêtu de l’esprit, et dit : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui te secourent, car ton Dieu t’a secouru !” Une fois encore, la fusion des efforts divins et humains se manifeste clairement.

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Jim Cymbala a ouvert l'église de Brooklyn Tabernacle avec moins de vingt membres dans un petit immeuble délabré dans un quartier difficile. Étant né à Brooklyn, il est un ami de longue date à la fois de David et de Gary Wilkerson et un intervenant fréquent lors des conférences d'Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 11 décembre 2015

UNE ATTITUDE NOUVELLE D'AMOUR ET D’INTÉRÊT

Tu te souviens de l'histoire d'Ananias et Saphira. Il s'agissait de croyants qui sont tombés raides-morts dans l'église parce qu'ils ont mal compris qui était Jésus. Ils ont menti à Pierre au sujet de la somme qu'ils avaient reçue de la vente de leur terrain, mais Pierre leur a dit qu'ils avaient menti au Saint-Esprit. Et en effet, si un chrétien ment à un homme quel qu'il soit, c'est comme s'il avait menti à Dieu (voir Actes 5:1-11).

Quel était exactement le mensonge de ce couple ? Il s'agissait d'un détournement de l'argent destiné aux pauvres. Ils devaient avoir attesté à l'acheteur : “Tout ce que vous nous donnez est pour la cause de Christ. Tout ira aux veuves et aux pauvres.” Mais ils ont gardé une partie de l'argent pour eux-mêmes.

Le message derrière l'histoire d'Ananias et Saphira est qu'il ne faut pas toucher à ce qui appartient aux pauvres et aux nécessiteux. Dieu ne se tient pas tranquillement à l'écart lorsqu'Il voit son Fils être mal représenté devant le monde par ceux qui se nomment eux-mêmes d'après Son nom.

Je te le demande : comment le Saint-Esprit a-t-Il apporté ce soudain changement de cœur chez ces jeunes croyants nouvellement baptisés de Jérusalem ? Leur transformation a été un miracle incroyable. La réponse, c'est que ces chrétiens étaient les enfants des prophéties de Malachie. Malachie est le dernier prophète de l'Ancien Testament. Dieu a parlé à travers lui en disant : “Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin” (Malachie 3:5).

Revenons maintenant, à l'époque de l'église de Jérusalem. Ces croyants allaient de maison en maison dans la communion. “Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières” (Actes 2:42). Quelle était la doctrine des apôtres mentionnée ici ? Il s'agissait des paroles mêmes de Christ. Jésus avait dit à Ses disciples : “Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit” (Jean 14:26).

Les mots de Jésus étaient bien présents dans leur cœur et ils savaient qu'ils ne pourraient plus jamais vivre de la même manière. Soudain, ils ont vu à quel point le fait de représenter Jésus était réellement important. Cela les a conduit dans leur maison pour y prendre tout ce dont ils n'avaient pas besoin et ils ont ensuite emmené ces biens dans la rue pour les vendre. Pour dire les choses simplement, la Parole de Christ dans Matthieu 25 a donné à ces croyants une attitude nouvelle d'amour et d'intérêt pour les pauvres.

jeudi 10 décembre 2015

MARCHER DANS LA LUMIÈRE

Il nous a été dit que Christ est la lumière du monde “afin que tous croient grâce à lui.” (Jean 1:7 BFC). Mais nous lisons ensuite : “La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue” (1:5,11).

L'incrédulité a toujours peiné le cœur de Jésus. Lorsque notre Seigneur est venu sur Terre dans un corps de chair, Il a apporté une lumière incroyable dans le monde. Et cette lumière était sensée ouvrir les yeux des hommes. Mais malgré la formidable démonstration de lumière de Jésus, l’Écriture nous parle d' incroyables exemples d'incrédulité face à cette lumière.

Nous ne trouvons peut-être dans aucun autre chapitre de la Bible autant de preuves de la nature divine de Jésus que dans Jean 12. Nous y voyons un homme qui a été ressuscité des morts par un ordre de Jésus. Nous y voyons l'accomplissement de siècles de prophéties connues de tous les israélites. Et nous entendons littéralement une voix parler du haut des Cieux.

Même après avoir été témoins de ces merveilles, le peuple a eu l'audace de remettre Jésus en question. “La foule lui répondit : Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : Il faut que le Fils de l’homme soit élevé ?” (12:34). Ils disaient : “tu proclames que tu vas être crucifié. Mais nous savons que le véritable Messie doit vivre éternellement.”

Puis, le peuple a posé une question qui a réellement stupéfié Jésus : “Qui est ce Fils de l’homme ?” (12:34). Christ a dû être consterné face à leur aveuglement. En fait, Il n'a même pas essayé de répondre à la question. Au lieu de cela, Il les a mis en garde : “Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point...Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière” (12:35-36).

La lumière a brillé dans leur ténèbres mais leurs esprits enténébrés ne l'ont pas reçu (voir 1:12). Le terme grec utilisé pour reçu signifie : “s'en saisir, s'en emparer, posséder la vérité, produire vie et puissance.” Ces gens avaient reçu une vérité capable de changer leur vie, mais ils ne s'en sont pas saisis, ils ne s'en sont pas emparés. Ils n'ont pas compris la vérité de Christ parce qu'ils ne cherchaient pas à la posséder.

“Jésus dit ces choses, puis il s’en alla, et se cacha loin d’eux” (12:36). Dans ce verset, nous voyons l'attitude de Dieu face à l'incrédulité. En effet, d'un bout à l'autre de la Bible, Dieu n'a jamais eu de sympathie ni de pitié pour l'incrédulité. Et c'est vrai aussi dans cette scène. Jésus est simplement parti, quittant la foule incrédule. En conséquence, ces gens allaient quitter Jérusalem dans les ténèbres, parce qu'ils n'ont pas marché dans la lumière qu'ils avaient reçu.

mercredi 9 décembre 2015

UN GRAND REJET DE DIEU

Aujourd'hui, il y a un grand éloignement de la foi et de la confiance en Dieu. Paul a donné des avertissements à ce sujet : “Que personne ne vous égare d’aucune façon. car ce jour [le retour de Christ] n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu,” (2Thessaloniciens 2:3 SEM).

