lundi 29 février 2016

PROCLAMER SA PUISSANCE DE RÉSURRECTION by Gary Wilkerson

Pour nous souvenir des résultats radicaux de la résurrection, ma femme Kelly et moi avons appris à nous rappeler l’un à l’autre certaines phrases : “Jésus a tout payé.” Il a terminé le travail, Il est ressuscité et Il nous a béni avec la nouveauté de vie. Nous devons proclamer Sa puissance de résurrection, la revêtant comme on revêtirait des vêtements. “Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire” (1 Corinthiens 15:54).

Paul dit avec assurance que, sans la puissance de résurrection de Christ, il n’y aurait aucune raison d’être chrétien. Il y a des voix dans l’église qui disent que ça n’a pas d’importance qu’il y ait ou non une résurrection. Certains ont écrit ces phrases connues : “Je serais chrétiens même s’il m’était prouvé qu’il n’y a pas de résurrection. Le christianisme a fait de moi une personne meilleur et il a rendu le monde meilleur.” Certains érudits soutiennent que les rencontres de Jésus après la crucifixion sont juste des histoires, des mythes, ayant pour but d’encourager l’église primitive.

Paul rejette tout cela dans des termes les plus forts possible. Il dit que, si Christ n’était pas ressuscité, les conséquences seraient terribles : “ Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point” (1 Corinthiens 15:14-15).

Paul dit en fait : “Si vous ne croyez pas que Christ a été ressuscité, alors cessez complètement de croire en Dieu. Que tout le monde cesse de prêcher, d’évangéliser et de faire de bonnes œuvres au nom de Jésus. Nous nous en porterons tous bien mieux. Nous ferions mieux de chercher la sagesse auprès de Dr. Phil ou d’Oprah (animatrice de télévision aux USA) ou d’un psychologue à la mode. Ils ont plus à dire qu’une personne dont chaque action serait basée sur une chose qui ne se serait jamais passée”.

En résumé, la foi chrétienne n’est pas un code moral à suivre. Nous ne nous rassemblons pas le dimanche uniquement pour être consolé au sujet de l’éternité. Soit Christ est ressuscité, soit Il ne l’est pas – et s’Il ne l’est pas, alors nos péchés n’ont jamais été pardonnés.

samedi 27 février 2016

ILS GAGNENT LA BATAILLE by Claude Houde

“Amalek vint combattre Israël à Rephidim. Alors Moïse dit ...demain je me tiendrai sur le sommet de la colline... Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort. Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée” (Exode 17:8-13).

Quand Moïse se tenait au somment de la colline avec les bras tendus vers le ciel, cela symbolisait sa dépendance, sa confiance et sa foi en Dieu pour remporter la victoire sur ses ennemis. “Car la victoire appartient à l’Éternel” (1 Samuel 17:47). “Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses” (2 Corinthiens 10:4). Et la victoire est acquise “ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées” (Zacharie 4:6).

Dans la vie de Moïse, comme dans les nôtres, les batailles et les victoires sont les mêmes. Je ne peux rien faire par moi-même et j’échouerai lamentablement si je me confie dans mes idées, mes expériences, mes ressources ou mes efforts. Dans ces moments de bataille invisible et éternelle, quand le combat est féroce et que nos vies, nos familles, notre ministère ou notre avenir est en jeu, nous trouvons la victoire quand nous nous tenons sur la montagne de Dieu, dans la prière, levant les mains vers Lui, dans la confiance et l’abandon.

Quelque chose de fascinant s’est produit sur la montagne. Quand les bras de Moïse ont commencé à fatiguer et qu’ils se sont lentement abaissés, le vent a tourné sur le champ de bataille et l’ennemi a gagné du terrain. Le sang est versé, les soldats sont blessés et tués, les cris de douleur et les larmes remplissent la vallée. L’ennemi est galvanisé et des cris bestiaux, à glacer le sang, sont entendus. Que se passe-t-il ?

La même armée qui était triomphante juste un moment auparavant est maintenant massacrée. Aaron et Hur ont saisi la profonde signification de ce qui était en train de se passer. Ils se sont tenus près de Moïse, de chaque côté et ils ont tenu ses bras dans un geste et une image spirituelle d’unité, de loyauté et de soutien. C’est comme s’ils disaient : “Nous sommes avec toi, Moïse. Nous reconnaissons que Dieu t’a placé comme notre chef et nous nous tenons à tes côtés. Nous reconnaissons l’importance de ce principe et nous voulons mettre la foi en pratique. Nous voulons protéger et rendre puissant le peuple de Dieu qui se bat dans la vallée.”

La vague ennemie, violente et dévastatrice, impossible à arrêter un court moment auparavant est à présent renversée. Le peuple de Dieu n’a pas d’arme supplémentaire, mais ils sont à présent invincibles et leur armée est puissante. Ils gagnent la bataille !

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Claude Houde est le pasteur responsable de l'Eglise Nouvelle Vie au Canada. Sous sa direction, cette église est passée d'une poignée de personnes à plus de 3500 dans une région du Canada où peu d'églises protestantes rencontrent du succès.

vendredi 26 février 2016

UN MINISTÈRE OU ON MET LA MAIN A LA PÂTE

Si nous aimons le monde et les choses du monde, nous ne pouvons pas appartenir à Dieu : “Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui” (1 Jean 2:15). Si nous convoitons, que nous voulons toujours plus, nous ne sommes pas une de Ses brebis : “ni les voleurs, ni les cupides...n’hériteront le royaume de Dieu” (1 Corinthiens 6:10).

Ces croyants seront des boucs mais pas simplement parce qu’ils convoitent des choses ou parce qu’ils n’aident pas les nécessiteux. Le Seigneur leur dira : “Vous donnez au monde une mauvaise image de Moi. A cause de vous, les païens M’identifient avec la prospérité, l’argent, le succès. Vous trompez les pauvres en leur disant que Je veux les rendre riches. Et vous dites aux malades qu’ils souffrent parce qu’ils manquent de foi.

“Je t’ai béni. Je t’ai accordé Mes ressources, parce que Je t’aime. Mais tu n’as pas ouvert les oreilles aux nécessiteux qui crient autour de toi. Au lieu de cela, tu t’étouffes sur tes propres biens. Si tu étais à Moi – si tu M’aimais – tu aurais obéi à Mes commandements.”

Tu pourrais dire : “Frère David, c’est trop difficile. Sûrement, Dieu n’est pas comme ça.” Lis les paroles d’Ezéchiel : “Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité… et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent” (Ezéchiel 16:49). Quand Dieu a jugé Sodome, Il n’a pas mentionné leur homosexualité ou leur idolâtrie. Il s’agissait de fierté, d’abondance et de négligence envers les nécessiteux. Ils ne se souciaient pas des pauvres.

Comment peux-tu en venir à t’impliquer pour les nécessiteux ? C’est l’œuvre du Saint-Esprit. Si tu es convaincu par ce message, vas Le trouver. Il te guidera directement vers les besoins qu’Il veut que tu remplisses, dans un de ces secteurs du ministère d’amour en pratique. Tout cela n’a pas pour but de te culpabiliser ni de te condamner, mais de t’aider à sonder ton cœur à la lumière des paroles de Jésus.

