mardi 30 avril 2013

DES CHRETIENS NUS

“Moïse vit que le peuple était dans le désordre, car Aaron l’avait livré au désordre, pour leur honte parmi leurs adversaires. » (Exode 32 : 25 v.Darby). Le mot hébreux utilisé pour « désordre » est para, ce qui signifie « se dénuder, se relâcher, rejeter toute contrainte ». Cela signifie aussi « un nouveau commencement. » Les Israélites disaient : « Les choses ne se passent pas comme elles devraient se passer. Nous sommes fatigués de cette bataille, fatigués de compter sur Dieu. Et maintenant nous allons nous réjouir par nous-mêmes. Fini le passé ! Nous voulons une nouvelle liberté, un nouveau commencement et nous voulons cela maintenant ! »

Dans la Bible, le fait de se dénuder concerne aussi le fait de ne pas avoir de bouclier pour la bataille. Tous les hommes qui n’avaient pas de bouclier étaient considérés comme nus. Ces Israélites étaient littéralement nus, dépouillés et dansant devant le veau d’or, et ils avaient aussi laissé tomber leur armure.

Peux-tu imaginer leurs ennemis, les Amalécites, du haut des montagnes environnantes, regarder cette scène sauvage ? Les Amalécites ont premièrement tremblé à la vue d’Israël. Dieu avait mis la crainte de Son peuple dans leur cœur, mais maintenant ils voient Israël retirer son armure et se dépouiller de ses vêtements. Les Amalécites se sont moqués d’eux : « Regarde ! Ils sont tout simplement comme nous ! Leur Dieu n’a aucun pouvoir. Ils ne Lui font pas confiance. Regarde : ils rejettent tous leurs commandements. Ils veulent la luxure, faire la fête et s’amuser comme chacun d’entre nous. La sainteté ! Quelle hypocrisie ! »

Dans ce seul acte de désordre, de mise à nu, Israël a diminué son Dieu aux yeux des incroyants. Ils ont vu le Seigneur comme quelqu’un de sans cœur, de cruel, insensible et impuissant. Ils ont sali Son honneur, Sa majesté, Sa toute puissance. Ils n’étaient plus un exemple pour le monde.

C’est exactement ce que nous faisons quand nous retirons nos habits de foi et que nous abandonnons notre foi dans le Seigneur. Sans la foi d’un enfant, un chrétien se tient nu devant le monde, exposé à tous les doutes, aux craintes et à l’incrédulité !