Dans l'Ancien Testament, Le Seigneur nous donne un exemple de ce qui arrive à ceux qui s'éloignent de la foi dans la puissance de Dieu à leur égard. Dans 2 Chroniques 14, le roi Asa faisait face à une armée très nombreuse d’Éthiopiens. Mais le roi avait une grande foi : “Asa invoqua l’Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, toi seul peux venir en aide au faible comme au fort: viens à notre aide, Éternel, notre Dieu ! car c’est sur toi que nous nous appuyons, et nous sommes venus en ton nom contre cette multitude. Éternel, tu es notre Dieu” (2 Chroniques 14:11).

Que s'est-il produit ensuite : “L’Éternel frappa les Éthiopiens devant Asa” (14:12). Quelle grande foi était celle d'Asa ! Pendant des années après cela, “Il n’y eut point de guerre jusqu’à la trente-cinquième année du règne d’Asa” (15:19). Pendant des années, Asa a marché avec Dieu dans la foi et cela a attiré la faveur de Dieu sur Juda. Une grande paix a régné sur le pays et cette paix est devenue un témoignage pour le monde. Bientôt, des gens affamés venant des nations voisines sont venus en nombre en Juda, parce qu'ils savaient qu'Asa marchait avec Dieu.

Mais dans la trente-sixième année de son règne, Asa a affronté une nouvelle crise. Le roi d'Israël s'est levé contre Juda, prenant Rama pour essayer de couper tout commerce de et vers Jérusalem. Le plan était d'affamer Juda jusqu'à ce qu'il se soumette. Asa était totalement vulnérable mais, cette fois, il ne s'est pas appuyé sur le Seigneur. Au lieu de prier Dieu pour obtenir direction et conseil, il s'est tourné vers le roi de Syrie. En échange de l'aide de la Syrie, Asa leur a livré le trésor d'Israël, vidant toute la nation de son or et de son argent.

Juda a été délivré de son ennemi, mais pas par le Seigneur. Cette gloire est allée à l'armée étrangère de Syrie – et le témoignage de la puissance de Dieu que Juda rendait au monde a disparu. Un prophète du pays est venu voir Asa avec ces paroles cinglantes : “Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Éternel, ton Dieu... Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, alors dès à présent tu auras des guerres” (16:7,9).

Je suis convaincu du fait que de nombreux chrétiens, aujourd'hui, sont troublés pour les mêmes raisons qu'Asa. Une lutte a lieu dans leur âme parce qu'ils ont échangé leur foi contre une confiance en eux-mêmes. Mais le fait est qu'il n'est pas possible pour un serviteur de Jésus d'avoir foi en autre chose que Jésus sans avoir des problèmes.

mardi 8 décembre 2015

LA FIDÉLITÉ QUOTIDIENNE DE DIEU

En ce moment, ta vie te semble peut-être comme un bateau au beau milieu d'une tempête, ta situation te parait au-delà de tout espoir. La tempête qui fait rage autour de toi peut être plus effrayante que toutes celles que tu as connues jusqu'à présent. Mais Il est toujours Dieu, et tu as quelqu'un de plus grand que Salomon présent à tes côtés. Il est le Maître de toutes les tempêtes et Il va utiliser cette tempête pour t'éprouver. Il permet cette crise pour voir ce qui se trouve dans ton cœur.

Tu penses peut-être : “Mais, et si mon bateau coule vraiment ? Que ce passera-t-il alors ?” Regarde l'exemple de Paul dans le livre des Actes. Son bateau a coulé mais il n'a pas perdu la vie. En fait, il s'est accroché à la Parole de Dieu qui lui avait été adressée au milieu de cette tempête : “Le bateau va couler, mais je vais te donner la vie de tous ceux qui sont à bord.” Quand la tempête s'est arrêtée, Dieu a été glorifié pour sa fidélité. Et de grands miracles ont suivis, accompagnés d'un réveil incroyable (voir Actes 28:1-10).

Oui, le Seigneur permettra peut-être que tu aies à endurer des choses qui semblent absolument désastreuses. Mais tu survivras – et ta foi également – si tu Lui fais confiance. Ton bateau peut couler mais Dieu te donnera la force de nager jusqu'au rivage, comme Il l'a fait pour Paul. Tout ce que tu peux perdre en route, ce sont des choses matérielles et Dieu peut aisément remplacer ces choses. Il possède des bateaux meilleurs et plus gros et Il est capable de te bénir avec plus que tout ce que tu as perdu. “Remets ton sort à l’Éternel, et Il te soutiendra, Il ne laissera jamais chanceler le juste” (Psaumes 55:22).

Je dois admettre que, lorsque je lis les reproches de Jésus aux disciples, je pense : “Seigneur, ce n'est pas juste.Je reçois aujourd'hui même des lettres de gens qui affrontent leurs propres terribles épreuves. Ils perdent leur maison, leur travail, leurs bien-aimés. Comment peux-tu t'attendre à ce qu'ils restent plein de foi ?”

Mais le Saint-Esprit me rappelle alors certains des quartiers pauvres que j'ai visité. J'ai vu des gens vivant dans des cabanes et dormant sur un sol crasseux, pourtant ils ont une joie dont je n'ai jamais été témoin ailleurs. Ils se réjouissent dans la fidélité quotidienne de Dieu à leur égard et Il fait abonder leur foi, malgré toutes leurs épreuves.

lundi 7 décembre 2015

SÉPARATION by Gary Wilkerson

La nuit juste avant Sa crucifixion, lors du Dernier Repas, Jésus a dit à Ses disciples : “Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez” (Jean 14:19). Quelle déclaration intéressante de la part de Jésus alors qu'Il savait que les disciples ne la comprendraient pas. L'un d'eux a demandé : “Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ?” (14:22).

Évidemment, Jésus avait à l'esprit une leçon. Il a répondu : “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui... Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point...Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez. Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince de ce monde vient. Il n’a rien en moi ; mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici” (14:23,27,29-31).

J'ai un peu raccourci la réponse de Jésus ici afin de me focaliser sur un thème qu'Il développe dans tout ce passage. Ce thème est la séparation. Dans ces quelques versets, Christ fait trois distinctions claires entre Son royaume et le monde : “le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez” (14:19). “ Je ne vous donne pas comme le monde donne” (14:27). “le prince du monde vient. Il n’a rien en moi” (14:30).