Le Seigneur ne s’attend pas à ce qu’aucun de nous fasse tout. Mais je sais qu’Il s’attend à ce que chacun de nous s’implique personnellement dans un travail pratique, dans au moins un de ces secteurs où il y a des besoins. Peux-tu dire que tu pourras te tenir devant Christ ce jour-là, sachant que tu aides à nourrir et à habiller les pauvres, à visiter les prisonniers, à bénir ou visiter les veuves et les orphelins ?

jeudi 25 février 2016

TU PEUX FAIRE QUELQUE CHOSE

Pendant des mois, j’ai prié pour les veuves, les orphelins et les pauvres. Nous recevons des lettres de la part de personnes qui ont perdu leurs biens et qui ne peuvent plus payer pour leur assurance ou leur loyer. J’ai supplié Dieu : “Tu es l’Éternel des armées. Nourris-les. Réponds à leurs besoins.” Finalement, le Seigneur m’a répondu : “Tu dois faire d’avantage que prier pour eux, David. Tu dois faire quelque chose à ce sujet. Nourris-les toi. C’est en ton pouvoir de le faire.”

Ne te méprends pas : personne ne peut être sauvé uniquement par ses bonnes œuvres, mais nous serons jugés selon si nous les avons faites ou pas. Mais le problème n’est pas combien de personnes je nourris ou j’habille. Le problème central, c’est : “Est-ce que je professe Christ comme étant mon Sauveur tout en vivant ensuite pour moi-même ? Est-ce que je donne une mauvaise image de Jésus en passant du temps à accumuler des choses et des richesses que je garde ensuite pour moi ? Est-ce que je ferme mes yeux aux besoin des pauvres et des personnes sans ressource ?”

Notre témoignage à un monde livré au péché doit inclure à la fois la prédication et la manifestation, à la fois la Parole et les actes. Notre proclamation de Christ ne peut pas être séparée de nos bonnes œuvres. Comme Jacques l’a dit, de telles œuvres aident à montrer la puissance de l’évangile.

“Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?” (Jacques 2:14-16).

Des multitudes de chrétiens répondent à la prophétie de Jésus de deux façons. Il y a ceux de “l’évangile facile” qui disent : “Dieu n’est pas si sévère. Tout cela n’est que prédication de Jugement. Mon Dieu est trop aimant pour juger si sévèrement.” Et puis il y a ceux de “l’évangile dur” qui disent : “C’est tout simplement trop strict, trop exigeant. Je ne peux pas accepter une parole aussi perturbante. Je n’y arriverai jamais.”

Alors, ces deux évangiles font leur propre chemin, auto-justifiés et inchangés. Un groupe s’applique à mettre en scène des réveils pour les inconvertis. Les autres continuent à tenir des réunions de prière, demandant à Dieu de répondre aux besoins des pauvres. A Noël, nous distribuons des paniers à des familles dans le besoin et, le reste du temps, nous glissons quelques pièces aux mendiants. Mais, de façon tragique, très peu de choses sont faites au sujet d’un engagement à plein temps et à pleines mains, pour faire ce que Jésus a ordonné.

mercredi 24 février 2016

LE RÉCONFORT DU SAINT-ESPRIT

Nous ne connaîtrons jamais la paix de Dieu dans nos temps d’affliction tant que Son plan au travers de ces temps difficiles ne sera pas devenu une vérité établie dans nos âmes. Nous devons comprendre que nos heures sombres, nos épreuves douloureuses ont été permises par le Seigneur pour Son propre plan glorieux. Quel est ce plan ? Pour dire les choses simplement, nous allons être l’objet d’une incroyable consolation de Saint-Esprit.

Nous allons sortir du feu purifiés et plus forts. Et nous allons recevoir un ministère qui est plus grand que celui du prédicateur le plus connu dans le monde entier – le ministère du réconfort éprouvé et de la victoire pour une personne qui souffre. Le résultat de ce ministère sera, comme Daniel le décrit : “Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront” (Daniel 12:10).

Quel appel incroyable nous avons ! Nous souffrons de grandes épreuves pour devenir la main consolatrice de Dieu pour les autres.

Ma fille Debi et son mari Roger ont perdu leur fille de douze ans, Tiffany, d’un cancer du cerveau. Je connais l’agonie par laquelle ils sont passés, les nuits passées à se demander : “Quel peut-être le plan de Dieu dans tout cela ?”

Il y a quelques temps, Debi se trouvait dans un centre commercial et elle a vu une femme assise sur un banc avec des larmes qui coulaient sur son visage. Debi s’est approchée d’elle et lui a demandé : ‘Est-ce que je peux vous aider ?” La femme lui a répondu : “Vous ne pourriez jamais comprendre ce que je traverse.” En fin de compte, Debi a réussi à faire parler cette femme au sujet de sa souffrance. Elle a expliqué : “J’ai perdu un enfant. Il est mort d’un cancer.”

A cet instant, la douceur du Ciel est descendue. Debi a mis des bras consolateurs autour de cette femme et, alors que ma fille partageait sa propre histoire, les deux femmes ont compris la mesure de l’amour de guérison de Dieu.

Cher saint, Dieu ne t’a pas oublié dans ton épreuve sombre et terrible. Je te quitte avec cet encouragement du psalmiste : “Quand les justes crient, l’Éternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses ; L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. Le malheur atteint souvent le juste, Mais l’Éternel l’en délivre toujours” (Psaumes 34:17-19).

mardi 23 février 2016

CONDUIT PAR LE SAINT ESPRIT

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit” (Galates 5:25) Dans cette simple instruction, l’apôtre Paul nous dit, en d’autres termes : “Si le Saint Esprit vit en toi, laisse-Le avoir le contrôle complet de ta vie. Nous devons tous être conduits par l’Esprit.”

Le Saint-Esprit a été envoyé pour être notre guide constant et infaillible et Il réside dans tous ceux qui confessent Christ comme Seigneur et Sauveur. L’Esprit réclame nos corps pour y résider, régner dans nos cœurs.

La majorité des chrétiens n’a aucun problème pour accepter que le Saint-Esprit nous guide vers Jésus et qu’Il travaille continuellement en nous, à chaque instant. La majorité d’entre nous faisons appel à Lui un nombre incalculable de fois pour être réconforté dans nos moments d’épreuves. Nous honorons l’Esprit, nous prêchons à Son sujet et nous enseignons Ses dons et Ses fruits. Nous Le prions, Le recherchons, nous Le supplions d’ouvrir les Cieux et de renouveler Son Église. De nombreux chrétiens ont expérimenté d’authentiques manifestations de l’Esprit, mais il me semble que nous savons très peu de choses au sujet de ce qu’implique le fait de marcher dans l’Esprit.

Comprendre la vérité au sujet du fait de marcher dans l’Esprit pourrait délivrer de nombreuses personnes de la confusion, des luttes, de la détresse, de l’indécision et même des convoitises de la chair. Alors, quelle est cette vérité ? Paul la résume clairement : “marchons aussi selon l’Esprit.” (Galates 5:25).

Il n’existe que deux façons de marcher pour un chrétien : selon la chair ou selon l’Esprit.

La chair a sa propre volonté bornée, elle fait ce qu’elle choisit de faire et demande ensuite à Dieu de bénir ces choix. Elle se lève et déclare : “Le Seigneur m’a donné une bonne intelligence et je peux faire mes choix intelligemment. Je n’ai pas à attendre Sa direction. Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes.”

