lundi 30 novembre 2015

CE QUE CELA IMPLIQUE DE DEMEURER EN CHRIST by Gary Wilkerson

La grâce de Dieu ne fait pas que nous sauver : elle nous enseigne aussi.

“Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée” (Tite 2:11). Quelle bonne nouvelle ! Paul exalte la grâce glorieuse de Dieu, qui nous sauve. Et c'est la fin de l'histoire, n'est-ce pas ? Non, ce n'est pas la fin. Paul ajoute aussitôt que cette même grâce “nous enseigne à renoncer à l’impiété” (2:12).

Paul décrit ici ce que cela signifie de demeurer en Christ. Cela implique de “renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et de vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété” (2:12). En d'autres termes, la grâce de Dieu ne nous donne pas seulement la vie éternelle, mais également une vie abondante dès maintenant, aujourd'hui. La part qui nous incombe, demeurer en Christ, mène à une vie bénie, sainte et remplie de paix.

Mais Paul ne s'arrête pas là. Il donne des instructions fermes à Tite : “Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité” (2:15). Souviens-toi que le sujet de Paul dans ce passage est la grâce. Il fait le constat suivant : “Quand la grâce est prêchée mais qu'elle ne nous enseigne pas à renoncer à l'impiété, il manque quelque chose.” Si nous voulons servir Jésus, nous ne pouvons pas échapper au fait d'être corrigés, que cela vienne de la Parole de Dieu ou de nos amis. Mais il nous a également été promis ceci, au sujet de l'émondage de Dieu : “il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi [enseignés] un fruit paisible de justice” (Hébreux 12:11).

Son émondage est puissant – à la fois en souffrance et en fruits glorieux. Manques-tu de paix ? T'es-tu éloigné du Cep, ta source de vie, pour puiser à d'autres sources ? Demande à Dieu d'émonder ton cœur. Il coupera, nettoiera et ôtera les choses qui n'ont pas leur place et lorsqu'Il aura fini, l'arbre glorieux qui était dans ton jardin aura peut-être l'air de n'être pas d'avantage qu'un moignon. Mais ce qui poussera de ce moignon sera du fruit tel que tu ne l'as jamais imaginé – quelque chose que tu n'aurais pas pu produire par toi-même. 


Pourquoi une telle lame tranchante est-elle nécessaire dans cette partie de l'enseignement de Jésus ? Il explique : “Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite” (Jean 15:11). “Parfaite” implique profonde, complète, puissante. Quelle parole belle et véritable Il a donné à Ses disciples lors de leurs adieux – et ces paroles sont une manne pour nous aujourd'hui. La taille et l'émondage de Dieu produisent de la joie – une joie qui vient de la main du maître vigneron qui nous aime.

samedi 28 novembre 2015

ABRAHAM ET LA FAMINE SPIRITUELLE by Claude Houde

La famine allait en empirant, alors Abraham a commencé à s'éloigner doucement de son autel. Regarde-le bien, parce que Abraham, c'est toi et moi à un moment où à un autre de notre marche chrétienne. Tu dis : “J'ai perdu quelque chose : ma passion pour la prière, ma paix, mon adoration, ma joie, mon zèle pour Sa maison, ma bonté, ma générosité, ma capacité à être touché par les besoins des gens autour de moi ou au loin.” Abraham a perdu son autel parce qu'il y avait une famine.

Qu'est-ce que la famine ? La famine, c'est une série de coups violents, une blessure après l'autre. C'est lorsque nous traversons des temps de déception et que nous essayons bravement de continuer comme si tout allait bien. Abraham avait perdu son objectif, sa vision. Écoute-le réfléchir à l'idée : “afin que j'aille bien, qu'on me laisse tranquille, que ma vie soit épargnée” (voir Genèse 12:10-13).

Abraham mourait lentement dans les griffes d'une famine spirituelle. Il perdait non seulement sa ferveur et son but mais aussi son privilège et sa foi. L'homme qui avait été appelé la source des bénédictions a commencé à rejeter de façon tragique ce qui l'avait rendu grand : la foi même qui avait attiré la faveur de Dieu sur lui et à travers lui pour toucher et bénir les autres.

Et la maison de Pharaon a été frappée de grandes plaies à cause d'Abraham et de Sarah. Pharaon a dit : “Pourquoi m'as-tu mentis et as-tu attiré ces plaies sur ma maison ?” (voir Genèse 12:17-18). Abraham n'était plus une source de joie et de respect. En fait, il était devenu quelqu'un qui attirait la honte et la douleur. Il avait complètement perdu sa foi et sa confiance en Dieu.

Approche-toi, regarde-le bien. Il était tourmenté, effrayé et son héritage spirituel était en danger. Tandis que nous nous agenouillons à ses côtés, nous réalisons pourquoi il était considéré comme le père de la foi. Il n'était pas un modèle parce qu'il était sans tache ni péché, ni parce que sa vie a été une succession ininterrompue d'exploits, de sagesse et de perfection immaculée. La Bible ne traite pas son péché à la légère et ne le justifie en aucune façon. Mais Abraham a un message pour nous tous simplement parce qu'il a su comment reconstruire son autel et retrouver Dieu. “ Il dirigea ses marches... jusqu’au lieu où était sa tente au commencement,... au lieu où était l’autel qu’il avait fait précédemment. Et là, Abram invoqua le nom de l’Éternel” (Genèse 13:3-4).

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Claude Houde, pasteur de l'église Nouvelle Vie à Montréal, au Canada, intervient régulièrement dans les conférences de Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier. Sous sa direction, l'église Nouvelle Vie est passée d'une poignée de gens à plus de 3500 dans une région du Canada qui compte peu d'églises protestantes en expansion.

vendredi 27 novembre 2015

UN NUAGE DE CONFUSION

Je me demande combien de chrétiens qui lisent ce message sont en ce moment dans un brouillard de confusion. Est-ce que cela te décrit ? Peut-être que tes prières restent sans réponse ? Tu es continuellement abattu. Tu affrontes des choses dans ta vie que tu ne peux pas expliquer. Tu es déçu par les circonstances et par les gens. Tu doutes continuellement de toi, tu es assailli de questions et tu examines continuellement ton cœur pour voir où tu t'es trompé. Tu te sens mélancolique, désespéré, indécis – et tu ne peux pas te débarrasser de cet état.

Tu es peut-être un croyant affermi. Pendant des années, tu as entendu le véritable évangile être prêché et maintenant, tu doutes et tu ne te sens pas à ta place. Tu ne ressens pas la joie du Seigneur de la façon dont tu la ressentais auparavant. Alors, tu te demandes si le Seigneur est en désaccord avec toi.

Laisse-moi te poser une question : crois-tu en Ses promesses ? T'empares-tu de Sa précieuse Parole ? Est-ce que tu mènes l'offensive contre Satan à l'aide de la Parole que tu as entendu prêchée ? Ou bien ignores-tu la fidélité passée de Dieu à ton égard ? Crois-tu qu'Il se tient à tes côtés, contrôlant tout ce qui concerne ta vie ? Si ce n'est pas le cas, tu as ouvert la porte aux ténèbres.

Jésus décrit la personne qui vit dans les ténèbres en disant : “celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va” (Jean 12:35). En d'autres termes : “une telle personne a perdu son chemin. Ses pas sont confus, il est indécis et il marche dans l'aveuglement.”

Je sais ce que c'est que d'entrer dans de telles ténèbres. Les choses deviennent déroutantes. Tu ne peux plus entendre une parole claire de la part de Dieu. Tu veux des réponses rapidement, criant à Dieu : “Oh, Seigneur, je ne Te vois ni ne T'entends plus aussi bien qu'avant.” Tu finis par Lui demander d'être plus compatissant, d'avoir d'avantage pitié de ta condition. 


Mais la vérité, c'est que le Seigneur n'a aucune pitié pour une franche incrédulité. Il est peiné par elle. Il s'attend à ce que nous marchions dans la lumière que nous avons reçue. Nous devons nous confier dans Sa Parole et nous emparer de Ses promesses. Quand nous revenons à la connaissance de Sa Parole et à la conviction du Saint-Esprit, nous sortons de ces ténèbres – mais seulement à cette condition !

jeudi 26 novembre 2015

MARCHER DANS LA LUMIERE

“Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point” (Jean 12:35). Les ténèbres ici signifient : “aveuglement spirituel, confusion, perte de clarté, obscurité.” Je me suis demandé : “les ténèbres sur ceux qui aiment Jésus ? Comment une telle obscurité pourrait-elle tomber sur le peuple de Dieu ?”