Pourquoi Jésus fait-Il ces distinctions devant Ses serviteurs ? Cela semble important pour Lui que nous puissions voir la division claire entre ces choses. Le fait est que Dieu établit une telle division dans toute la Bible. Lors de la Création, Il a séparé la lumière des ténèbres et le jour de la nuit. Il a séparé Israël des autres nations. Dans le Nouveau Testament, Il ordonne à Son Église : “Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous.” Et, lors du Jugement, Il séparera les brebis des boucs. Dans toute Sa Parole, Dieu trace constamment des lignes de division qui nous disent clairement : “ça, c'est une chose et ceci en est une autre.”

samedi 5 décembre 2015

TROUVANT GRÂCE AUPRÈS DE TOUT LE PEUPLE by Carter Conlon

Aujourd'hui, laisse-moi te poser une question de la part de Dieu : es-tu désireux d'aimer les autres de la façon dont Jésus nous l'a ordonné ?

Accepteras-tu d'ouvrir ton foyer aux autres si nécessaire, de donner de ce que tu as pour répondre aux besoins des autres membres du Corps de Christ ? Accepteras-tu d'être un vase au-travers duquel Dieu pourra donner à boire à une personne assoiffée ? De la nourriture à une personne affamée ? Des vêtements à une personne nue ? Un abri à une personne qui n'a pas de foyer ?

Ne te méprends pas sur ce que je dis : je ne suggère pas que tu ailles voir aujourd'hui un agent immobilier pour vendre ta maison et ton appartement, que tu ailles à la banque pour retirer tout l'argent que tu as de côté et que que tu le jettes par la fenêtre. Ce que je dis c'est que Dieu, sachant les jours qui nous attendent, sait ce que nous avons besoin d'entendre et de considérer car c'est ce qui sera le signe distinctif de la véritable Église de Jésus Christ. C'était le cas dans le livre des Actes : “Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés” ( Actes 2:46-47).

Quand il est dit : “trouvant grâce auprès du peuple”, je crois que c'est exactement ce dont parlait Jésus lorsqu'Il a dit à Ses disciples : “A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres” (Jean 13:35).

Ces dernières décennies, certains ont fait de gros efforts pour essayer de prouver la présence de Dieu au milieu d'eux. Mais c'est l'obéissance à ce nouveau commandement qui en est la preuve ! Le parler en langue peut être imité, les dons du Saint-Esprit peuvent être simulés, les prophéties peuvent venir de la chair. Toutes ces choses peuvent être des tromperies. Mais un amour continu, bienveillant, qui n'hésite pas à se sacrifier pour les autres, cela ne peut pas être simulé – du moins, pas très longtemps. C'est pour cette raison que, si les gens dans le monde voient le Corps de Christ vivre dans une réelle communion – dans un contraste absolu avec l’égocentrisme et les divisions de la génération d'aujourd'hui – ils n'auront pas d'autre choix que de reconnaître que cela ne peut venir que de l'Esprit de Dieu.

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Carter Conlon a rejoint l'équipe pastorale de Times Square Church en 1994, sur l'invitation du pasteur fondateur David Wilkerson. Il a été nommé Pasteur Senior en 2001. C'est un responsable fort et plein de compassion qui est un intervenant fréquent lors des Expect Church Leadership Conferences menées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 4 décembre 2015

SA FIDÈLE AMITIÉ

Combien cela doit peiner notre Seigneur lorsque nous oublions Ses victoires passées dans nos vies, tous Ses miracles de délivrance. Il nous a appelé Ses amis (voir Jean 15:15), pourtant, dans nos épreuves, nous oublions souvent tout ce qui concerne Sa fidèle amitié. C'est pour cette raison que Jésus a mis en garde ses disciples contre le levain des pharisiens (dans Marc 8). Il leur disait : “Si vous venez à Moi avec des questions difficiles, ne vous attendez pas à ce que Je réponde si vous avez un cœur rempli d'incrédulité. Vous devez venir à Moi avec confiance et avec foi, croyant que Je suis plus grand que Salomon.”

Dans Marc 4:35-41, les disciples traversaient un lac. Cette fois : “il s’éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà” (Marc 4:37). Des vagues remplissaient le bateau et les disciples se sont précipités avec frénésie pour écoper l'eau qui montait. Il s'agissait de pêcheurs expérimentés et ils ont bientôt compris que leur vie était en danger. Ils ont rapidement réveillé Jésus, qui dormait à l'arrière du bateau et ils ont crié, “Maître, nous coulons !”

Quand je vois Jésus se réveiller, ma chair souhaite qu'Il encourage les disciples : “Je suis si content que vous M'ayez réveillé. La situation est sérieuse. Mes pauvres frères, Je suis tellement désolé de vous avoir laissé endurer cette tempête pendant si longtemps. Pardonnez-Moi de ne pas être intervenu plus tôt. J'espère que vous n'avez pas pensé que Je ne me souciais pas de votre épreuve.”

Non, la réaction de Jésus a été exactement le contraire. Il a réprimandé les disciples ! “Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n’avez-vous point de foi ?” (Marc 4:40). Imagine ce que ces hommes ont pensé à ce moment-là : “Est-ce que Jésus s'attendait réellement à ce que nous soyons dans l'eau jusqu'à la taille sans avoir peur ? C'est la pire tempête que nous ayons jamais affrontée. Les vagues se déversent dans le bateau qui est sur le point de sombrer. Étions-nous supposés exercer notre foi dans une situation semblant aussi désespérée ?”

La réponse est : Oui, absolument ! Jésus testait leur foi. Il voulait savoir : “est-ce que ces serviteurs Me font confiance face à la mort ? Vont-ils s'accrocher à leur foi en Moi ?” Dans la chair, Christ était peut-être endormi, mais Il était aussi Dieu et le Seigneur ne dort jamais : “4 Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël” (Psaumes 121:4).

jeudi 3 décembre 2015

LA BATAILLE CONCERNE UNIQUEMENT LA FOI

La menace du diable contre l’Église aujourd'hui va bien au-delà du flot d'immondices déversé sur la Terre. Elle va au-delà du matérialisme, des addictions ou des séductions intenses. Notre bataille concerne la foi. Plus tu disposes ton cœur à rechercher Jésus, plus les attaques de Satan contre ta foi deviennent vicieuses.