Mais marcher dans l’Esprit, c’est exactement le contraire. Nous soumettons notre volonté au Saint-Esprit et nous faisons confiance à sa voix douce et légère pour nous diriger en toutes choses. En effet, le Saint-Esprit a été envoyé pour établir le gouvernement total de Christ dans nos vies. La version anglaise du Psaumes 37:23 nous dit : “Les pas de l’homme droit sont ordonnés par le Seigneur” et c’est l’Esprit qui donne ces ordres. Il désire nous conduire et diriger nos moindres mouvements.

lundi 22 février 2016

QUEL EST LE BUT DE LA RÉSURRECTION ? by Gary Wilkerson

Presque tous les chrétiens peuvent te dire : “Jésus est mort pour mes péchés.” Mais, de façon surprenante, peu d’entre eux sont capables de dire ce que Sa résurrection implique pour leur vie quotidienne. Ils connaissent certaines parties de l’histoire – que Jésus est mort et ressuscité – mais pas assez pour appliquer les vérités puissantes de Dieu à la façon dont ils vivent et croient. Et cela fait toute la différence.

La résurrection de Christ a des conséquences radicales, pas seulement pour la vie éternelle, mais pour la vie de tous les jours. Quel est le but de la résurrection ? La plupart d’entre nous l’associe avec la vie éternelle, et non avec la vie quotidienne sur Terre. En quoi la résurrection est-elle significative pour notre mariage, notre travail, notre famille ? Comment affecte-t-elle une vie inondée par deux cents messages d’information par jour, une vie harcelée par les courses, les corvées, les obligations, les exigences ?

Paul nous rappelle que la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Christ est d’une importance capitale. “c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.” (Romains 4:24-25). Que veut dire Paul lorsqu’il dit que Jésus a été ressuscité pour que nous puissions être justifiés ?

La justification est en rapport avec la nouveauté de vie. Sans elle, nous serions coincé dans un cycle immuable de péché et de pardon. Pense un peu au poids physique que le péché nous fait porter dans notre vie. Combien de fois es-tu resté éveillé la nuit, pleurant sur une chose affreuse que tu aurais dite ou faite ? La honte, la culpabilité et la condamnation font partie de la vie de tous les jours, nous ne pouvons pas nous en débarrasser. Mais Paul nous dit que Jésus “a été livré” pour nous purifier de toutes ces choses.

Mais, est-ce suffisant d’être pardonné pour nos péchés ? C’est là qu’intervient la dernière partie du verset : Jésus “est ressuscité pour notre justification.” Non seulement nos offenses sont effacées mais nous sommes justifiés, c’est-à-dire que c’est comme si nous n’avions jamais commis ces péchés. A présent, nous sommes un délice aux yeux de Dieu. En résumé, nous sommes ressuscités en nouveauté de vie – chaque jour !

Quelle grande et puissante vérité. Mais souvent, les chrétiens n’expérimentent pas cette nouveauté dans la vie de tous les jours. J’admets qu’il y a certains jours où je dis à ma femme Kelly : “Est-ce réellement la nouveauté de vie ? Je suis frustré, irritable, désappointé.” Nous avons beau essayer, nous n’avons pas personnellement la puissance de renouveler nos vies. Cela vient de Jésus et de Lui seul – à travers ce qu’on appelle la puissance de résurrection.

samedi 20 février 2016

ATTEINDRE LES PERDUS by Nicky Cruz

Encore aujourd'hui, je vois comme si c'était hier les visages sans espérance que j'ai vu au cœur du Bronx. Des visages de toutes les formes, de toutes les couleurs et de tous âges. Des garçons et des filles, des hommes et des femmes, des noirs, des blancs, des hispaniques, des asiatiques. Tant étaient perdus. Tant avaient besoin de Jésus.

Nous étions arrivés à la fin de six semaines de campagne d'évangélisation dans les quartiers de New York. Pendant des semaines, nous avions évangélisé dans les rues, organisant des événements aux quatre coins de la ville, tout en invitant les gens pour notre réunion finale dans le Bronx.

Je me souviens m'être tenu sur l'estrade devant plusieurs milliers de personnes. Notre estrade était dressée à l'extrémité d'une rue étroite dans un des quartiers les plus touchés par la drogue de tout New York. De grands immeubles se dressaient au dessus de nos têtes de chaque côté.

Pendant plusieurs secondes, je me suis simplement tenu debout, regardant la foule. On voyait partout les couleurs des gangs. Des prostituées, des dealers et des drogués étaient dispersés dans la foule, attendant d'entendre ce que j'avais à dire. J'ai jeté un coup d’œil aux immeubles et j'ai remarqué les gens à leur fenêtre, les enfants entassés sur les échelles de secours. Des adolescents étaient blottis ensemble tandis que les mères et les pères regardaient.

J'ai prié dans mon cœur : “Cher Jésus, Regarde-les. Tant de pauvres gens qui souffrent – des gens qui ont besoin de Toi. Ouvre leurs yeux, Seigneur. Touche leur cœur. Utilise mes mots pour les amener à Toi !”

Quand j'ai commencé à partager mon témoignage, j'ai ressenti un grand calme tomber sur le quartier. Je ne pourrais pas décrire à quel point les gens sont devenus attentifs. Le sentiment est impossible à décrire. C'est la présence de Dieu. C'est la débâcle totale de l'Ennemi alors que l'Esprit de Dieu s'avance et s'installe sur une foule de gens.

Alors que je parlais, j'ai pu ressentir le Saint Esprit envelopper la foule, travaillant leur cœur, convainquant tant de gens. Avant même que j'aie eu une chance d'inviter les gens à s'avancer pour accepter Jésus, des douzaines se sont dirigés vers l'estrade en tombant à genoux dans la repentance.

Des centaines se sont avancés pour recevoir Jésus cette nuit-là. Dieu a apporté une telle vague de conviction que nous avons été complètement submergés par la réponse. Nous étions complètement saisis et émerveillés devant l’œuvre que Dieu avait accomplie dans ce quartier blessé et rejeté.

“ Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient” (Marc 16:20).

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Nicky Cruz, évangéliste et auteur internationalement connu, s'est tourné vers Jésus Christ en se détournant d'une vie de violence et de crimes, après avoir rencontré David Wilkerson à New York en 1958. L'histoire de sa conversion a d'abord été rapportée dans le livre La croix et le Poignard de David Wilkerson puis, plus tard, dans son propre best-seller, Du ghetto à la vie.

vendredi 19 février 2016

UNE PAROLE DE DELIVRANCE POUR TOI

L’Écriture dit que, pendant le temps qu’Élie a passé dans la caverne lorsqu'il fuyait Jézabel, “il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers : l’Éternel n’était pas dans le vent” (1 Rois 19:11). Dieu n'était pas dans ce message.

“Et après le vent, ce fut un tremblement de terre : l’Éternel n’était pas dans le tremblement de terre” (19:11). T'attends-tu à entendre une parole brûlante ? “Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu” (19:12).

Dieu sait exactement quel genre de paroles tu as besoin d'entendre quand tu es meurtri et blessé. Et ce n'est pas une parole de jugement, ni une parole dure, ni un sermon comme un fer rouge. Je crois que le Seigneur nous dit dans ce passage : “Quand tu es abattu par tes épreuves, je ne te traite pas durement.” Non, Élie avait besoin d'entendre une voix douce et bienveillante : “Et après le feu, un murmure doux et léger” (1 Rois 19:12). Certains manuscrits traduisent cette phrase ainsi : “un souffle doux” ce qui signifie une “brise légère et rafraîchissante.”

Cette même voix douce et légère vient à nous aujourd'hui depuis le cœur du Père. Et son message est le même : “vous avez vu la fin que le Seigneur accorda [à Job], car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion” (Jacques 5:11).

“L’Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté ; Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours ; Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent…Comme un père a compassion de ses enfants, L’Éternel a compassion de ceux qui le craignent” (Psaumes 103:8-11, 13).