Je l'admets volontiers : j'ai personnellement été inondé de la lumière de Jésus. En plus de cinquante ans de ministère, j'ai été témoin de la puissance du Seigneur qui ramène à la vie ceux qui étaient spirituellement morts. J'ai vu de nombreuses personnes sortir du tombeau de la drogue et de l'alcoolisme. Mon livre La croix et le poignard avait pour but de montrer la puissance de Dieu qui accomplit des miracles. J'ai passé toute ma vie à voir des morts-vivants revenir à la vie grâce à Sa puissance de résurrection.

J'ai vu de nombreux autres rayons de lumière – depuis les noms de Dieu qui donnent la vie à l'accomplissement de Ses prophéties, en passant par les promesses de Sa Nouvelle Alliance. En un sens, j'ai été témoin de tout ce que Jean 12 décrit et bien plus encore. En effet, Dieu a révélé à Son peuple aujourd'hui ce que les yeux de ces juifs ne pouvaient pas voir. Nous savons, pas seulement par les Écritures, mais par expérience, que Dieu a préparé de grandes choses pour ceux qui L'aiment. Nous avons reçu un Nouveau Testament pour nous instruire de ces choses et nous avons reçu le Saint-Esprit pour nous enseigner. De la même façon, nous avons “de meilleures promesses,” et nous pouvons ainsi devenir participants de Sa nature divine.

Il nous a aussi été donné des enseignants, des pasteurs, des évangélistes et des prophètes oints pour inonder nos cœurs et nos esprits de lumière. Ils nous immergent dans la vérité, nous remplissent de glorieuses promesses et nous rappellent que Dieu est fidèle pour nous délivrer, encore et encore. Je te le demande : avec toutes ces merveilleuses bénédictions, comment pourrions-nous être recouverts de nuages de ténèbres ?

Habituellement, quand nous pensons à des ténèbres spirituelles, nous pensons aux athées. Ou nous pensons à des pécheurs blasés et satisfaits de leur péché, avançant en tâtonnant dans la peine et le vide. Mais ce n'est pas le genre d'obscurité que décrit Jésus ici, dans Jean 12. Non, cette obscurité est un nuage de confusion, un aveuglement spirituel, une indécision, une mélancolie de l'âme et de l'esprit – et elle vient sur les croyants. 


Quand cela se produit, quand nous sommes assaillis par la tentation ou le désespoir, nous devons dire avec confiance : “Tu as délivré Tes serviteurs de façon surnaturelle au cours de l'Histoire. Fais-le encore et que Ta force soit rendue parfaite dans ma faiblesse.”

mercredi 25 novembre 2015

ÉMERVEILLÉ PAR SON AMOUR

Nous devons prendre à cœur cette parole de la parabole de Christ : “Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette...ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?” (Matthieu 18:32-33).

Voilà la question pour tous les chrétiens : “Est-ce que je pardonne mes frères et soeurs ? Est-ce que je m’accommode de leurs différences ?” Si je refuse de les aimer et de leur pardonner, comme je l'ai été, Jésus m'appelle “méchant serviteur.”

Comprends-moi bien : cela ne veut pas dire que nous devons tolérer les compromis. Paul a prêché la grâce avec assurance mais il a aussi instruit Timothée : “prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant” (2 Timothée 4:2). Nous devons être des gardiens intègres de la pure doctrine.

Mais nous ne devons pas utiliser la doctrine pour construire des murs entre nous. C'était le péché des pharisiens. La loi leur disait : “Respectez le Sabbat,” mais cet ordre n'était pas suffisant pour leur chair. Ils y ont ajouté leurs propres gardes-fou, leurs multiples règles et règlements en vue de restreindre au maximum les activités physiques le jour du Sabbat. La loi disait aussi : “Ne prononcez pas le nom de Dieu en vain.” Mais les pharisiens ont construit encore d'avantage de murs, disant : “Nous ne prononcerons même pas le nom de Dieu. Ainsi, nous ne pourrons pas le prononcer en vain.”

Quelle a été la réponse du roi à l'ingratitude de son serviteur dans la parabole de Jésus ? L’Écriture dit : “Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait” (Matthieu 18:34). Dans le texte original grec, on lit : “emmené dans les profondeurs et tourmenté.” Je ne peux pas m'empêcher de penser que Jésus parle ici de l'enfer.

Alors, que nous dit cette parabole ? Comment Christ a-t-il résumé ce message à Ses disciples, Ses plus proches compagnons ? “C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur” (18:35).

Quand je lis cette parabole, je frémis. Elle me donne envie de tomber face contre terre et de demander à Jésus un baptême d'amour envers mes frères serviteurs. Voilà ma prière et je te conjure de la faire tienne également : 


“Seigneur, pardonne-moi. Je suis si facilement provoqué par les autres et je réponds trop souvent par la colère. Pourtant je ne sais pas où j'en serais dans ma vie s'il n'y avait pas eu Ta grâce et Ta patience. Je suis émerveillé par Ton amour. S'il-te-plaît, aide-moi à comprendre et à accepter pleinement Ton amour pour moi. Ainsi, je serai capable d'être patient envers mes frères, par Ton esprit d'amour et de miséricorde.”

mardi 24 novembre 2015

L'AMOUR MERVEILLEUX DE DIEU

Qu'est-ce qui est à l'origine du jugement que nous portons sur les autres ? Pourquoi des serviteurs de Dieu, à qui il a été tant pardonné, maltraitent-ils leurs frères et refusent la communion avec eux ? Il est souvent possible de remonter ce problème jusqu'au péché le plus douloureux qui soit : le mépris de la bonté de Dieu.

Je ne suis arrivé à cette conclusion qu'en cherchant la réponse dans mon propre cœur. Je me suis rappelé de ma lutte personnelle pour accepter la miséricorde et la bonté de Dieu envers moi. Pendant des années, j'ai vécu et prêché en étant sous un lien légaliste. J'essayais de toutes mes forces de répondre aux critères que je pensais mener à la sainteté. Mais il s'agissait surtout d'une liste de “il faut… il ne faut pas...”

La vérité, c'est que je me sentais mieux en lisant les prophètes tonitruants qu'auprès de la croix, où mon besoin était mis à nu. Je prêchais la paix mais je ne l'avais jamais réellement expérimentée. Pourquoi ? Parce que je n'étais pas sûr de l'amour du Seigneur et de sa tolérance envers mes échecs. Je me voyais moi-même comme étant si faible et mauvais que j'étais indigne de l'amour de Dieu. En résumé, je considérais d'avantage mes péchés que Sa grâce.

Parce que je ne ressentais pas l'amour de Dieu pour moi, je jugeais tout le monde. Je voyais les autres de la même façon que je me percevais moi-même : comme des gens vivant dans le compromis. Ça affectait ma façon de prêcher. Je fulminais contre le mal chez les autres quand je le sentais se dresser dans mon propre cœur. Tout comme le serviteur ingrat, je n'avais pas cru la bonté de Dieu envers moi (voir Matthieu 18:32-33). Et, parce que je ne m'appropriais pas Sa patience pleine d'amour envers moi, je n'en avais pas pour les autres.

Finalement, la véritable question est devenue claire pour moi. Ce n'était plus : “Pourquoi tant de chrétiens sont-ils si durs et rancuniers ?” Non, je me suis demandé : “Comment puis-je réellement obéir au commandement de Christ d'aimer les autres comme Il m'a aimé si je ne suis pas convaincu qu'Il m'aime ?” 


Paul nous avertit : “Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ” (Éphésiens 4:31-32).

lundi 23 novembre 2015

PORTER PLUS DE FRUITS by Gary Wilkerson

Jésus dit : “tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit” (Jean 15:2)

Les chrétiens qui portent du fruit sont émondés ? Ce n'est pas ce que la majorité d'entre nous attend d'une vie au service de Dieu. Au plus profond de nous, chacun attend une récompense. Après tout, n'est-ce pas justice ?