Ces derniers mois, j'ai entendu des confessions de la part de saints parlant de terribles attaques contre leur esprit. Ils sont assaillis de flèches de doute et de questions harcelantes au sujet de la fidélité de Dieu. Certains vont simplement de l'avant en titubant, vacillant dans leur foi, pensant : “Je ne sais pas si je peux continuer ainsi.”

Il y a eu cette lettre venant d'une chère soeur de 81 ans qui a écrit : “Mon mari souffre d'un cancer des os, notre fils se meurt du SIDA et je suis peu à peu consumée par le diabète.” Tandis que je lisais tout ce que cette famille endurait, j'ai secoué la tête, me demandant : “Comment peut-elle garder sa joie ? C'est trop de malheurs à supporter. Sûrement, Dieu va lui donner un peu de répit à cause de sa foi.”

Et puis j'ai lu le dernier paragraphe de sa lettre : “Malgré tout, Dieu est fidèle. Il n'a jamais manqué à un seul mot de ce qu'Il nous avait promis. Nous avons abandonné notre fils dans les mains de Jésus. Et à présent, nous attendons le jour où nous verrons notre Seigneur béni, face à face.”

Oui, la bataille concerne uniquement la foi. Nous le voyons illustré dans le chapitre 8 de l'évangile de Marc, quand Jésus vient juste de nourrir 4000 personnes avec sept pains et quelques poissons. Après cela, Il est monté dans un bateau avec Ses disciples et a navigué vers l'autre rive.

“Les disciples avaient oublié de prendre des pains ; ils n’en avaient qu’un seul avec eux dans la barque. Jésus leur fit cette recommandation : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et du levain d’Hérode. Les disciples raisonnaient entre eux, et disaient : C’est parce que nous n’avons pas de pains. Jésus, l’ayant connu, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas de pains ? Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ? (8-18) Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ? Douze, lui répondirent-ils. Et quand j’ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? Sept, répondirent-ils. Et il leur dit : Ne comprenez-vous pas encore ?” (Marc 8:14-21).

mercredi 2 décembre 2015

ENIGMES OBSCURES

Dans Marc 4:2, nous lisons : “Il leur enseigna beaucoup de choses en paraboles.” Imagine ce qui a dû se passer pour la plupart des gens de cette foule après qu'ils soient retournés à la maison. Les voisins ont dû s'attrouper autour d'eux, impatient d'entendre ce que Jésus avait dit : “Quel message a-t-Il apporté ? Dites-nous tous ce que vous avez appris.” Ceux qui L'ont entendu parler ont peut-être été capables de répéter Ses paraboles mais leurs paroles ont dû être mortes, sans vie, sans impact et sans puissance pour transformer les vies.

Je crois que la même chose se passe dans l’Église de Christ aujourd'hui. La parole que l'on entend prêchée du haut de la chair n'est que lettre morte, sans révélation du Saint-Esprit ni puissance pour délivrer du péché. Alors, quand les gens retournent à la maison, nombre d'entre eux se contentent de répéter les paroles qu'ils ont entendues sans la vie de l'Esprit. Quel contraste par rapport aux disciples affamés et aux quelques personnes qui sont restés pour suivre Christ dans cette scène. Ces personnes représentent tous ceux qui ont faim de la Parole de Dieu et qui suivrons Jésus, quel qu'en soit le prix, pour comprendre. Ils constituent la “Compagnie de la Reine de Saba”, des serviteurs qui désirent une révélation de la part de Christ pour transformer leur vie.

Comment Jésus a-t-Il répondu à leur recherche ? Il a dit : “C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles” (Marc 4:11). Le mot grec utilisé pour mystère signifie ici secrets. Pour résumer, Christ révèle Ses secrets uniquement à ceux qui ont faim d'une vérité changeant la vie. Il dit : “Si vous voulez des réponses à vos questions difficiles, recherchez-Moi, passez du temps avec Moi. Je vous révélerai Ma Parole et je vous montrerai une vérité que d'autres ne voient pas.” 


Alors qui sont “ceux qui sont dehors” (Marc 4:11) ? Jésus se réfère aux multitudes qui ne veulent pas s'attendre à Lui. Ils ne veulent pas renoncer à leur confort pour faire ce qui nécessaire pour exercer leur oreille à entendre Sa voix. Ils viennent peut-être à l'église régulièrement et recherchent le Seigneur pour répondre à tous leurs besoins humains, mais ils ne sont pas intéressés par le fait de connaître Sa voix, de Le connaître au-delà de Ses capacités à pourvoir à leurs besoins. Sa vérité libératrice reste un sujet incompréhensible pour eux, une série d'énigmes obscures.

mardi 1 décembre 2015

AVOIR FAIM DE VERITE

“La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec cette génération et la condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon” (Matthieu 12:42).

Nous devons tous répondre à une question cruciale aujourd'hui : si quelqu'un de plus grand que Salomon se trouve au milieu de nous, est-il possible qu'Il nous laisse dans la confusion ? Si Sa sagesse est toujours disponible, la recherchons-nous avec autant de passion que la reine de Saba a recherché la sagesse de Salomon ?

Dieu parle encore à Son peuple aujourd'hui. Et Il parle aussi clairement qu'Il le faisait dans l'Ancien Testament ou à Ses apôtres, ou encore à la première Église. Mais nous devons réaliser une chose : Dieu choisit de parler uniquement à ceux qui ont des oreilles pour entendre. Laisse-moi t'expliquer.

Marc 4:2 nous dit que Christ “enseigna [à la foule] beaucoup de choses en paraboles.” Puis Jésus leur a donné la parabole du semeur : un homme qui semait dans un champ. Mais, quand il a eu fini l'histoire, la foule était dans la confusion. Ils se demandaient : “Qui est ce semeur qu'Il décrit ? Que représente la semence ? Tout ce discours sur des oiseaux, des épines, un bon sol – qu'est-ce que cela veut dire ?”

Jésus ne leur a pas expliqué. L’Écriture dit qu'au lieu de cela, “il dit : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende” (4:9). Seuls les disciples et quelques personnes, un petit reste, a désiré obtenir la réponse. Alors ils sont restés pour venir à Jésus et demander la signification de la parabole. “Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles” (4:10). Alors, Christ a pris le temps de répondre à toutes leurs questions (voir 4:14-20). 