Voilà la parole de délivrance pour toi : lève-toi et fais-lui confiance ! Le temps est venu pour toi de croire que Jésus est avec toi dans ta tempête. Il te donnera la force de l'endurer.

Ne crois pas au mensonge qui te dit que tu vas être écrasé. Le diable n'aura pas l'avantage. Le Seigneur a dit : “Peu importe à quel point tu te sens brisé, je ne permettrai pas que tu sois abattu. Je ne te consumerai pas. Mon Esprit va souffler sur les cendres et ta flamme pour Moi sera renouvelée.”

jeudi 18 février 2016

DIEU N'EST PAS EN COLERE CONTRE TOI

Tu as vécu comme un serviteur fidèle, tu as prié avec persévérance et tu as appris à connaître la voix de Dieu. Tu as remporté des victoires par le passé et tu aimes profondément le Seigneur. Mais, à présent, tu es profondément meurtri, blessé comme jamais auparavant, et tu ne peux même plus te forcer à prier.

Bien-aimé, cette marche chrétienne est une guerre. Elle implique des batailles, de la fatigue, des blessures et un ennemi féroce qui est là pour te détruire. Il profite des moments où tu es le plus vulnérable aux pensées qui viennent te condamner. Ta conscience te dit : “Tu ne pries plus comme tu le faisait avant. Tu n'étudies plus assez la Parole. Tu es desséché et tiède, ton feu s'éteint et tu n'es tout simplement pas un bon témoignage. A présent, tu as laissé Satan te voler la paix que Dieu t'avait donnée. Tu n'es tout simplement pas à la hauteur.”

Et tu te met à penser : “J'ai laissé tomber le Seigneur. Je n'ai pas obéi à Sa Parole.” Ta foi vacillante est une mèche qui fume encore et le diable est avide de la voir s'éteindre.

Tout comme le prophète Élie, tu es épuisé et découragé. Tout ce que tu veux faire, c'est dormir. L’Écriture nous dit que c'est ce qu'a fait cet homme de Dieu : “Il se coucha et s’endormit” (1 Rois 19:5). Il ne pouvait tout simplement plus porter le fardeau.

Mais le Seigneur n'a pas réprimandé Élie pour cela. Dieu savait que Son serviteur en était arrivé au point de rupture. Je m'imagine notre précieux Père céleste dire de lui : “Regarde cet homme fidèle, qui est blessé et qui souffre. Il est au bout du rouleau, incapable d'expliquer sa souffrance à qui que ce soit. Je lui ai promis : “Je ne briserai pas le roseau cassé.”

Alors, que s'est-il passé ? “L’ange de l’Éternel vint… le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi” (1 Rois 19:7).

Voilà une parole incroyable pour tous les roseaux cassés qui lisent ce message. Peu importe à quel point tu es cassé, à quel point tu es abattu par le flot de tes épreuves. Dieu t'a fait une promesse : “Tu ne seras pas brisé. Je ne permettrai pas que ta flamme s'éteigne. Ta foi ne sera pas étouffée.”

Cher saint, ce message est pour toi, de la part du Ciel. Tu es touché par une parole qui t'appelle : “Lève-toi maintenant. Dieu n'est pas en colère contre toi. Et Il ne te laissera pas tomber. Il sait que cette situation est trop lourde pour que tu t'en sortes par toi-même. Il va te donner une force surnaturelle. Il va te donner ce dont tu as besoin pour continuer à avancer.”

mercredi 17 février 2016

INCROYABLE AMOUR

Jésus s'est tourné vers certains membres de sa famille dans la chair et leur a dit : “Le monde ne peut vous haïr” (Jean 7:7).

Avec ces mots, Jésus nous donne le test décisif d'une véritable église et d'un véritable disciple. Je me demande à combien d'églises et de chrétiens ces mots pourraient s'adresser aujourd'hui : “Le monde ne peut vous haïr.”

Christ dit en substance : “Vous avez tellement amené le monde dans l'église – vous avez tellement dilué Mon évangile – que le monde vous embrasse. Vous êtes devenus des amis du monde. “Jacques nous donne cet avertissement dans son épître : “l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu” (Jacques 4:4).

Bien sûr que Jésus a été un ami des politiciens et des pécheurs. Mais il est aussi écrit qu'Il était “séparé des pécheurs” (Hébreux 7:26). Il a été au service des pécheurs, mais Il le faisait en étant soumis à Son Père. Comme Lui, nous sommes appelés à être dans le monde, mais sans être du monde.

“Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : ...S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi” (Jean 15:20). Tu n'as pas à rechercher la persécution. Elle en viendra pas de tes performances au travail, de ta race ni de ton apparence. Elle viendra simplement parce que tu as fait de Christ ton Seigneur.

A présent, laisse-moi te donner un mot d'encouragement. Même si le monde hait et persécute les vrais disciples de Christ, nous trouvons un amour croissant et une affection sainte parmi les membres de Son Église. En effet, ce qui fait que le monde nous hait fait que nos frères et sœurs justes nous embrassent d'autant plus.

Dans les jours qui vont venir, l'amour dans la maison de Dieu va devenir bien plus précieux. Nous allons être haïs par le monde entier, moqués par les médias, ridiculisés par Hollywood, être des sujets de moquerie par la société. Mais quand nous venons dans la maison de Dieu, nous entrons dans un lieu d'amour incroyable puisque nous nous aimons les uns les autres comme Christ nous a aimé.

Peu importe la persécution que nous avons affrontée. Nous serons reçus avec ces mots : “Bienvenue à la maison, frère ; bienvenue à la maison, sœur. Ici, tu es aimé.” Nous serons reconstruits et soutenus afin de continuer à aller dans le monde, comme notre Seigneur nous l'a ordonné, avec Son évangile de vérité.

mardi 16 février 2016

POURQUOI LE MONDE HAIT-IL L’ÉGLISE ?

Un vrai chrétien est aimant, paisible, indulgent et soucieux des autres. Ceux qui obéissent aux paroles de Jésus sont prêts à se sacrifier, doux et gentils.

La sagesse commune nous dit qu'il n'est pas naturel de haïr ceux qui t'aiment, te bénissent et prient pour toi. Normalement, les gens haïssent plutôt ceux qui les trompent, les volent et les maudissent. Mais pourquoi dans ce cas les chrétiens sont-ils aussi haïs ?

Jésus dit : “Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous...S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi” (Jean 15:18,20). Pourquoi en est-il ainsi ?

L’Église est haïe à cause de sa mission, qui est bien d'avantage que de dire simplement aux âmes perdues : “Jésus t'aime.”

Il est possible que tu sois surpris quand je vais te rappeler ce qu'est notre mission. Pour dire les choses simplement, notre mission en tant que chrétiens, c'est de retirer aux gens ce qui leur est le plus précieux : leur propre justice.

La chose la plus précieuse pour une personne du monde, c'est sa propre justice. Réfléchis-y : il a passé toute sa vie à se forger une bonne opinion de lui-même. Il a construit une idole à partir de ses bonnes œuvres. Il se loue lui-même du fait qu'il a bon cœur et qu'il est bon pour les autres. Il est certain d'être assez bon pour aller au Ciel, trop bon pour l'enfer.

Cet homme sans Dieu a passé des années à faire taire sa conscience. Il s'est enseigné à lui-même à faire la sourde oreille à toute voix de conviction qui pourrait lui parler. Il jouit d'un faux sentiment de paix et il est tellement trompé qu'il en vient à croire que Dieu l'admire !