Ce que Jésus dit ici va à l'encontre de ce que nous pensons par intuition et par notre culture. Quand j'étais jeune, il était difficile d'obtenir un compliment pour ce que nous faisions. Aujourd'hui, le simple fait pour un enfant d'être dans une équipe de sport lui permet de remporter un trophée. Ne crois pas que je suis un vieil homme amer qui pense qu'il n'a jamais eu ce qu'il méritait. Et je suis tout à fait pour le soutien sans faille que de nombreux parents apportent à leur enfant aujourd'hui. Mais notre société commence à découvrir l'effet négatif de trop couver nos enfants. Cela leur enseigne à détester être corrigé et, dans la mesure où ils sont félicités pour tout ce qu'ils font, ils croient que tout ce qu'ils font est bien.

Cela décrit bien l'Eglise d'aujourd'hui. En tant que chrétien, nous profitons d'un amour inconditionnel, mais nous détestons être corrigés. Dans Son analogie avec le cep, Jésus dit que notre Père veut que nous connaissions un amour plus profond que le simple fait d'être dorloté. Notre Dieu qui nous aime dit, en effet : “Oui, tu portes du bon fruit et ça Me fait plaisir. Mais Je veux augmenter ta joie d'une vie abondante. Et Je vais le faire en t'émondant d'avantage.”

“il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.” La majorité d'entre nous ne comprend pas ce concept. Ma femme et moi l'avons appris durement l'année dernière quand un jardinier a émondé nos plantes. Nous sommes revenus d'un déplacement pour découvrir que toutes les choses vertes de notre jardin avaient été réduits à l'état de moignon. Notre beau jardin ressemblait au paysage stérile d'une autre planète. Nous étions prêts à virer cet homme !

Mais quand le printemps est venu cette année, chaque plante avait deux fois plus de pousses que d'habitude. Chacune avait poussé plus vite et plus haut, et ce qui n'était qu'un fatras était maintenant propre et beau, prêt à porter du fruit. Quand Dieu émonde notre vie, c'est comme ça. Ce n'est pas facile pour nous – en fait, c'est douloureux. Et ce n'est pas beau – mais ça porte des fruits glorieux qui n'auraient jamais vu le jour autrement.

samedi 21 novembre 2015

TROUVER TON FEU by Nicky Cruz

De récentes études ont prédit que, d'ici à 2020, l'islam serait le principale religion en Norvège et dans tous les pays scandinaves. Si cela se vérifie, on peut s'attendre à voir l'islam devenir la religion d'état en Norvège dans les années qui suivront. C'est ce qui s'est produit dans tous les autres pays où les musulmans ont développé leur emprise.

Cela me rend triste de voir le peu d'impact qu'ont eu les chrétiens en Europe. Nous avons été complètement impuissant à atteindre les perdus avec efficacité – pas seulement en Europe mais aussi aux États-Unis. Nous prions pour que Dieu étende nos limites, pour qu'Il aide le corps de Christ à croître et à se développer, mais si peu de dénominations le voit se produire. La plupart rétrécisse et certaines meurent complètement.

Qu'est-ce qu'il faudrait pour que Dieu se saisisse finalement de la situation et nous apporte les transformations dont nous avons besoin – la transformation pour laquelle nous prions ? Quand nous lèverons-nous enfin pour faire une sérieuse brèche dans l'emprise de Satan sur le monde ?

La réponse est si simple qu'il parait étrange de devoir la dire. Nous devons nous confier en Dieu pour de grands miracles ! Nous devons nous lever ensemble avec des cœurs contrits et une foi audacieuse, demandant à Dieu de faire de nous de puissants combattants pour le royaume. Comme les jeunes gens qui travaillent avec nous – nos « Douze Disciples » – nous devons ouvrir nos cœurs et nos vies à Dieu et Lui permettre d'instiller Sa passion pour les âmes en nous, de développer dans nos cœurs une obsession pour les âmes. De nous briser, de nous utiliser, de nous rendre capable de servir !

Quand on regarde à notre petit groupe de jeunes gens, ces douze héros inattendus, ces douze enfants meurtris et cabossés qui possèdent tout juste quelques vêtements et une passion brûlante dans leur cœur, et que l'on voit avec quelle puissance Dieu les utilise en première ligne de la bataille, on commence à entre-apercevoir ce que Dieu peut faire avec ne serait-ce que la plus petite mesure de foi. On voit alors ce qui a permis à la première église de connaître une croissance exponentielle, attirant des milliers de gens à la foi à partir de seulement une poignée de disciples. On comprend ce qui attirait les gens vers le message – le message de Jésus. Et l'on voit tout ce que Dieu peut accomplir à partir de très peu de choses.

“Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes” (1 Corinthiens 1:27).

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Nicky Cruz, évangéliste connu internationalement et auteur prolifique s'est tourné vers Jésus, quittant une vie de violence et de crimes après avoir rencontré David Wilkerson à New York en 1958. L'histoire de sa conversion dramatique a d'abord été racontée dans La Croix et le Poignard par David Wilkerson puis dans son propre best-seller Du ghetto à la vie.

vendredi 20 novembre 2015

LA BONTE DE DIEU

“Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?” (Romains 2:4).

Que veut dire Paul lorsqu'il dit que cette personne méprise les richesses de la bonté de Christ ? Le terme utilisé pour mépriser ici signifie : “il ne peut pas croire que c'est possible.” En d'autres termes, ce croyant dit : “Une telle grâce et une telle miséricorde, c'est impossible. Je ne peux pas le concevoir.” Cela ne colle pas avec sa propre théologie. Alors, au lieu de l'accepter, son esprit s'y oppose.

Pourquoi est-ce que le serviteur ingrat de Matthieu 18:23-35 n'a pas accepté la miséricorde du roi ? Pour cette raison : il ne prenait pas au sérieux l'énormité de son péché.Pourtant, le roi lui avait déjà dit : “Tu es libre. Il n'y a plus de culpabilité, plus de condamnation sur toi, plus de mise à l'épreuve ni d'œuvre requise. Tout ce que tu as à faire à présent, c'est te concentrer sur la bonté et l'indulgence que Je t'ai manifestées.”

Malheureusement, une personne qui n'accepte pas l'amour n'est pas capable d'aimer quelqu'un d'autre. Il devient seulement juge envers les autres. C'est ce qui est arrivé à ce serviteur. Il est passé à côté de ce que la miséricorde du roi voulait lui montrer. Tu vois, l'indulgence et le pardon immérité de Dieu ont un seul but : nous conduire à la repentance. Paul demande : “Ne réalisez-vous pas que la bonté de Dieu vous mène à la repentance ?”

Il est clair dans cette parabole que c'est la raison pour laquelle le maître a pardonné à son serviteur. Il voulait que cet homme de confiance se détourne de ses propres œuvres de la chair afin de se reposer dans la bonté incroyable du roi. Un tel repos l'aurait libéré et rendu capable d'aimer et de pardonner les autres en retour. Mais, au lieu de se repentir, le serviteur est reparti en doutant de la bonté de son maître. Il a décidé d'avoir un plan de secours. Et, méprisant la miséricorde du roi, il a jugé les autres.

Peux-tu imaginer l'esprit torturé d'une telle personne ? Cet homme a quitté un lieu saint de pardon où il avait expérimenté la bonté et la grâce de son maître. Mais, au lieu de se réjouir, il a méprisé l'idée d'une telle liberté. Je te le dis, tout croyant qui pense que la bonté de Dieu est impossible s'ouvre lui-même à tous les mensonges de Satan. Son âme n'a aucun repos. Son esprit est constamment en tumulte. Et il a continuellement peur du jugement.


Je me demande combien de chrétiens à l'heure d'aujourd'hui vivent cette existence torturée. Est-ce pour cette raison qu'il y a tant de luttes, tant de divisions dans le Corps de Christ ? Est-ce pour cette raison que tant de pasteurs n'arrivent pas à s'accorder, pour cette raison que tant de dénominations refusent la communion les unes avec les autres ?

jeudi 19 novembre 2015

LA RESPONSABILITE DE LA GRACE

Dans la parabole de Matthieu 18:23-35, le roi a-t-il négligé le péché de son serviteur ? A-t-il jeté un œil à sa dette et l'a-t-il simplement excusé ? Non, pas du tout. Le fait est que, en lui pardonnant, le roi a placé sur cet homme une pesante responsabilité, une responsabilité encore plus grande que ne l'était le fardeau de sa dette. En effet, son serviteur devait encore d'avantage à son maître qu'auparavant. Comment ? Il était responsable de pardonner et d'aimer les autres, tout comme le roi l'avait fait pour lui.