Comprends-tu ce qui se passe dans cette scène ? Jésus a donné à la foule une révélation de la vérité, une parole qui venait directement de la bouche du Père, mais elle les a laissés perplexes. Tu te demandes peut-être : “Pourquoi Jésus n'a-t-Il pas expliqué la parabole plus clairement ?” Nous en trouvons un indice plus tard dans le même chapitre : “Il ne leur parlait point sans parabole” (4:34). Je crois que Jésus leur disait : “Si vous désirez comprendre Ma Parole, vous devrez venir pour me demander la réponse. Et vous devez venir comme la reine de Saba l'a fait : avec une faim de vérité qui vous libérera. Je vous donnerai toutes les révélations dont vous avez besoin. Mais vous devez venir à Moi avec une oreille attentive, cherchant à entendre.”

lundi 30 novembre 2015

CE QUE CELA IMPLIQUE DE DEMEURER EN CHRIST by Gary Wilkerson

La grâce de Dieu ne fait pas que nous sauver : elle nous enseigne aussi.

“Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée” (Tite 2:11). Quelle bonne nouvelle ! Paul exalte la grâce glorieuse de Dieu, qui nous sauve. Et c'est la fin de l'histoire, n'est-ce pas ? Non, ce n'est pas la fin. Paul ajoute aussitôt que cette même grâce “nous enseigne à renoncer à l’impiété” (2:12).

Paul décrit ici ce que cela signifie de demeurer en Christ. Cela implique de “renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et de vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété” (2:12). En d'autres termes, la grâce de Dieu ne nous donne pas seulement la vie éternelle, mais également une vie abondante dès maintenant, aujourd'hui. La part qui nous incombe, demeurer en Christ, mène à une vie bénie, sainte et remplie de paix.

Mais Paul ne s'arrête pas là. Il donne des instructions fermes à Tite : “Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité” (2:15). Souviens-toi que le sujet de Paul dans ce passage est la grâce. Il fait le constat suivant : “Quand la grâce est prêchée mais qu'elle ne nous enseigne pas à renoncer à l'impiété, il manque quelque chose.” Si nous voulons servir Jésus, nous ne pouvons pas échapper au fait d'être corrigés, que cela vienne de la Parole de Dieu ou de nos amis. Mais il nous a également été promis ceci, au sujet de l'émondage de Dieu : “il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi [enseignés] un fruit paisible de justice” (Hébreux 12:11).

Son émondage est puissant – à la fois en souffrance et en fruits glorieux. Manques-tu de paix ? T'es-tu éloigné du Cep, ta source de vie, pour puiser à d'autres sources ? Demande à Dieu d'émonder ton cœur. Il coupera, nettoiera et ôtera les choses qui n'ont pas leur place et lorsqu'Il aura fini, l'arbre glorieux qui était dans ton jardin aura peut-être l'air de n'être pas d'avantage qu'un moignon. Mais ce qui poussera de ce moignon sera du fruit tel que tu ne l'as jamais imaginé – quelque chose que tu n'aurais pas pu produire par toi-même. 


Pourquoi une telle lame tranchante est-elle nécessaire dans cette partie de l'enseignement de Jésus ? Il explique : “Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite” (Jean 15:11). “Parfaite” implique profonde, complète, puissante. Quelle parole belle et véritable Il a donné à Ses disciples lors de leurs adieux – et ces paroles sont une manne pour nous aujourd'hui. La taille et l'émondage de Dieu produisent de la joie – une joie qui vient de la main du maître vigneron qui nous aime.

samedi 28 novembre 2015

ABRAHAM ET LA FAMINE SPIRITUELLE by Claude Houde

La famine allait en empirant, alors Abraham a commencé à s'éloigner doucement de son autel. Regarde-le bien, parce que Abraham, c'est toi et moi à un moment où à un autre de notre marche chrétienne. Tu dis : “J'ai perdu quelque chose : ma passion pour la prière, ma paix, mon adoration, ma joie, mon zèle pour Sa maison, ma bonté, ma générosité, ma capacité à être touché par les besoins des gens autour de moi ou au loin.” Abraham a perdu son autel parce qu'il y avait une famine.

Qu'est-ce que la famine ? La famine, c'est une série de coups violents, une blessure après l'autre. C'est lorsque nous traversons des temps de déception et que nous essayons bravement de continuer comme si tout allait bien. Abraham avait perdu son objectif, sa vision. Écoute-le réfléchir à l'idée : “afin que j'aille bien, qu'on me laisse tranquille, que ma vie soit épargnée” (voir Genèse 12:10-13).

Abraham mourait lentement dans les griffes d'une famine spirituelle. Il perdait non seulement sa ferveur et son but mais aussi son privilège et sa foi. L'homme qui avait été appelé la source des bénédictions a commencé à rejeter de façon tragique ce qui l'avait rendu grand : la foi même qui avait attiré la faveur de Dieu sur lui et à travers lui pour toucher et bénir les autres.

Et la maison de Pharaon a été frappée de grandes plaies à cause d'Abraham et de Sarah. Pharaon a dit : “Pourquoi m'as-tu mentis et as-tu attiré ces plaies sur ma maison ?” (voir Genèse 12:17-18). Abraham n'était plus une source de joie et de respect. En fait, il était devenu quelqu'un qui attirait la honte et la douleur. Il avait complètement perdu sa foi et sa confiance en Dieu.

Approche-toi, regarde-le bien. Il était tourmenté, effrayé et son héritage spirituel était en danger. Tandis que nous nous agenouillons à ses côtés, nous réalisons pourquoi il était considéré comme le père de la foi. Il n'était pas un modèle parce qu'il était sans tache ni péché, ni parce que sa vie a été une succession ininterrompue d'exploits, de sagesse et de perfection immaculée. La Bible ne traite pas son péché à la légère et ne le justifie en aucune façon. Mais Abraham a un message pour nous tous simplement parce qu'il a su comment reconstruire son autel et retrouver Dieu. “ Il dirigea ses marches... jusqu’au lieu où était sa tente au commencement,... au lieu où était l’autel qu’il avait fait précédemment. Et là, Abram invoqua le nom de l’Éternel” (Genèse 13:3-4).