Et maintenant, juste au moment où il fait taire la voix de sa conscience, toi – un chrétien – arrive. Et la vérité que tu apportes parle plus fort que sa conscience morte : “Si tu ne nais pas de nouveau, tu ne peux pas entrer dans le royaume des cieux.”

Soudain, tu es une menace dans l'esprit de cet homme. Tu es quelqu'un qui veut le priver de son assurance que son âme va bien. Pendant tout ce temps, il a pensé qu'il était bien, mais maintenant, tu lui dis que toutes ses bonnes œuvres ne sont que des haillons souillés.

Je te le dis, cet homme ne te vois pas comme un porteur de bonnes nouvelles. Non, à ses yeux, tu es un tourmenteur, quelqu'un qui l'empêche de dormir paisiblement la nuit.

lundi 15 février 2016

L'AMOUR AGAPE by Gary Wilkerson

Quand Jésus est apparu aux disciples après la résurrection, Il leur a enseigné une dernière leçon. Elle a commencé lorsqu'Il a demandé à Pierre s'il L'aimait. Il lui a posé cette question à trois reprises et, à chaque fois, Pierre a répondu oui. En retour, Jésus a répondu à chaque fois : “Pais mes agneaux – pais mes brebis” (Jean 21:15-17).

Le mot grec utilisé par Jésus dans sa question pour « aimer » est agape, indiquant un amour désintéressé, inconditionnel, prêt à se sacrifier. Ce genre d'amour dit : “Si vous me méprisez, Je vous donnerai. Si vous me rejetez, Je vous donnerai quand même. Et si vous me blessez, Je continuerai à vous donner.”

Mais quand Pierre répondait à Jésus, il utilisait un mot différent pour aimer. A chaque fois qu'il a assuré son amour pour Christ, il a utilisé le mot phileo, indiquant un amour fraternel. Ce genre d'amour est partagé – il reçoit aussi bien qu'il donne. Pierre disait à Jésus, en substance : “Puisque Tu me donnes, je Te donnerai.”

Cette réponse n'était pas suffisante pour Jésus. C'est pour cette raison qu'Il a répondu à Pierre à chaque fois : “Si tu M'aimes, nourris Mes brebis.” Il disait : “Mon peuple a besoin d'aide, Pierre. Prends soin d'elles. Nourris les. Donne ta vie pour elles.”

Jésus mandatait Pierre pour une vie qui se donne. Il savait que le disciple y était prêt parce que, au cours des semaines précédentes, Pierre avait été profondément brisé. Ce que Jésus lui dit ensuite décrit le cœur même d'une vie qui se donne : le brisement : “En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi” (Jean 21:18-19).

Avec ce dernier enseignement, Jésus a mené Pierre d'une vie bénie à une vie brisée qui donne. En faisant cela, Il a donné à Pierre les clés même du royaume. La peine, l'angoisse et le chagrin attendaient Pierre dans cette vie qui donne que Dieu avait préparé pour lui. Mais, comme nous le dit l'évangile de Jean, même la mort de Pierre a donné gloire à Dieu.

Toi et moi ne ferons peut-être pas ce que nous voulons dans la vie, mais nous pouvons avoir une vie qui reflète la gloire de cette nature qui donne de notre Seigneur. En donnant ton être entier pour les autres avec agape, il est possible que tu sois déversé douloureusement, comme le vin de sainte cène. Mais en faisant ainsi, tu deviendras centré sur les autres, puissant, influent, et le monde verra la différence. Ta vie qui donne révélera la gloire de Dieu lui-même – tu seras un témoin pour le monde de Sa nature généreuse et aimante.

vendredi 12 février 2016

UN TEMPS DE TENDRE MISÉRICORDE

Reste-t-il encore un petit reste qui va se battre pour raviver la flamme de la justice de Dieu ? Un peuple qui se souvient du Seigneur et qui est désireux de se lever pour Son nom ?

Le Seigneur a dit : “Si je vois une mèche qui fume encore, je ne l'éteindrai pas. La flamme est peut-être partie, on n'a peut-être plus l'impression qu'il y a du feu, mais si je vois encore des braises qui rougeoient, je ne permettrai pas que le feu s'éteigne. Tant que j'entendrai ne serait-ce qu'un faible cri de la part de serviteurs fidèles quelque part, je ne permettrai pas que ce roseau cassé se rompe” (voir Esaïe 42:3).

Dieu n'a pas encore baissé les bras à notre sujet. Mais le fait est que nous vivons un “temps de tendre miséricorde.” Je le vois partout où je voyage, tout particulièrement en Europe. Ce continent est encore bien plus laïque que les États-Unis. Une terre qui, par ses propres choix, est devenue absolument sans Dieu. Lorsque tu marches dans les rues de certains de ces pays, tu ressens l'esprit de l'antéchrist et une grande arrogance vis-à-vis de Dieu.

La Suède est à présent l'un des pays les plus riches d'Europe et, plus il s'enrichit, plus il grandit dans l'apostasie. Dans le même temps, l'église évangélique là-bas est en danger de devenir apathique dans sa marche avec Christ. L'Irlande, un pays qui pendant des décennies a souffert d'une terrible pauvreté, devient maintenant plus prospère. Mais le climat spirituel là-bas est également l'apathie, avec la laïcité qui s'infiltre partout.

L'Europe toute entière semble penser : “Qu'est-ce que cela peut faire si le jugement vient ? Vivons, mangeons, buvons et réjouissons-nous.” Il n'y a aucun sentiment d'urgence, aucun besoin de Dieu.

Je crois que le Seigneur adresse un message clair au monde entier aujourd'hui même. Il a la puissance d'arrêter toute attaque terroriste potentielle à n'importe quel moment. Il pourrait simplement dire un mot et les anges abattraient toutes les puissances démoniaques. Mais au lieu de cela, Il a choisi d'envoyer ou de permettre des calamités internationales, et toutes sont des signes de ce que nous sommes vraiment en train d'expérimenter Sa tendre miséricorde.

“Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi” (Esaïe 42:3-4).

jeudi 11 février 2016

UN ESPRIT BRISÉ

Quand Christ est venu sur Terre, Israël vivait sous la domination écrasante de Rome. Les juifs étaient lourdement chargés de taxes et de lois romaines. Dans le même temps, les sacrificateurs cupides tiraient avantage des veuves et des pauvres. Les opprimés étaient ridiculisés et sujets de moquerie et le peuple était aveuglé par la corruption. C'est à cause de tout cela que les prophètes ont dit que Christ viendrait dans une heure de ténèbres, apportant une grande lumière.

Jésus est venu dans une société malade d'hypocrisie et débordant de péchés. Alors qu'Il contemplait la condition de la nation, Il a pleuré sur Jérusalem (voir Luc 19:41), prophétisant que sa maison deviendrait un lieu désolé. Mais Il a donné à cette société encore soixante dix ans de prédications de l'évangile. Et ces années ont été remplies de témoins oints par l'Esprit prêchant l'espoir et la repentance, accomplissant des miracles et délivrant un appel puissant pour le royaume. Jésus ne pouvait tout simplement pas briser le roseau cassé qu'Israël était devenu.

C'est une image de l'Amérique à l'heure actuelle : une société complètement brisée dans sa moralité. Nous sommes aussi une nation déprimée et perturbée, avec des gens qui vivent dans la peur et dans une agonie mentale. Il y a d'avantage de psychologues, psychiatres, travailleurs sociaux et conseillers que jamais dans l'histoire, et pourtant ils ne suffisent pas pour recevoir tous les gens qui supplient pour avoir ne serait-ce qu'une aide d'une heure. C'est vrai même dans l’Église : les équipes chrétiennes de conseil sont surchargées dans tout le pays par la foule de personnes qui ont besoin d'aide dans leurs problèmes.