Quelle incroyable responsabilité ! Et elle ne peut pas être séparée du reste des enseignements du royaume de Christ. Après tout, Jésus a dit : “mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Matthieu 6:15). Ce point est très clair : “Si vous ne pardonnez pas aux autres, je ne vous pardonnerai pas.” Cette parole n'est pas une option, il s'agit d'un ordre. Jésus nous dit, en gros : “J'ai été indulgent envers vous. Je vous ai traité avec amour et miséricorde et Je vous ai pardonné uniquement à cause de Ma bonté et de Ma miséricorde. De la même façon, vous devez être aimant et miséricordieux envers vos frères et sœurs. Vous devez leur pardonner librement, comme Je vous ai pardonné. Vous devez manifester à tous la même grâce et le même amour que ce que Je vous ai manifesté, que vous soyez à la maison, dans votre église, sur votre lieu de travail ou dans la rue.

Paul se réfère à cet ordre de Jésus lorsqu'il dit : “De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi” (Colossiens 3:13). Il expose ensuite comment nous devons chercher à obéir à ce commandement : “Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement...Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l'amour, qui est le lien de la perfection” (3:12-14).

Qu'est-ce que cela implique de « se supporter » ? Le mot grec utilisé ici signifie : “être indulgent, tolérer.” Cela suggère d'endurer des choses que nous n'aimons pas. Il nous est dit de tolérer les manquements des autres, de supporter des façons de faire que nous ne comprenons pas.

mercredi 18 novembre 2015

ACCEPTER SA GRÂCE

Jésus a donné la parabole de Matthieu 18:23-35 afin de nous montrer un exemple de serviteur talentueux, à qui l'on faisait confiance, qui se révèle soudain être le roi des dettes. Voilà quelqu'un qui n'est pas méritant, plein de mauvaises motivations, incapable de compassion. Pourtant, son maître lui pardonne librement – tout comme Jésus l'a fait pour toi et moi.

Permets-moi de parler brièvement de la repentance. Ce concept est souvent défini comme un “demi-tour.” Il parle d'un virage à 180° par rapport au chemin que nous suivions avant. La repentance est également décrite comme étant accompagnée d'une tristesse venant de Dieu.

Mais, une fois encore, la Nouvelle Alliance, prend un concept de l'Ancien Testament et l'emmene un peu plus loin. Se repentir, c'est faire bien plus que se détourner des péchés de la chair – plus que d'être attristé au sujet du passé et du fait d'avoir peiné le Seigneur. D'après la parabole de Jésus, se repentir c'est se détourner de la maladie de l'esprit qui nous fait croire que nous pouvons d'une façon ou d'une autre réparer nos péchés.

Cette maladie touche des millions de croyants. A chaque fois qu'un tel chrétien tombe dans le péché, il pense : “Je peux faire en sorte de rétablir les choses avec le Seigneur. Je vais Lui apporter des larmes sincères, une prière plus sérieuse et lire d'avantage ma Bible. Je suis déterminé à me réconcilier avec Lui.” Mais c'est impossible. Ce genre de façon de penser conduit à un seul endroit : le désespoir. De telles personnes luttent constamment, chutent constamment et ils finissent par se satisfaire d'une fausse paix. Ils poursuivent une sainteté simulée, fabriquée de toute pièce, se convainquant eux-mêmes d'un mensonge.

Dis-moi, qu'est-ce qui t'a sauvé ? Était-ce tes larmes et tes supplications sincères ? Ton profond chagrin d'avoir attristé Dieu ? Ta résolution sincère de te détourner du péché ? Non, ce n'était aucune de ces choses. C'est uniquement par grâce que tu es sauvé. Et, tout comme le serviteur de la parabole, tu ne le méritais pas. En fait, tu n'en es toujours pas digne, peu importe à quel point ta marche est sainte.

Voilà une formule toute simple pour la vraie repentance : “Je dois renoncer, une fois pour toute, à l'idée de pouvoir un jour rembourser le Seigneur. Je ne pourrai jamais par moi-même entrer dans Ses bonnes grâces. C'est pourquoi aucun effort et aucune bonne œuvre de ma part ne pourra effacer mon péché. Je dois simplement accepter Sa miséricorde. C'est le seul chemin vers le salut et la liberté.”

mardi 17 novembre 2015

AVOIR FAIM DE DIEU

Quand le réveil a commencé à Jérusalem, un ange a parlé à l'apôtre Philippe, lui disant de se rendre dans le désert de Gaza où il rencontrerait un diplomate éthiopien dans un char. Philippe a trouvé l'homme en train de lire dans le livre d'Esaïe et il lui a demandé : “:Comprends-tu ce que tu lis ?” (Actes 8:30).

Apparemment, le diplomate lisait et relisait un passage qui le surprenait : “On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance … Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards” (Esaïe 53:9-11).

Essaye d'imaginer l'excitation de cet éthiopien tandis qu'il lisait ces choses magnifiques. Bien sûr, il avait faim de Dieu, sinon il n'aurait pas été en train de lire les Écritures. Et voilà que les prophéties d'Esaïe révélaient la venue d'un roi éternel. A chaque révélation, le diplomate devait s'être demandé : “Qui est cet Homme merveilleux ?”

D'abord, “Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus” (Actes 8:35). Philippe a expliqué au diplomate : “L'Homme au sujet duquel vous lisiez est déjà venu. Son nom est Jésus de Nazareth et Il est le Messie.”

Ensuite, Philippe a expliqué Esaïe 53:11 : “A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards.” Philippe disait au diplomate : “L’œuvre de Christ était la crucifixion. C'est à ce moment là qu'Il a été brisé et enterré. Mais le Père L'a ressuscité des morts et, à présent, Il est vivant dans la gloire. Tous ceux qui confessent Son nom et qui croient en Lui deviennent Ses enfants. En effet, la semence de Christ vit dans toutes les nations. C'est de cette façon que Sa vie est prolongée – au travers du Saint-Esprit dans Ses enfants. Et maintenant, tu peux être Son enfant également.”

Quelle nouvelle incroyable pour l'éthiopien. Il n'est pas surprenant qu'il ait été si désireux de sauter en bas de son char et d'être baptisé. “il répondit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque” (Actes 8:37-38).

lundi 16 novembre 2015

DEMEURER ATTACHÉ AU CEP by Gary Wilkerson

“ Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron” (Jean 15:1)

Quand Jésus parle de Lui comme étant le “vrai” cep, Il veut dire qu'il s'agit de quelque chose de plus qu'une simple information qui serait vraie. “Vrai” ici véhicule le même sens que l'expression “véritable ami” - signifiant réel, véritable, authentique, toujours là pour te soutenir de façon concrète.

Mais qu'en est-il du vigneron, notre Père céleste ? Il entretient Sa vigne parfaitement, avec amour. C'est Son travail que de permettre à la vie de continuer à couler au travers de nous et on peut Lui faire confiance pour mettre les choses à leur place pour qu'elles puissent grandir. C'est pour cette raison que nous n'avons pas à nous inquiéter de nos vies tandis que nous résidons en Christ, greffé au cep. Nous recevons un véritable flot de vie venant de Jésus et notre Père prend soin de nous.

Si nous sommes greffés au cep, ne devrions-nous pas naturellement porter du fruit ? Nous savons que nous sommes sauvés et en sécurité en Christ, graciés par l'amour du Père. Comment pourrions-nous ne pas porter de fruit en conséquence ?

Encore une fois, Jésus nous fourni la clé : “Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi” (Jean 15:4). Voilà une autre phrase qui déclenche un signal d'alarme chez de nombreux chrétiens : “si vous ne demeurez en moi.” Certains disciples sont effrayés lorsqu'ils lisent ceci. Ils créent des “il faut que” et des “il ne faut pas” qui les coupent en fait de la vraie vie.