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Claude Houde, pasteur de l'église Nouvelle Vie à Montréal, au Canada, intervient régulièrement dans les conférences de Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier. Sous sa direction, l'église Nouvelle Vie est passée d'une poignée de gens à plus de 3500 dans une région du Canada qui compte peu d'églises protestantes en expansion.

vendredi 27 novembre 2015

UN NUAGE DE CONFUSION

Je me demande combien de chrétiens qui lisent ce message sont en ce moment dans un brouillard de confusion. Est-ce que cela te décrit ? Peut-être que tes prières restent sans réponse ? Tu es continuellement abattu. Tu affrontes des choses dans ta vie que tu ne peux pas expliquer. Tu es déçu par les circonstances et par les gens. Tu doutes continuellement de toi, tu es assailli de questions et tu examines continuellement ton cœur pour voir où tu t'es trompé. Tu te sens mélancolique, désespéré, indécis – et tu ne peux pas te débarrasser de cet état.

Tu es peut-être un croyant affermi. Pendant des années, tu as entendu le véritable évangile être prêché et maintenant, tu doutes et tu ne te sens pas à ta place. Tu ne ressens pas la joie du Seigneur de la façon dont tu la ressentais auparavant. Alors, tu te demandes si le Seigneur est en désaccord avec toi.

Laisse-moi te poser une question : crois-tu en Ses promesses ? T'empares-tu de Sa précieuse Parole ? Est-ce que tu mènes l'offensive contre Satan à l'aide de la Parole que tu as entendu prêchée ? Ou bien ignores-tu la fidélité passée de Dieu à ton égard ? Crois-tu qu'Il se tient à tes côtés, contrôlant tout ce qui concerne ta vie ? Si ce n'est pas le cas, tu as ouvert la porte aux ténèbres.

Jésus décrit la personne qui vit dans les ténèbres en disant : “celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va” (Jean 12:35). En d'autres termes : “une telle personne a perdu son chemin. Ses pas sont confus, il est indécis et il marche dans l'aveuglement.”

Je sais ce que c'est que d'entrer dans de telles ténèbres. Les choses deviennent déroutantes. Tu ne peux plus entendre une parole claire de la part de Dieu. Tu veux des réponses rapidement, criant à Dieu : “Oh, Seigneur, je ne Te vois ni ne T'entends plus aussi bien qu'avant.” Tu finis par Lui demander d'être plus compatissant, d'avoir d'avantage pitié de ta condition. 


Mais la vérité, c'est que le Seigneur n'a aucune pitié pour une franche incrédulité. Il est peiné par elle. Il s'attend à ce que nous marchions dans la lumière que nous avons reçue. Nous devons nous confier dans Sa Parole et nous emparer de Ses promesses. Quand nous revenons à la connaissance de Sa Parole et à la conviction du Saint-Esprit, nous sortons de ces ténèbres – mais seulement à cette condition !

jeudi 26 novembre 2015

MARCHER DANS LA LUMIERE

“Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point” (Jean 12:35). Les ténèbres ici signifient : “aveuglement spirituel, confusion, perte de clarté, obscurité.” Je me suis demandé : “les ténèbres sur ceux qui aiment Jésus ? Comment une telle obscurité pourrait-elle tomber sur le peuple de Dieu ?”

Je l'admets volontiers : j'ai personnellement été inondé de la lumière de Jésus. En plus de cinquante ans de ministère, j'ai été témoin de la puissance du Seigneur qui ramène à la vie ceux qui étaient spirituellement morts. J'ai vu de nombreuses personnes sortir du tombeau de la drogue et de l'alcoolisme. Mon livre La croix et le poignard avait pour but de montrer la puissance de Dieu qui accomplit des miracles. J'ai passé toute ma vie à voir des morts-vivants revenir à la vie grâce à Sa puissance de résurrection.

J'ai vu de nombreux autres rayons de lumière – depuis les noms de Dieu qui donnent la vie à l'accomplissement de Ses prophéties, en passant par les promesses de Sa Nouvelle Alliance. En un sens, j'ai été témoin de tout ce que Jean 12 décrit et bien plus encore. En effet, Dieu a révélé à Son peuple aujourd'hui ce que les yeux de ces juifs ne pouvaient pas voir. Nous savons, pas seulement par les Écritures, mais par expérience, que Dieu a préparé de grandes choses pour ceux qui L'aiment. Nous avons reçu un Nouveau Testament pour nous instruire de ces choses et nous avons reçu le Saint-Esprit pour nous enseigner. De la même façon, nous avons “de meilleures promesses,” et nous pouvons ainsi devenir participants de Sa nature divine.

Il nous a aussi été donné des enseignants, des pasteurs, des évangélistes et des prophètes oints pour inonder nos cœurs et nos esprits de lumière. Ils nous immergent dans la vérité, nous remplissent de glorieuses promesses et nous rappellent que Dieu est fidèle pour nous délivrer, encore et encore. Je te le demande : avec toutes ces merveilleuses bénédictions, comment pourrions-nous être recouverts de nuages de ténèbres ?

Habituellement, quand nous pensons à des ténèbres spirituelles, nous pensons aux athées. Ou nous pensons à des pécheurs blasés et satisfaits de leur péché, avançant en tâtonnant dans la peine et le vide. Mais ce n'est pas le genre d'obscurité que décrit Jésus ici, dans Jean 12. Non, cette obscurité est un nuage de confusion, un aveuglement spirituel, une indécision, une mélancolie de l'âme et de l'esprit – et elle vient sur les croyants. 


Quand cela se produit, quand nous sommes assaillis par la tentation ou le désespoir, nous devons dire avec confiance : “Tu as délivré Tes serviteurs de façon surnaturelle au cours de l'Histoire. Fais-le encore et que Ta force soit rendue parfaite dans ma faiblesse.”

mercredi 25 novembre 2015

ÉMERVEILLÉ PAR SON AMOUR

Nous devons prendre à cœur cette parole de la parabole de Christ : “Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette...ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?” (Matthieu 18:32-33).

Voilà la question pour tous les chrétiens : “Est-ce que je pardonne mes frères et soeurs ? Est-ce que je m’accommode de leurs différences ?” Si je refuse de les aimer et de leur pardonner, comme je l'ai été, Jésus m'appelle “méchant serviteur.”

Comprends-moi bien : cela ne veut pas dire que nous devons tolérer les compromis. Paul a prêché la grâce avec assurance mais il a aussi instruit Timothée : “prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant” (2 Timothée 4:2). Nous devons être des gardiens intègres de la pure doctrine.