Nos enfants sont cassés par des familles brisées, abusés et maltraités. Des adolescents sont cassés par l'immoralité, le matérialisme et la torpeur. Satan a déchaîné un flot de mal sur le pays et il a laissé dans son sillage un peuple courbé et brisé.

Beaucoup dans l’Église d'aujourd'hui ont ce même esprit brisé. Lettres après lettres, je lis les courriers de chrétiens qui se dessèchent dans des méga-églises où le péché et la justice ne sont plus prêchés. Ils sont déconcertés, se demandant : “Où puis-je trouver une véritable adoration ? On ne ressent pas du tout la présence de Christ ici. Il n'y a pas de brisement.” Des pasteurs écrivent aussi, confessant : “Frère David, je suis un rétrograde.”

Le New York Times a écrit un article récemment au sujet d'une église pentecôtiste de 10000 membres dont le message est : “Nous sommes ici pour vous rendre heureux.” Mais ce message apporte un faux espoir et un soulagement qui n'est que temporaire.

“Il n’éteindra pas la mèche qui brûle encore” (Esaïe 42:3). Quelque part dans cette nation, Dieu voit des mèches qui fument encore – des mèches qui ont un jour été enflammées, brûlant de ferveur pour Ses plans et Ses préoccupations. Mais maintenant, elles fument à peine.

mercredi 10 février 2016

LE JUGEMENT DE L'AMÉRIQUE ?

Beaucoup de croyants se demandent aujourd'hui : “Pourquoi Dieu n'a-t-Il pas encore livré l'Amérique au jugement ? Pourquoi ne s'est-Il pas occupé de nous comme nos péchés l'exigent ? Il a donné à la génération de Noé 120 ans d'avertissements, mais ensuite Il a dit : “Assez,” et Il a provoqué le déluge. Dieu a supporté les péchés de l'Amérique depuis un long moment, à présent, alors pourquoi ne voyons-nous pas Son juste jugement s'abattre sur nous ?”

J'aime ce pays et pour ma part, je ne veux pas voir le jugement final de Dieu s'abattre sur l'Amérique. Comme beaucoup, je suis complètement stupéfait du fait que le jugement de Dieu a été différé.

Mais je crois que nous voyons les prémices du jugement. Je vois les terribles calamités qui s'abattent sur le monde comme des avertissements. Mais, parce que l'économie de l'Amérique ne s'est pas effondrée et que notre nation est encore capable de fonctionner, nous semblons tituber d'une crise à une autre, recevant chance après chance.

Je suis convaincu qu'il n'existe qu'une seule réponse à ce fait surprenant : c'est à cause de la tendresse et de la patience de notre Sauveur. Nous en trouvons la preuve dans la prophétie d'Esaïe : “Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore” (Esaïe 42:3). L'Amérique est devenue une nation de roseaux cassés !

Un roseau est une longue tige creuse, que l'on trouve généralement dans les marais ou près d'un point d'eau. C'est une plante fragile, alors elle se plie facilement quand les grands vents ou des eaux rapides la frappent. Mais elle ne peut plier que jusqu'à un certain point avant de finalement se briser et d'être entraînée par les flots.

Comme un roseau par temps calme, l'Amérique s'est tenue debout et fière, pleine d’ambitions et de promesses. Notre société toute entière honorait Dieu et la Bible était considérée comme le standard à suivre pour nos lois et notre système judiciaire. Même à mon époque, les livres d'école consistaient en leçons et histoires tirées de la Bible. Jésus était reconnu comme le Fils de Dieu, Celui qui donnait à notre pays faveur et bénédictions indicibles.

Mais dans notre prospérité, nous sommes devenus comme l'ancien Israël, fiers et ingrats. Et nous sommes tombés très bas en un temps très court. Dieu a été chassé de notre système judiciaire et de nos écoles, Son nom a été ridiculisé et est devenu un sujet de moquerie.

Notre société a complètement perdu sa boussole morale avec pour résultat le fait que l'Amérique, qui a une époque se tenait debout et droite est à présent infirme, comme un roseau cassé.

mardi 9 février 2016

UNE NOUVELLE RÉVÉLATION AU SUJET DU MESSIE

“Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi” (Esaïe 42:1-4)

Ce passage nous parle de Jésus. Le Saint-Esprit est descendu sur le prophète Esaïe pour lui apporter une révélation de ce à quoi ressemblerait le Christ lorsqu'Il viendrait. Le premier mot d'Esaïe ici : “Voici,” prépare Ses auditeurs : “Préparez-vous à recevoir une nouvelle révélation au sujet du Messie.”

L'image qui ressort de ces quatre versets est claire : Christ n'est pas venu pour obliger les gens à L'écouter. Il ne viendrait pas dans une grande clameur. Il viendrait comme un Sauveur tendre et aimant.

Nous voyons l'accomplissement de la prophétie d'Esaïe dans Matthieu 12. Les pharisiens venait juste de tenir un conseil afin de planifier comment ils pourraient tuer Jésus, tout cela parce qu'Il avait guéri un homme avec une main sèche le jour du Sabbat. Matthieu nous dit que “Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu” (12:15).

Christ n'a pas usé de représailles avec colère contre ceux qui complotaient Sa mort. Il n'était pas comme les disciples, qui voulait appeler le feu du Ciel sur Ses opposants, même s'Il aurait pu le faire. En fait, Jésus aurait pu appeler une légion d'anges pour qu'ils se chargent de Ses ennemis mais le Christ n'était pas là pour se venger.

C'est son esprit tendre qui, d'après Matthieu, a accomplit la prophétie d'Esaïe : “ Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues.” (Matthieu 12:19).

Esaïe disait en substance : “Le Sauveur ne vient pas pour obliger les gens à entrer dans Son royaume. Il ne vient pas avec une personnalité bruyante, tumultueuse et écrasante. Non, vous L'entendrez parler avec une petite voix calme dans votre être intérieur.”

lundi 8 février 2016

DES ENFANTS AVEC DES BESOINS by Gary Wilkerson

Christ commence souvent son œuvre en nous comme si nous étions des enfants qui ont des besoins auxquels il faut répondre. Cela a été le cas tout au long des évangiles lorsqu'Il rendait la vue aux aveugles, guérissait la femme qui souffrait d'une perte de sang et nourrissait les foules affamées. Il rencontrait les gens qui souffraient à l'endroit où ils se trouvaient et leur donnait exactement ce dont ils avaient besoin. C'était une raison suffisante pour que les gens Le suivent. Même certains des pharisiens ont suivi Christ à cause de Ses miracles.

J'ai personnellement été convaincu de suivre Jésus après qu'Il ait répondu à mon besoin le plus profond. Lorsque je suis devenu ado, je n'ai plus été certain que Dieu existait bel et bien. Je venais d'une longue lignée de pasteurs, alors comment être sûr que ma foi ne venait pas seulement d'un endoctrinement de mes parents ? Jésus est venu à moi, dans mon âme blessée et m'a montré ce que j'avais besoin de savoir : que Bouda ne m'avait pas aimé, ni Mahomet ou Confucius, mais que Jésus l'avait fait. Il m'a révélé la pure vérité de Son amour - et ça a complètement changé ma vie.