Il est vrai que la constatation que fait Jésus ici est conditionnelle, impliquant que nous avons notre part à jouer. Mais l'autre partie de l'équation est : Jésus demeure en nous – et Sa présence en nous est ferme, constante, inébranlable : “Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point” (Hébreux 13:5). Quand Christ dit : “si vous ne demeurez en moi,” Il ne parle pas de notre salut – parce que notre salut a été acquis une fois pour toute à la croix. Il parle du fruit de l'Esprit dans notre vie – notre témoignage, notre marche dans la justice, notre joie et notre paix.

samedi 14 novembre 2015

PAS D'ABRACADABRA by Jim Cymbala

Il n'existe pas de meilleur exemple de l'action puissante de Dieu dans une ville que l'histoire qui nous est rapportée dans Actes 11:20-21 : “Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.”

Il y a eu une telle moisson d'âme que Barnabas a été envoyé de Jérusalem pour vérifier tout cela. “Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit...Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur” (versets 23-24).

Qui étaient ces hommes qui ont lancé une église si puissante qu'elle a finalement surpassé l'église mère de Jérusalem ? Nous ne connaissons pas leur nom. Nous ne connaissons pas leur méthodologie. Mais nous savons deux-trois choses à leur sujet : “ils leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus” et “la main du Seigneur était avec eux” (versets 20-21).

Cette église a été la première véritable église multiculturelle, avec des responsables multiculturels, d'après Actes 13:1 : Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, des responsables juifs, quelques grecs, Manahen, l'ami d'enfance de Hérode (ce qui l'aurait rendu suspect pour tout le monde !) Pourtant, ils travaillaient ensemble dans un puissant modèle d'unité inter-culturelle.

La haine entre les juifs et les païens du premier siècle était encore plus grande que les luttes raciales d’aujourd’hui. Dieu a attaqué le problème de front, car Il construisait Son église à Sa façon.

Le racisme à New York est pire maintenant qu'il ne l'était il y a dix ans. Un esprit de dureté prévaut dans de nombreuses églises. Nous avons désespérément besoin de l'amour de Dieu pour surmonter ces tensions, comme cela a été le cas à Antioche il y a longtemps.

Aucun enseignement à la mode ne pourra résoudre le problème. Il n'existe pas de raccourci, pas de formule magique qui puisse défaire Satan. Un homme m'a dit une fois : “Tu sais, tu devrais acheter une carte topographique de Brooklyn pour trouver le point le plus haut du quartier. Ensuite, tu pourrais aller là-haut et prier contre les esprits mauvais qui règnent là.

D'autres disent : “La clé pour déverser la puissance de Dieu, c'est de chanter dans les rues de ta ville. Organise une marche, fabrique des bannières et proclame la souveraineté de Dieu au cours d'une grande parade.” D'autres encore disent : “Réprimande le diable en faisant face au nord et tape du pieds en le faisant. Ça t'apportera la victoire.”

Oublions les techniques à la mode. Si nous triomphons dans la prière, Dieu fera ce que Lui seul peut faire. Comment Il fait les choses, quand Il les fait et de quelle manière, ça Le regarde. Le nom de Jésus, la puissance de Son sang et la prière de la foi n'ont pas perdu leur puissance.

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Jim Cymbala a ouvert l'église de Brooklyn Tabernacle avec moins de vingt membres dans un petit immeuble délabré dans un quartier difficile. Né à Brooklyn, il est un ami de longue date à la fois de David et de Gary Wilkerson et un intervenant fréquent lors des conférences d'Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 13 novembre 2015

FAIS-LE ENCORE, SEIGNEUR !

Dans Marc 8, Jésus nourrit une fois de plus une foule – cette fois de quatre mille personnes – avec seulement sept pains et quelques poissons. Une nouvelle fois, les disciples ont récupéré sept paniers de reste (voir Marc 8:5-8). Pourtant, Christ a discerné que les disciples n'acceptaient toujours pas Sa puissance qui accomplit des miracles, alors Il leur a demandé : “Avez-vous toujours le cœur endurci ?” (Marc 8:17).

Je m'imagine les disciples après cette deuxième fois où Jésus a nourrit la foule, assis confondus. Ils ont dû penser : “Ça ne peut pas être en train d'arriver. Si Jésus est réellement Dieu, pourquoi nous choisirait-Il pour partager une telle puissance ? Nous ne sommes que des pécheurs sans éducation. Pourquoi marcherait-Il sur les eaux pour monter dans notre petit bateau au lieu de révéler ce miracle à un groupe de gens qui en seraient plus dignes ?”

Tu t'es probablement demandé la même chose à ton sujet, à certains moments : “il y a des milliards de gens sur cette terre. Pourquoi Dieu me parlerait-Il à moi ? Pourquoi m'a-t-Il choisi ?” La raison, c'est qu'il s'agit d'un miracle absolu. Ta conversion était totalement surnaturelle. Il ne s'agit pas seulement d'un événement naturel inexpliqué – non, il n'y avait rien de naturel là-dedans.

Pourquoi ? Parce qu'il n'y a rien de naturel au sujet de la vie chrétienne. Tout est surnaturel. Il s'agit d'une vie qui repose sur des miracles depuis le tout début (y compris ta conversion). Et elle ne peut tout simplement pas être vécue sans la foi dans le surnaturel.

La puissance qui te garde en Christ est totalement surnaturelle. Le monde vit dans les ténèbres, mais tu as la lumière parce que tu vis dans le royaume du surnaturel. Il n'y a rien de naturel au fait que ton corps est le temple du Saint-Esprit. Rien n'est naturel dans le fait d'être le lieu où réside le Dieu de l'univers.

Pourtant, c'est souvent là que l'endurcissement se produit. Les gens commencent à attribuer les œuvres surnaturelles de Dieu dans leur vie à l'ordre naturel des choses. Il est dangereux d'oublier Ses miracles. Il est effrayant de regarder en arrière aux merveilles divines et de dire : “Ça s'est juste produit, c'est tout.” A chaque fois que tu ôtes le “sur” au “surnaturel”, ton cœur s'endurcit un peu plus.

Cher saint, tu dois simplement accepter cela par la foi : le même Dieu surnaturel qui a nourri une foule de plusieurs milliers de personnes avec seulement quelques pains œuvrera aussi surnaturellement dans tes crises. Sa puissance qui accomplit des miracles te délivrera de tous liens. Elle te rendra capable de marcher dans la liberté. Et Il utilisera ta faiblesse – en fait, ton état le plus bas – pour montrer au monde les miracles qu'accomplit Sa puissance protectrice.

Des moments difficiles s'abattront avec certitude sur tous ceux qui suivent Jésus. Mais quand ces temps viendront, nous devrons rester dans la confiance : “Fais-le encore, Seigneur. Tu as déjà accompli des miracles dans ma vie. Tu as délivré tes serviteurs de façon surnaturelle tout au long de l'Histoire. Que ta force soit rendue parfaite dans ma faiblesse.”

jeudi 12 novembre 2015

RIEN A CRAINDRE

Dieu a dit à Israël : “Vous ne M'avez pas cru lorsque Je vous ai dit que vous n'aviez rien à craindre, que Je combattrai pour vous. Vous avez complètement oublié que Je vous ai porté comme on porte un enfant et que J'ai pris soin de vous. Vous ne M'avez jamais fait confiance, même alors que je vous précédais, vous donnant une nuée pour vous abriter du soleil brûlant, vous donnant un feu la nuit pour éclairer votre route et vous apporter du réconfort au plus noir de la nuit. Au lieu de cela, vous avez émis des doutes, vous M'avez calomnié et M'avez traité de menteur” (voir Deutéronome 1:27-35).

Tu ne peux pas être sauvé, rempli du Saint-Esprit et marcher dans la sainteté devant Dieu tout en étant coupable d'incrédulité. Tu te dis peut-être : “je ne suis pas incrédule.” Mais est-ce que tu deviens inquiet lorsque les choses tournent mal ? As-tu peur de décevoir Dieu ? Es-tu agité, inquiet pour l'avenir ?

Le croyant qui a une foi inconditionnelle dans les promesses de Dieu jouit d'un repos complet. Qu'est-ce qui caractérise ce repos ? Une pleine et totale confiance en la Parole de Dieu et une totale dépendance envers Sa fidélité à cette parole. En effet, le repos est la preuve de la foi.