Mais nous ne devons pas utiliser la doctrine pour construire des murs entre nous. C'était le péché des pharisiens. La loi leur disait : “Respectez le Sabbat,” mais cet ordre n'était pas suffisant pour leur chair. Ils y ont ajouté leurs propres gardes-fou, leurs multiples règles et règlements en vue de restreindre au maximum les activités physiques le jour du Sabbat. La loi disait aussi : “Ne prononcez pas le nom de Dieu en vain.” Mais les pharisiens ont construit encore d'avantage de murs, disant : “Nous ne prononcerons même pas le nom de Dieu. Ainsi, nous ne pourrons pas le prononcer en vain.”

Quelle a été la réponse du roi à l'ingratitude de son serviteur dans la parabole de Jésus ? L’Écriture dit : “Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait” (Matthieu 18:34). Dans le texte original grec, on lit : “emmené dans les profondeurs et tourmenté.” Je ne peux pas m'empêcher de penser que Jésus parle ici de l'enfer.

Alors, que nous dit cette parabole ? Comment Christ a-t-il résumé ce message à Ses disciples, Ses plus proches compagnons ? “C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur” (18:35).

Quand je lis cette parabole, je frémis. Elle me donne envie de tomber face contre terre et de demander à Jésus un baptême d'amour envers mes frères serviteurs. Voilà ma prière et je te conjure de la faire tienne également : 


“Seigneur, pardonne-moi. Je suis si facilement provoqué par les autres et je réponds trop souvent par la colère. Pourtant je ne sais pas où j'en serais dans ma vie s'il n'y avait pas eu Ta grâce et Ta patience. Je suis émerveillé par Ton amour. S'il-te-plaît, aide-moi à comprendre et à accepter pleinement Ton amour pour moi. Ainsi, je serai capable d'être patient envers mes frères, par Ton esprit d'amour et de miséricorde.”

mardi 24 novembre 2015

L'AMOUR MERVEILLEUX DE DIEU

Qu'est-ce qui est à l'origine du jugement que nous portons sur les autres ? Pourquoi des serviteurs de Dieu, à qui il a été tant pardonné, maltraitent-ils leurs frères et refusent la communion avec eux ? Il est souvent possible de remonter ce problème jusqu'au péché le plus douloureux qui soit : le mépris de la bonté de Dieu.

Je ne suis arrivé à cette conclusion qu'en cherchant la réponse dans mon propre cœur. Je me suis rappelé de ma lutte personnelle pour accepter la miséricorde et la bonté de Dieu envers moi. Pendant des années, j'ai vécu et prêché en étant sous un lien légaliste. J'essayais de toutes mes forces de répondre aux critères que je pensais mener à la sainteté. Mais il s'agissait surtout d'une liste de “il faut… il ne faut pas...”

La vérité, c'est que je me sentais mieux en lisant les prophètes tonitruants qu'auprès de la croix, où mon besoin était mis à nu. Je prêchais la paix mais je ne l'avais jamais réellement expérimentée. Pourquoi ? Parce que je n'étais pas sûr de l'amour du Seigneur et de sa tolérance envers mes échecs. Je me voyais moi-même comme étant si faible et mauvais que j'étais indigne de l'amour de Dieu. En résumé, je considérais d'avantage mes péchés que Sa grâce.

Parce que je ne ressentais pas l'amour de Dieu pour moi, je jugeais tout le monde. Je voyais les autres de la même façon que je me percevais moi-même : comme des gens vivant dans le compromis. Ça affectait ma façon de prêcher. Je fulminais contre le mal chez les autres quand je le sentais se dresser dans mon propre cœur. Tout comme le serviteur ingrat, je n'avais pas cru la bonté de Dieu envers moi (voir Matthieu 18:32-33). Et, parce que je ne m'appropriais pas Sa patience pleine d'amour envers moi, je n'en avais pas pour les autres.

Finalement, la véritable question est devenue claire pour moi. Ce n'était plus : “Pourquoi tant de chrétiens sont-ils si durs et rancuniers ?” Non, je me suis demandé : “Comment puis-je réellement obéir au commandement de Christ d'aimer les autres comme Il m'a aimé si je ne suis pas convaincu qu'Il m'aime ?” 


Paul nous avertit : “Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ” (Éphésiens 4:31-32).

lundi 23 novembre 2015

PORTER PLUS DE FRUITS by Gary Wilkerson

Jésus dit : “tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit” (Jean 15:2)

Les chrétiens qui portent du fruit sont émondés ? Ce n'est pas ce que la majorité d'entre nous attend d'une vie au service de Dieu. Au plus profond de nous, chacun attend une récompense. Après tout, n'est-ce pas justice ?

Ce que Jésus dit ici va à l'encontre de ce que nous pensons par intuition et par notre culture. Quand j'étais jeune, il était difficile d'obtenir un compliment pour ce que nous faisions. Aujourd'hui, le simple fait pour un enfant d'être dans une équipe de sport lui permet de remporter un trophée. Ne crois pas que je suis un vieil homme amer qui pense qu'il n'a jamais eu ce qu'il méritait. Et je suis tout à fait pour le soutien sans faille que de nombreux parents apportent à leur enfant aujourd'hui. Mais notre société commence à découvrir l'effet négatif de trop couver nos enfants. Cela leur enseigne à détester être corrigé et, dans la mesure où ils sont félicités pour tout ce qu'ils font, ils croient que tout ce qu'ils font est bien.

Cela décrit bien l'Eglise d'aujourd'hui. En tant que chrétien, nous profitons d'un amour inconditionnel, mais nous détestons être corrigés. Dans Son analogie avec le cep, Jésus dit que notre Père veut que nous connaissions un amour plus profond que le simple fait d'être dorloté. Notre Dieu qui nous aime dit, en effet : “Oui, tu portes du bon fruit et ça Me fait plaisir. Mais Je veux augmenter ta joie d'une vie abondante. Et Je vais le faire en t'émondant d'avantage.”

“il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.” La majorité d'entre nous ne comprend pas ce concept. Ma femme et moi l'avons appris durement l'année dernière quand un jardinier a émondé nos plantes. Nous sommes revenus d'un déplacement pour découvrir que toutes les choses vertes de notre jardin avaient été réduits à l'état de moignon. Notre beau jardin ressemblait au paysage stérile d'une autre planète. Nous étions prêts à virer cet homme !