Jésus nous bénit réellement dans nos temps de besoin. Mais, tu vois, ce n'est pour Lui qu'un point de départ dans notre vie. Il nous emmène de la bénédiction au brisement parce que c'est le seul moyen de nous amener à une réelle maturité. Le chemin du brisement est la seule façon pour nous de revêtir Sa nature qui donne.

Avouons-le : notre chair déteste la pensée d'une vie qui donne parce qu'elle requiert le brisement. Pense un peu à tous ces best-sellers dont les titres évoquent la bénédiction. Maintenant, imagine un titre différent sur la couverture. Celui-ci s'appellerait : La vie qui donne. Tu te dis : “Je veux être quelqu'un qui donne,” alors tu parcours les pages. Tu lis au sujet de Paul, qui parle d'avoir fait naufrage, d'avoir été battu et lapidé parce qu'il avait été appelé à donner. Tu lis au sujet des autres apôtres qui ont été persécutés parce que Jésus les avait appelés à vivre une vie qui donne. Alors que tu lis, tu réalises bien vite : “ça, ça ne risque pas de devenir un best-seller.”

Cela a été prouvé à l'époque de Jésus. La foule a cessé de Le suivre quand Il a commencé à prêcher des vérités difficiles (voir Jean 6). Quand la foule s'est détournée pour partir, “Jésus dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu” (Jean 6:67-69).

La question de Jésus nous met dans la même position que les disciples. Nous avons l'obligation de croire qu'Il est bon et fidèle. Tu vois, nous n'avons pas à choisir notre agenda pour notre vie. Si nous le faisions, nous serions tous des gens qui obtiennent et pas des gens qui donnent. C'est pour cette raison que c'est Jésus qui doit s'occuper de notre agenda. Et quand Il nous fait prendre un chemin difficile, nous pouvons être certain qu'Il le fait dans l'amour.

vendredi 5 février 2016

IL VEUT VOIR TON SOURIRE

Imaginons que, juste avant que Jésus ne remonte au Ciel, alors qu'Il voyait l'avenir de Son Église et la moisson qui aurait lieu avant Son retour, Il ait également vu qu'il y aurait un retour en arrière. Son âme est peinée parce qu'Il voit arriver ce retour en arrière. Au lieu de moissonner une moisson blanche, Son peuple passe son temps et son énergie à rechercher le succès dans le monde et les choses matérielles.

Alors, Jésus dit au Père : “Ils ne rentreront pas la moisson. Tous les champs blancs sont laissés à l'abandon. Je vais envoyer les anges pour rentrer la moisson.” Le Père est d'accord et soudain, des milliers de créatures célestes apparaissent sur Terre, brillant d'une lumière surnaturelle.

Quelle vision ce serait : des êtres d'un autre monde, revêtus de gloire, parlant dans les églises et en public. Ils sont interviewés par des journalistes dans les journaux, à la radio et à la télé. Ils parlent de la croix, de la résurrection, de l'ascension, de l'amour de Christ et du jugement qui vient. Et ils parlent avec une telle éloquence et une telle conviction que tous sont captivés. Ils sont autant de Jonas prêchant le malheur et mettant en garde le monde.

Maintenant, imaginons qu'après un certain temps, ces mêmes anges brillants de lumière soient captivés par le monde qui les entoure. Ils sont pris par la bonne nourriture, les choses matérielles, la richesse et la sécurité. Et ils se retrouvent bientôt en train de lutter pour obtenir succès, gloire et fortune. Rapidement, ils deviennent jaloux les uns des autres, montrant de la colère, de la fierté, de l'envie et de la convoitise.

En d'autres termes, ils deviennent comme l’Église d'aujourd'hui ! Je te le demande : quelle influence auraient-ils sur le monde ? Comment pourraient-ils espérer moissonner en étant autant pris par les choses du monde ? Leur témoignage serait sans valeur et ils seraient drainés de toute puissance spirituelle, avançant dans le découragement, la peur et le doute.

Dis-moi, pourquoi quelqu'un voudrait de mon évangile s'il me voit dans cet état, stressé et sans joie ? Pourquoi croirait-il mon message : “Jésus est suffisant, Il est mon tout, c'est Lui qui pourvoit continuellement,” si je suis toujours inquiet et angoissé, sans paix ?

Personne n'écouterait un mot de ce que je dis. Ils se demanderaient plutôt : “Quelle différence apporte ton Christ ? Il ne semble pas être un si bon médecin, si tu es toujours dans cette condition.”

Bien-aimé, notre figure, le visage que nous montrons au monde, compte beaucoup. Écoute ce que Christ dit de Sa fiancée dans le Cantique des Cantiques : “Ma colombe...Fais-moi voir ta figure, Fais-moi entendre ta voix ; Car ta voix est douce, et ta figure est agréable” (Cantique des Cantiques 2:14). Christ nous dit, en quelque sorte : “Je veux voir ton sourire.” Est-ce que cela décrit ton visage ?

jeudi 4 février 2016

IL EST TEMPS DE COMMENCER A MOISSONNER

Jésus déclare : “Les champs sont prêts à être moissonnés et la moisson est abondante. Il est temps de commencer à moissonner” (voir Matthieu 9:37-38). A ce moment, la grande moisson spirituelle finale avait commencé parmi les juifs et les païens de la génération de Jésus. Et cette même moisson se poursuit jusqu'à ce que Christ revienne.

Alors que je lis ce passage, je me demande ce que Jésus a vu à Son époque qui l'a amené à dire : “La moisson est prête, il est temps de moissonner.” A-t-Il vu un réveil spirituel en Israël ? Y avait-il un réveil dans les synagogues ? Est-ce que les sacrificateurs revenaient à Dieu ? Est-ce que les scribes et les pharisiens étaient convaincus de péché ? Quelle preuve y avait-il que la moisson était prête ?

Les évangiles ne nous révèlent pas beaucoup de preuves d'un retour à Dieu. Ils montreraient même plutôt le contraire. On se moquait de Jésus dans les synagogues. Les responsables spirituels de la nation L'ont rejeté, remettant en cause Son intégrité et sa divinité. Une foule religieuse a même essayé de le jeter en bas d'une falaise. Christ Lui-même a réprimandé des villes d'Israël parce qu'elles ne se repentaient à suite à Son message : “Malheur à toi, Chorazin ! Malheur à toi, Bethsaïda ! Malheur à toi, Capernaüm !” (Voir Matthieu 11:21-23).

En ce qui concerne les foules, elles étaient enfoncées dans un désespoir chaotique. L’Écriture nous dit : “Lorsqu'Il les vit tels des brebis qui n’ont point de berger” (voir Matthieu 9:36). Voilà une société qui était remplie de crainte, stressée, déprimée. Le peuple courait partout, tels des brebis dispersées, cherchant de l'aide partout où il pouvait en trouver. Pourtant, c'est à ce moment de grande détresse que Christ a déclaré : “Les champs sont blancs, la moisson est abondante.”

Crois-tu que les paroles de Jésus au sujet d'une moisson mûre s'appliquent aujourd'hui ? Où voyons-nous des preuves du fait que les champs sont blancs et prêts pour la moisson ? Est-ce que les nations se repentent ? Y a-t-il une grande prise de conscience dans notre société ? Est-ce que l'église se réveille ? Est-ce que les responsables religieux ont faim d'un réveil, cherchant Christ tout à nouveau ? Y a-t-il un cri désespéré pour la sainteté dans cette génération ?