Tu te demandes peut-être : comment le cœur d'un croyant peut-il s'endurcir dans l'incrédulité ? Nous en voyons une illustration choquante dans Marc 6. Les disciples se trouvaient à bord d'un bateau, en route pour Bethsaïda, naviguant dans le noir. Soudain, Jésus est apparu, marchant sur l'eau. Les douze ont pensé qu'il s'agissait d'un fantôme et ont tremblé de peur. Mais Christ les a rassuré : “Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez pas peur !” (Marc 6:50). Ensuite, Il est monté à bord du bateau et le vent a cessé.

Le verset suivant dit tout de l'état du cœur des disciples à ce moment : “Ils furent en eux-mêmes tout stupéfaits et remplis d’étonnement ; car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci” (6:51-52). (Le terme grec signifiant endurci ici signifie : “incrédulité dure comme la pierre, aveugle et bornée.”) Il nous est rappelé que ces hommes venaient juste d'expérimenter un miracle incroyable. Ils avaient vu Jésus nourrir cinq mille personnes avec seulement cinq pains et deux poissons et Il avait utilisé les douze pour le faire. Quand Marc nous dit que les disciples “n'avaient pas compris” ce miracle, il veut dire : “ils ne pouvaient pas tout appréhender, faire le lien entre toute ces choses.”


L'endurcissement vient lorsque tu ôtes le “sur” à “surnaturel.” Ces hommes n'avaient pas la foi pour croire ce qu'ils venaient juste de voir Jésus accomplir. En moins de vingt-quatre heures, ils avaient relégué la nourriture miraculeuse à un genre d’événement naturel. Ils avaient toujours des doutes au sujet de la puissance surnaturelle de Christ.

mercredi 11 novembre 2015

SE CONFIER EN CE QU'IL DIT

Tu te souviens peut-être de l'histoire de l'Ancien Testament où les israélites ont envoyé des espions dans le Pays Promis. Ils sont revenus en disant : “Oui, c'est un pays où coulent le lait et le miel, mais il est aussi rempli de géants et de cités aux hautes murailles. Nous ne sommes pas capables d'affronter ces gens. Comparés à eux, nous ne sommes que des sauterelles” ( voir Nombres 13).

Ces gens n'ont pas accusé Dieu. Ils n'ont jamais dit : “Dieu n'est pas capable. Il n'est pas assez fort.” Ils n'ont pas osé exprimer une telle incrédulité. Ils se sont plutôt concentrés sur eux-mêmes, disant : “Nous ne sommes pas capables. Nous ne sommes que de petits insectes à la vue de nos ennemis.”

Mais ce n'est pas de l'humilité. Et il ne s'agit pas là d'un discours innocent et inoffensif. Il s'agit d'un affront à Celui qui est la Lumière du monde, qui nous ordonne de croire : “Je puis tout par celui qui me fortifie” (Philippiens 4:13).

Tu vois, quand tu te plains de tes incapacités et de tes faiblesses, ce n'est pas toi que tu abaisses. Tu abaisses ton Seigneur. Comment ? En refusant de croire ou de marcher selon Sa Parole. C'est pécher contre la Lumière. Et cela amène les ténèbres.

Les espions israélites étaient tellement concentrés sur leurs incapacités qu'ils étaient prêts à abandonner. Ils ont même parlé de retourner en Égypte. Quelle a été la réponse de Dieu à leurs craintes et à leur incrédulité ? “Et l’Éternel dit à Moïse : Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai fais au milieu de lui ?” (Nombres 14:11). Dieu les a chargé d'un péché : l'incrédulité.

Aujourd'hui, le Seigneur pose à Son peuple la même question que celle qu'Il a posé à Israël : “Quand croirez-vous ce que je vous ai promis ? J'ai dit que Ma force vous soutiendrait dans vos temps de faiblesse. Vous n'êtes pas sensé vous appuyer sur la force de votre chair. Je vous ai dit que j'utiliserai le faible, le pauvre, le méprisé de ce monde pour confondre les sages. Je suis Jéhovah, la force infinie. Et Je vous rendrai forts par Ma puissance, par Mon Esprit. Alors, quand agirez-vous en conséquence ? Quand vous confierez-vous en ce que Je vous ai dit ?”

mardi 10 novembre 2015

LE TEMOIGNAGE DE LA PENTECOTE

La plupart des sermons sur la Pentecôte se focalisent sur les signes et les prodiges qui ont été accomplis par les apôtres. Ou bien ils soulignent les trois mille personnes sauvées en une journée, ou encore les langues de feu qui sont apparues. Mais nous n'entendons pas souvent parler d'un événement qui est devenu la plus grande source d'émerveillement – et qui a renvoyé une grande foule dans leurs pays, avec une connaissance vivace et indubitable de qui est Jésus.

Tu as entendu parler de signes et de prodiges. Je veux te parler des “prodiges” dont parle cette histoire. En une nuit, des panneaux “à vendre” sont apparus sur des maisons dans tout Jérusalem et ses environs. L’Écriture dit : “Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun... Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin” ( Actes 2:44-45 et 4:34-35).

Peux-tu imaginer cette scène à Jérusalem ? Des multitudes de maisons, des fermes et leurs terrains étaient soudain mis en vente. Tous les biens étaient également vendus : meubles, vêtements, objets fait main, pots et casseroles, œuvres d'art. Dans les rues, sur les marchés, à toutes les portes, des centaines de pancartes doivent avoir dit : “Biens à vendre.” Ça a dû être le plus grand vide-grenier de toute l'histoire de Jérusalem.

Il n'y a aucune preuve dans l’Écriture du fait que les maisons vendues étaient les habitations principales de leurs propriétaires. Et il n'est pas fait mention d'une vie en communauté. Si cela avait eu lieu, cela aurait placé un fardeau impossible à porter sur l’Église. La Parole de Dieu commande clairement aux chrétiens de pourvoir aux besoins de leur famille et de leurs enfants. Ces croyants n'auraient pas pu obéir à ce commandement s'ils n'avaient pas eu leur propre foyer. De plus, nous lisons qu'ils allaient les uns chez les autres dans la communion fraternelle : “ils rompaient le pain dans les maisons” (2:46). De toute évidence, ces personnes possédaient toujours leur maison.

Non, les possessions qu'ils vendaient étaient des choses qu'ils avaient en trop, dont ils n'avaient pas besoin, des choses qui n'étaient pas essentielles à leur survie. Dans certains cas, ils avaient certainement pris une grande importance dans le cœur de leur propriétaire. Alors les biens étaient vendus, transformés en argent et donnés pour venir en aide aux veuves, aux orphelins et aux sans abri de l'église.

Voilà le témoignage de la Pentecôte. Le monde a vu ces croyants rendus capables de s'aimer les uns les autres, vendant leurs biens, donnant à ceux qui sont dans le besoin. Et c'est exactement ce que le Saint-Esprit attendait d'eux. Il désirait un témoignage vivant de l'amour de Dieu au monde. Ils proclamaient l'évangile de Christ par leurs actions.

lundi 9 novembre 2015

LE VRAI CEP by Gary Wilkerson

C'était la dernière nuit de Jésus avec Ses disciples et Il savait que Son temps était compté. Ils venaient de terminer leur souper et Christ voulait transmettre à Ses amis un dernier enseignement alors qu'Il était sur Terre. Il les a convoqués : “ levez-vous, partons d’ici” (Jean 14:31) et Il les a emmené marcher. Tandis qu'ils marchaient Il leur a donné cette analogie :

“ Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments” (15:1-5).

Quelle belle image qui résume notre relation avec le Fils et le Père. Jésus est le cep et nous sommes les sarments qui sont attachés à Lui. Il est la source de toute vie qui coule en nous. Et notre Père céleste supervise tout ce flot de vie, Il est le viticulteur qui prend soin de notre croissance. Pourrait-il y avoir une image plus sereine de notre vie en Christ ?

Il y a beaucoup de choses à tirer de ce passage – et je peux t'assurer que tout est bon. L'image d'une lame vient à l'esprit, celle des cisailles d'un expert viticulteur – notre Seigneur aimant, miséricordieux et compatissant. Il y a une grande beauté dans ce message d'adieu qu'Il a donné à Son église, et la première clé pour comprendre ce passage est l'expression que Jésus utilise : “le vrai cep.”

