mardi 4 juin 2013

DES CRIS DE JOIE

Quand Jésus est passé entre la Samarie et la Galilée alors qu'Il se rendait à Jérusalem, Il s'est approché d'un village dont le nom nous est inconnu. Hors de ce village, dix lépreux campaient dans une misère et une honte terrible. Apparemment, neuf de ces lépreux étaient Juifs et le dixième était Samaritain. Les Juifs de cette époque ne touchaient même pas les Samaritains, et vivaient encore moins avec eux, mais la détresse commune de ces dix lépreux les avaient rassemblés pour partager leur misère. Ces gens bannis, sans foyer, étaient forcés de vivre dans un camp isolé à l'extérieur du village.

Les lépreux, de par la loi, ne devaient pas approcher à moins 6 à 10 mètres des gens bien portant. Quand des gens s'approchaient d'eux, ils devaient crier : “Impur, impur !” Ces hommes mendiaient, grappillaient et mangeaient ce que d'autres n'auraient même pas regardé. Ils se nourrissaient probablement de ce qu'ils trouvaient dans les dépotoirs.

L’Écriture présente le lépreux comme étant un type du pécheur vivant dans sa honte, affaiblit et rejeté à cause des terribles effets du péché.

Je ne sais pas comment ces dix lépreux ont entendu parlé de Jésus. Peut-être qu'un lépreux vagabond était passé parmi eux et leur avait parlé des guérisons miraculeuses que Jésus avait accompli pour d'autres lépreux dans d'autres villes et villages. Toujours est-il qu'ils savaient que Jésus allait passer par là et qu'ils attendaient impatiemment de Le voir !

Je me suis souvent demandé si, lorsqu'ils ont vu Jésus et les apôtres arriver sur la route, ils ont commencé à agiter leurs bras atrophiés. Ont-ils montré du doigt leurs membres manquants ? Ont-ils agité leurs guenilles ? Nous ne savons pas comment ils ont attiré Son attention, mais quand Jésus est arrivé à portée de voix, ils ont crié : “Jésus, Maître, aie pitié de nous !”

Ils ne demandaient pas de l'argent, ou l'entrée au paradis lorsqu'ils mourraient. Ils criaient miséricorde ! C'est comme s'ils plaidaient : “Jésus, comment peux-tu regarder ce spectacle pitoyable et ne pas avoir pitié ?” Je suis sûr que Jésus n'a pas frémi et ne s'est pas détourné ne serait-ce qu'un instant. Il les a regardé bien en face, avec une grande compassion, et leur a dit : “Allez vous montrer aux sacrificateurs” (Luc 17:14)

Je crois que la vie, la santé et la force ont immédiatement coulé à flot dans chacun de ces dix hommes. L'un après l'autre, ils ont regardé leurs mains, leur visage et ils ont vu leur peau pâle et squameuse commencer à changer. Une peau saine revenait sur leurs membres, leur visage. Ils étaient en train de guérir !

Te rappelles-tu le moment où Jésus a eu pitié de toi ? La façon dont tu t'es senti pur et vivant ? As-tu crié lorsque tu as senti Sa puissance purificatrice ? As-tu ressenti une nouvelle vie en toi ? Ces hommes ont dû ressentir cette vie ! Tu peux être sûr qu'une sorte de tressaillement a traversé ce groupe et qu'ils ont éclaté en cris de joie !