A quelques rares exceptions près, je ne vois rien de toutes ces choses se produire. Pourtant, ce ne sont pas ces choses qui ont ému Jésus à Son époque. Il a plutôt été ému par les tristes conditions qu'Il voyait de tous côtés. Partout où Il regardait, les gens étaient submergés par la détresse et Il a dit : “Il est temps de commencer à moissonner.”

mercredi 3 février 2016

LES OUTILS POUR LA MOISSON

“Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson” (Matthieu 9:36-38).

Jésus l'a dit clairement : “La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.” Mais alors, pourquoi y a-t-il si peu d'ouvriers ? Les églises, aujourd'hui, sont remplies de croyants qui proclament que Christ est leur vie. Des millions de dollars sont dépensés pour construire partout des centres d'adoration.

La vérité c'est que, si nous ne sommes pas capables de moissonner les âmes – si nos vies ne reflètent pas la puissance de transformation de l'évangile que nous prêchons – alors, nous nous sommes mis nous-mêmes hors-course en tant qu'ouvriers. Notre marche avec Christ devrait offrir au monde une preuve que les promesses de Dieu sont véritables.

En tant qu'ouvriers, nous sommes les outils entre les mains du Seigneur pour la moisson. A l'époque de Christ, on se servait d'une faux : une longue lame incurvée, avec un long manche. Elle était forgée par un forgeron qui la mettait dans le feu puis la plaçait sur une enclume où il la martelait et la pliait pour qu'elle prenne forme. Ensuite, tout le processus était répété, encore et encore jusqu'à ce que le côté sensé couper ait une surface aiguisée et bien tranchante.

Le symbolisme est clair : Dieu forge des ouvriers. Il ne fait pas que marteler pour chasser le péché. Et c'est ce processus de fabrication qui explique pourquoi les ouvriers sont si peu nombreux. La majorité des gens qui vont à l'église sont comme les milliers qui se sont portés volontaires avec Gédéon dans l'Ancien Testament. Dieu a vu de la peur chez beaucoup d'entre eux, sachant qu'ils endureraient le feu, le martèlement, les difficultés. Et des milliers qui ont suivi Gédéon, seuls trois cents hommes furent choisis.

La même chose se produit aujourd'hui. Ceux qui sont réellement appelés à moissonner sont appelés à endurer le raffinage, le feu et un martèlement constant pour les forger. Mais peu le supporte.

mardi 2 février 2016

SE SOUVENIR DE LA FIDELITE DE DIEU

L’Écriture nous montre que David, Job et d'autres saints de l'Ancien Testament sont sortis de leurs moments difficiles en se souvenant de la fidélité de Dieu envers les générations passées. David écrit que, à chaque fois que son cœur est dans la tristesse, « Je me souviens des jours d’autrefois, Je médite sur toutes tes œuvres, Je réfléchis sur l’ouvrage de tes mains » (Psaumes 143:5). Asaph qui a écrit douze psaumes faisait de même : « Je rappellerai les œuvres de l’Éternel, Car je me souviens de tes merveilles d’autrefois » (77:11). En effet, Asaph dit que tout Israël « se souvenait que Dieu était leur rocher » (78:35).

C'est une merveilleuse bénédiction que de se rappeler de nos délivrances passées. Deutéronome nous dit : « Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire... Garde-toi d’oublier l’Éternel » (Deutéronome 8:2-11).

Pourtant, se souvenir des délivrances de Dieu était d'avantage qu'une simple bénédiction pour les saints de l'Ancien Testament. C'était une discipline indispensable. Les israélites avaient inventé toutes sortes de rituels et de célébrations pour se rappeler des délivrances du Seigneur dans leur vie.

De la même façon, aujourd'hui, l’Église de Jésus Christ est appelée à se rappeler des délivrances passées de Dieu. Nous avons une façon de nous en souvenir qui est bien meilleure que celle de l'époque de l'Ancien Testament. Tu vois, depuis l'époque de David et d'Asaph, Dieu a déversé Son Esprit Saint et l'Esprit réside désormais dans notre corps.

Le Saint-Esprit nous réconforte dans nos moments difficiles et nous rappelle les fidélités passées de Dieu. Mais Il fait plus que cela. L'Esprit nous donne une compréhension du but qui se cache derrière nos épreuves afin que notre foi ne défaille pas.

Quand nous regardons la vie d'Asaph, nous voyons que cet homme de Dieu saint et sincère ne partage pas beaucoup d'explications avec nous dans le psaume 77. En fait, nous ne savons pas ce que cette heure d'épreuve a apporté à sa vie. Tout ce qu'il a pu dire, c'est : « Tu te frayas un chemin par la mer, Un sentier par les grandes eaux, Et tes traces ne furent plus reconnues » (Psaumes 77:19). La conclusion d'Asaph était la suivante : « Les voies de Dieu nous sont inconnues. Je ne sais pas pourquoi Il a permis que je tombe dans une telle dépression et un tel découragement. Je me réjouis simplement qu'Il m'en ait libéré. »

lundi 1 février 2016

UNE VIE QUI DONNEby Gary Wilkerson

C'est dans la nature du Père de donner. Un enfant qui grandit dans une maison qui donne apprend à partager et Jésus a cette même nature que le Père. A présent, Jésus nous appelle à être les enfants de notre Père en menant une vie qui donne.

Pour ce faire, Christ nous fournit une image puissante lors du Dernier Repas. Il partage le pain et le vin et dit : “Ce pain est mon corps, brisé pour vous. Et cette coupe est mon sang, versé pour vous” (voir Marc 14:22-23). Remarque bien ce que Jésus fait ensuite avec le pain : Il le bénit, le rompt et le donne. En faisant cela, Christ nous montre à quoi ressemble une vie qui se donne. Elle est bénie. Elle est brisée. Et elle est donnée. Voilà à quoi ressemble le fait d'être un fils ou une fille du Dieu vivant.

C'est la principale différence entre l'humain moyen, dont le but primaire est de satisfaire ses propres besoins et quelqu'un qui a trouvé un but à sa vie et qui se donne pour les autres. En Christ, nous sommes appelés à aller d'une “vie qui obtient” à une “vie qui donne.” Jésus rend cette transition possible grâce à l'Esprit, remplaçant notre esprit du monde par Son propre Esprit saint. Il nous dit : “Je vous ai béni et maintenant, vous êtes sensés répandre ces bénédictions.”

C'est une théologie glorieuse mais c'est la transition la plus difficile que nous aurons jamais à faire dans notre vie. Ces dernières années, les best-sellers chrétiens se sont concentrés sur le côté “vie qui obtient.” Leur thème central est à quel point Dieu se languit de bénir Ses enfants. Nous savons que c'est vrai à cause de la nature de Dieu qui donne. Il veut ouvrir les écluses des Cieux pour déverser Ses ressources puissantes sur nous. Il désire en effet bénir notre mariage, notre santé, nos finances. Donc, ces best-sellers ont leur place et je dois admettre que j'ai moi-même trouvé une certaine aide dans certains d'entre eux.

Mais il manque quelque chose dans ces livres. Il existe une chose bien meilleur qu'une vie bénie qui obtient : c'est une vie brisée qui donne. Une vie qui obtient est facile. Une vie qui donne est difficile – et gratifiante.

Souviens-toi : Il a béni, Il a rompu, Il a donné. Souvent, dans l'église, ce processus s'arrête après le premier pas. De nombreux chrétiens ne vont jamais au-delà de la partie concernant la bénédiction. Ils ne permettent pas que leur vie soit brisée devant Dieu, alors ils n'arrivent jamais à la dernière étape : le don. Et par conséquent, ils ne voient jamais l'accomplissement du but que Dieu a lorsqu'Il nous bénit.