Christ nous dit qu'Il est d'avantage qu'une source de vie pour nous – Il est la source de vie. D'autres “ceps” peuvent sembler promettre la vie mais aucune n'apporte la vraie vie comme Il le fait. Certains chrétiens recherchent la vie auprès d'autres ceps, des sources qui détruisent leur vie et qui ne sont pas légitimes pour des chrétiens. D'autres recherchent la vie à d'autres sources qui semblent bonnes et légitimes – ambition, volonté qui les pousse en avant, succès et confort – mais ces ceps en eux-mêmes sont sans vie. Ils ne peuvent produire la vraie vie. Jésus veut que nous soyons greffés fermement en Lui pour que nous puissions boire à la source de Sa vie abondante chaque jour.

samedi 7 novembre 2015

DIEU POURVOIRA by Carter Conlon

Je me souviens que, lorsque j'ai quitté mon travail pour devenir pasteur à plein temps, j'ai mis une certaine somme d'argent en banque, provenant de mon capital retraite. Je m'imaginais que, si mon histoire de ministère ne fonctionnait pas, au moins, j'aurais un bas de laine sur lequel me replier. Un jour, un ami qui était aussi dans le ministère est entré dans mon bureau et m'a dit : “Pasteur, je ne sais pas ce que je vais faire. Le moteur de ma voiture vient d'exploser et je n'ai pas d'argent. Je ne sais même pas comment je vais pouvoir me rendre à l'église.

Je savais que son besoin était légitime et je savais aussi que j'avais suffisamment d'argent en banque pour lui acheter une voiture. Pourtant, tout à coup, je me suis senti très très spirituel et j'ai dit : “Prions. Dieu nourrit les animaux des montagnes par milliers, alors Il sera capable de pourvoir. David a dit : “ J’ai été jeune, j’ai vieilli ; Et je n’ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain” ( Psaumes 37:25).

Alors qu'il était là, assis en face de moi de l'autre côté du bureau, j'ai penché la tête et nous avons commencé à prier – mais c'était comme si ma bouche était pleine de beurre de cacahuète. Je pouvais à peine prier parce que, pendant tout ce temps, j'entendais cette petite voix qui me disait : “Hypocrite ! Si quelqu’un, voyant son frère dans le besoin, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?” (voir 1 Jean 3:17). Je ne cessais d'essayer de faire taire cette petite voix tout en priant jusqu'à ce que je finisse par rendre les armes et dise : “J'ai de l'argent de côté si tu en as besoin.”

J'ai donc fini par lui acheter une nouvelle voiture. Peu de temps après, le moteur de ma voiture a rendu l'âme et, à ce moment là, j'ai dit : “Bon, Seigneur, je T'ai obéis. C'est tout ce que je peux dire.”

Un peu plus tard, nous étions en train de rénover une église que nous avions acheté à la campagne. J'étais sur l’échafaudage, en train d'aider à repeindre le plafond quand quelqu'un est entré en me disant : “Tu as un appel urgent !” Quand j'ai décroché le téléphone, l'homme au bout du fil s'est présenté comme un vendeur de voiture local. Ensuite, il a dit : “Un homme est venu ce matin et il vous a acheté une voiture neuve. Tout ce que vous avez à faire, c'est de venir et de signer !” Je lui ai demandé l'identité de la personne, mais il m'a dit qu'il avait choisi de rester anonyme.

Comprends bien que je ne te dis pas que si tu achètes une voiture à un ami, tu en auras une toute neuve en retour. Ce que je veux dire, c'est que, lorsque nous faisons les choses à la manière de Dieu, refusant d'être insensibles à un réel besoin que nous voyons, Dieu pourvoira et Il répondra à nos besoins.

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Carter Conlon a rejoint l'équipe pastorale de Times Square Church en 1994, sur l'invitation du pasteur fondateur David Wilkerson. Il a été nommé Pasteur Senior en 2001. C'est un responsable fort et plein de compassion qui est un intervenant fréquent lors des Expect Church Leadership Conferences menées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 6 novembre 2015

LES DOMMAGES causés PAR L'INCREDULITE

Nous pensons que lorsque nous manquons de faire confiance à Dieu dans nos situations quotidiennes, nous ne faisons du mal qu'à nous-mêmes. Nous pensons que nous passons simplement à côté de Ses bénédictions. Mais ce n'est pas tout. D'abord, nous blessons et mettons en colère notre Seigneur. Il nous met en garde : “Si tu ne me fais pas confiance, tu vas développer un cœur endurci.”

Nous lisons dans Hébreux : “N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert, Où vos pères me tentèrent Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans. Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis : Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies. Je jurai donc dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos !” (Hébreux 3:8-11).

Quelle raison est donnée à l'incapacité du peuple de Dieu d'entrer dans Son repos ? Était-ce à cause de l'adultère, de la convoitise, de l'ivrognerie ? Non, c'était uniquement à cause de leur incrédulité. Nous voyons ici une nation exposée aux miracles et aux merveilles surnaturelles que Dieu a accompli en leur faveur pendant quarante ans. Aucun autre peuple sur Terre n'a été aussi aimé, aussi bien pris en charge. Ils ont reçu révélations après révélations de la bonté et de la sévérité du Seigneur. Ils entendaient une parole fraîche leur être prêchée régulièrement de la part de Moïse, leur chef et prophète.

Mais ils n'ont jamais accueillit cette parole par la foi. C'est pourquoi le fait de l'entendre ne leur faisait pas de bien. Au milieu de toutes ces bénédictions, ils ne faisaient toujours pas pleinement confiance à Dieu. Et, avec le temps, l'incrédulité s'est installée. A partir de ce moment-là, l'obscurité à recouvert leur voyage dans le désert.

L'incrédulité est la racine qui se cache derrière tout endurcissement de cœur. L'épître aux Hébreux demande : “Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert ?” (3:17). Le terme grec utilisé pour irrité ici signifie peiné, indigné, outragé, amer. Pour dire les choses simplement, l'incrédulité du peuple a allumé la colère de Dieu à leur encontre. Bien plus, elle les a conduit dans une spirale continue d'endurcissement et d'incrédulité : “ Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant...afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché” (3:12-13).

L'incrédulité est mère de tous les péchés. Elle a été le premier péché commis dans le jardin d’Éden et c'est la racine de toute amertume, rébellion et refroidissement du cœur. C'est pour cette raison que le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux s'adresse à des croyants (“prenez garde, frères”). L'auteur conclut avec ces mots à glacer le sang : “ Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi ? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité” (3:18-19).

jeudi 5 novembre 2015

PURIFIER MA BOUCHE, MES OREILLES ET MES YEUX

J'ai rencontré récemment un pasteur que je connais depuis plusieurs années. Chaque fois que je l'avais rencontré par le passé, j'avais dit à ma femme après-coup : “cet homme est tellement superficiel. Un tel m'as-tu-vu. Je ne sais pas comment Dieu pourrait le bénir.” Et puis, j'ai rencontré ce même homme après que le Saint-Esprit ait fini de régler mon problème de jugement des autres. Cette fois, l'Esprit m'a dit : “Aime-le. Tais-toi et écoute-le. Ensuite, prie avec lui.”

J'ai obéi. J'ai aimé cet homme, je l'ai écouté et, ensuite, j'ai pris sa main et j'ai prié. Quand nous nous sommes séparés, une drôle de chose m'est arrivée : j'ai été frappé par le chagrin. Une terreur m'a balayé – la terreur de ce que j'avais fait à cet homme au cours des années. J'ai vu la souillure immense de mon attitude pécheresse.

David exhorte : “Reçois favorablement les paroles de ma bouche Et les sentiments de mon cœur, O Éternel, mon rocher et mon libérateur !” (Psaumes 19:14). L'apôtre Paul y ajoute cette perspective : “Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ” (Ephésiens 4:31-32).

“Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption” (4:29-30).