Mais quand le printemps est venu cette année, chaque plante avait deux fois plus de pousses que d'habitude. Chacune avait poussé plus vite et plus haut, et ce qui n'était qu'un fatras était maintenant propre et beau, prêt à porter du fruit. Quand Dieu émonde notre vie, c'est comme ça. Ce n'est pas facile pour nous – en fait, c'est douloureux. Et ce n'est pas beau – mais ça porte des fruits glorieux qui n'auraient jamais vu le jour autrement.

samedi 21 novembre 2015

TROUVER TON FEU by Nicky Cruz

De récentes études ont prédit que, d'ici à 2020, l'islam serait le principale religion en Norvège et dans tous les pays scandinaves. Si cela se vérifie, on peut s'attendre à voir l'islam devenir la religion d'état en Norvège dans les années qui suivront. C'est ce qui s'est produit dans tous les autres pays où les musulmans ont développé leur emprise.

Cela me rend triste de voir le peu d'impact qu'ont eu les chrétiens en Europe. Nous avons été complètement impuissant à atteindre les perdus avec efficacité – pas seulement en Europe mais aussi aux États-Unis. Nous prions pour que Dieu étende nos limites, pour qu'Il aide le corps de Christ à croître et à se développer, mais si peu de dénominations le voit se produire. La plupart rétrécisse et certaines meurent complètement.

Qu'est-ce qu'il faudrait pour que Dieu se saisisse finalement de la situation et nous apporte les transformations dont nous avons besoin – la transformation pour laquelle nous prions ? Quand nous lèverons-nous enfin pour faire une sérieuse brèche dans l'emprise de Satan sur le monde ?

La réponse est si simple qu'il parait étrange de devoir la dire. Nous devons nous confier en Dieu pour de grands miracles ! Nous devons nous lever ensemble avec des cœurs contrits et une foi audacieuse, demandant à Dieu de faire de nous de puissants combattants pour le royaume. Comme les jeunes gens qui travaillent avec nous – nos « Douze Disciples » – nous devons ouvrir nos cœurs et nos vies à Dieu et Lui permettre d'instiller Sa passion pour les âmes en nous, de développer dans nos cœurs une obsession pour les âmes. De nous briser, de nous utiliser, de nous rendre capable de servir !

Quand on regarde à notre petit groupe de jeunes gens, ces douze héros inattendus, ces douze enfants meurtris et cabossés qui possèdent tout juste quelques vêtements et une passion brûlante dans leur cœur, et que l'on voit avec quelle puissance Dieu les utilise en première ligne de la bataille, on commence à entre-apercevoir ce que Dieu peut faire avec ne serait-ce que la plus petite mesure de foi. On voit alors ce qui a permis à la première église de connaître une croissance exponentielle, attirant des milliers de gens à la foi à partir de seulement une poignée de disciples. On comprend ce qui attirait les gens vers le message – le message de Jésus. Et l'on voit tout ce que Dieu peut accomplir à partir de très peu de choses.

“Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes” (1 Corinthiens 1:27).

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Nicky Cruz, évangéliste connu internationalement et auteur prolifique s'est tourné vers Jésus, quittant une vie de violence et de crimes après avoir rencontré David Wilkerson à New York en 1958. L'histoire de sa conversion dramatique a d'abord été racontée dans La Croix et le Poignard par David Wilkerson puis dans son propre best-seller Du ghetto à la vie.

vendredi 20 novembre 2015

LA BONTE DE DIEU

“Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?” (Romains 2:4).

Que veut dire Paul lorsqu'il dit que cette personne méprise les richesses de la bonté de Christ ? Le terme utilisé pour mépriser ici signifie : “il ne peut pas croire que c'est possible.” En d'autres termes, ce croyant dit : “Une telle grâce et une telle miséricorde, c'est impossible. Je ne peux pas le concevoir.” Cela ne colle pas avec sa propre théologie. Alors, au lieu de l'accepter, son esprit s'y oppose.

Pourquoi est-ce que le serviteur ingrat de Matthieu 18:23-35 n'a pas accepté la miséricorde du roi ? Pour cette raison : il ne prenait pas au sérieux l'énormité de son péché.Pourtant, le roi lui avait déjà dit : “Tu es libre. Il n'y a plus de culpabilité, plus de condamnation sur toi, plus de mise à l'épreuve ni d'œuvre requise. Tout ce que tu as à faire à présent, c'est te concentrer sur la bonté et l'indulgence que Je t'ai manifestées.”

Malheureusement, une personne qui n'accepte pas l'amour n'est pas capable d'aimer quelqu'un d'autre. Il devient seulement juge envers les autres. C'est ce qui est arrivé à ce serviteur. Il est passé à côté de ce que la miséricorde du roi voulait lui montrer. Tu vois, l'indulgence et le pardon immérité de Dieu ont un seul but : nous conduire à la repentance. Paul demande : “Ne réalisez-vous pas que la bonté de Dieu vous mène à la repentance ?”

Il est clair dans cette parabole que c'est la raison pour laquelle le maître a pardonné à son serviteur. Il voulait que cet homme de confiance se détourne de ses propres œuvres de la chair afin de se reposer dans la bonté incroyable du roi. Un tel repos l'aurait libéré et rendu capable d'aimer et de pardonner les autres en retour. Mais, au lieu de se repentir, le serviteur est reparti en doutant de la bonté de son maître. Il a décidé d'avoir un plan de secours. Et, méprisant la miséricorde du roi, il a jugé les autres.

Peux-tu imaginer l'esprit torturé d'une telle personne ? Cet homme a quitté un lieu saint de pardon où il avait expérimenté la bonté et la grâce de son maître. Mais, au lieu de se réjouir, il a méprisé l'idée d'une telle liberté. Je te le dis, tout croyant qui pense que la bonté de Dieu est impossible s'ouvre lui-même à tous les mensonges de Satan. Son âme n'a aucun repos. Son esprit est constamment en tumulte. Et il a continuellement peur du jugement.


Je me demande combien de chrétiens à l'heure d'aujourd'hui vivent cette existence torturée. Est-ce pour cette raison qu'il y a tant de luttes, tant de divisions dans le Corps de Christ ? Est-ce pour cette raison que tant de pasteurs n'arrivent pas à s'accorder, pour cette raison que tant de dénominations refusent la communion les unes avec les autres ?