Cher saint, aucune personne qui lit ce message n'est trop sainte pour ne pas en tenir compte et changer. Pour ma part, j'ai senti le chagrin de Dieu au sujet de toutes les façons où j'avais mal-jugé les gens au cours des années, de façon consciente ou non. Je te presse de pleurer comme mon cœur l'a fait :

“Ô Seigneur, pourquoi n'étais-je pas prêt à entendre cela plus tôt ! Pourquoi n'ai-je pas réglé ce problème avant ? Je veux proclamer Ton évangile dans cette génération. S'il-te-plaît, Jésus, pardonne-moi. Purifie ma bouche, mes oreilles et mes yeux souillés. Donne-moi un cœur renouvelé. Je ne veux pas que quoi que ce soit empêche ma vie d'être une pleine manifestation de qui Tu es.”

Que le Seigneur puisse entendre notre cri et agisse rapidement pour nous renouveler. Il nous donnera la force de rejeter toute mauvaise façon de parler, toute mauvaise façon d'écouter et tout jugement en pensée. Ainsi, nous serons plus à même de représenter notre Seigneur.

mercredi 4 novembre 2015

COMMENT JESUS LANCERAIT-IL UNE EGLISE ?

Comment penses-tu que Jésus commencerait une église dans ta ville ?

La première chose que Christ ferait, serait de se promener dans le quartier en pleurant. L’Écriture nous dit : “ Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux” ( Luc 19:41-42).

Qu'est-ce qui a fait pleuré Jésus ? Tout a commencé par une marche à briser le cœur autour de la ville. Il a été submergé par la peine à la vue d'un peuple soi-disant religieux qui n'avait pas de paix. Ce peuple avait rejeté la vérité au profit des fables et à présent, ils suivaient une forme morte de religion. Ils étaient des brebis sans véritable berger.

Je ne veux juger aucun pasteur, mais je veux demander à toutes les personnes qui lisent ce message : peux-tu imaginer ton pasteur traversant toute ta ville au volant de sa voiture en pleurant sur elle ? J »sus nous offre une image bien différente de celle de tant de conspirateurs et de planificateurs qui construisent des églises aujourd'hui. Ces hommes vont de portes en portes, sondant les gens, leur demandant ce qu'ils attendent d'une église : “Combien de temps aimeriez-vous que les sermons durent ? Quinze minutes, dix ?”

Jésus a été témoin d'un peu la même chose à Son époque. Alors qu'Il marchait dans le temple, Il a vu les tables des marchands et des prêtres qui avaient mercantiliser les choses de Dieu. Il n'y avait pas de réelle prière, pas de crainte de Dieu. Et Christ a pleuré sur tout cela : “disant : Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs” (Luc 19:46).

Je te le demande : est-ce que Jésus pleure sur ce qu'Il voit dans ton église aujourd'hui ? Trouve-t-Il ton pasteur dans l'angoisse au sujet des âmes perdues ? Est-ce que Christ trouve Son peuple en train de prier ou les trouve-t-Il occupés à leurs propres affaires et programmes, se concentrant sur leurs propres intérêts ?

Une fois que Jésus aura terminé Sa marche en pleurant dans ta ville, félicitera-t-Il Son peuple ? Ou bien donnera-t-Il cet avertissement : “Vous êtes aveugles aux temps. Le Jugement est à la porte mais vous ressemblez plus au monde que jamais. Pourquoi n'êtes-vous pas en train de prier, de Me rechercher pour obtenir la force et la sagesse de racheter le temps ?”

mardi 3 novembre 2015

DES MOTS FORTS DE LA PART DE L'ESPRIT

Si tu fais partie de l’Église de Jésus, alors des mots forts vont t'être adressés de la part du Saint-Esprit. Pourquoi ? Parce que l'Esprit crie en nous contre tout ce que nous pensons, disons ou faisons qui vient de la chair. Jésus dit : “Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies” (Matthieu 15:19).

Mais le signe qui permet de distinguer chaque véritable disciple de Jésus, c'est la soumission à chaque parole de Christ. Ce genre de serviteur aime les réprimandes à cause de ce qu'elles produisent dans son cœur. Il voit les changements qu'elles apportent et il sait que c'est la vie pour lui.

Au plus profond de lui, c'est aussi pour cette raison qu'un pécheur vient dans la maison de Dieu. Ce n'est pas seulement pour être un membre de plus dans une grande assemblée. C'est pour être trouvé par Dieu, parce que dans son cœur, il sait qu'il est perdu. Son âme n'est pas en repos et il a trop de longues nuits d'insomnie. Il veut des réponses, la vérité, un réel changement, parce qu'il sait qu'il est voué à l'enfer.

Nous avons tous entendu que Christ est la pierre angulaire de Son Église. Paul dit que cette pierre est un rocher de scandale : “selon qu’il est écrit : Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus” (Romains 9:33). Pierre aussi qualifie Jésus de rocher de scandale : “la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale ; ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés” (1 Pierre 2:7-8).

Pierre peut te faire un récit de première main de ce qui arrive lorsqu'on essaye de faire disparaître le message de la croix. Il a été offensé quand Jésus a prédit Sa mort à Ses disciples. “Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas” (Matthieu 16:22).

Mais Jésus lui a répondu avec ces mots cinglants : “Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes” (16:23).

Voilà un exemple de la façon dont Satan peut implanter une fausseté, même dans le cœur d'un berger saint et aimant Christ. Et tu peux parier que Pierre n'a jamais oublié les paroles de son Maître. De la même façon, aujourd'hui, tous les pasteurs et chaque croyant doivent tenir compte de l'avertissement de Christ : “Ma croix et Mon sang peuvent vous offenser. Mais si vous êtes honteux de Mon message ou si vous essayez de l'adoucir, alors vous êtes en scandale pour Moi. Vous ne représentez ni Ma Parole, ni Mon Église.”

lundi 2 novembre 2015

CONNAITRE DIEU by Gary Wilkerson

Chaque génération de chrétiens doit s'examiner elle-même pour discerner si sa mission et ses actions honorent Dieu. Nous devons continuellement nous demander : “Est-ce que nous servons encore le Seigneur et notre prochain fidèlement et dans un esprit de sacrifice ? Ou bien avons-nous glissé vers une mentalité de “bénis-moi”?

Christ savait exactement où se trouvait le cœur de la foule quand ils ont commencé à Le suivre. “si vous me cherchez, ce n’est pas parce que vous avez compris le sens de mes signes miraculeux. non! C’est parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.” (Jean 6:26). Pourquoi Jésus parle-t-Il de “signes miraculeux” ici ? Réfléchissons à ce qu'est un signe. Il pointe vers une chose qu'il n'est pas en lui-même. Quand un panneau signalétique indique “Denver 60 kilomètres,” nous savons que nous ne sommes pas encore à Denver mais que nous sommes sur la bonne route. De la même manière, Jésus faisait savoir à Ses disciples que les pains et les poissons n'étaient pas ce qu'il fallait voir. Ils ne faisaient que révéler l'amour plein d'attention du Père céleste. Ses miracles sont des signes de Son attention à notre égard.

La réponse de la foule a révélé leur cœur : “Moïse leur donna à manger un pain qui venait du ciel” (Jean 6:31). Ils retournaient l'exemple de Moïse contre Jésus. Il s'agissait d'un bras de fer, comme un enfant qui irait d'un parent à l'autre pour obtenir ce qu'il veut. Est-ce que nous recherchons la présence de Dieu au milieu de nous ou est-ce que nous recherchons uniquement Ses bénédictions ? Soyons honnêtes, souvent, lorsque nous prions, nous voulons une réponse maintenant, aujourd'hui, dans l'heure. C'est un trait de caractère malheureux, conséquence de notre culture “avoir tout, tout de suite.” Au niveau spirituel, nous manquons d'une valeur immense que la « Génération Grandiose » chérissait (NDLR : il s'agit de la génération qui a grandi durant la Grande Dépression aux États-Unis, puis qui a combattu durant la Seconde Guerre mondiale et a contribué à fortement augmenter la productivité du pays) : savoir que, par la foi, nous finirons par voir de grandes bénédictions. 


Pour le chrétien, connaître Dieu, ce n'est pas “être béni maintenant.” Le Seigneur ne se pliera pas à nos convoitises pour nous donner tout ce que nous voulons, quand nous le voulons. Son désir, c'est d'avoir une relation avec nous – une relation continue, sur le long terme, qui porte des fruits durables. C'est pourquoi Ses bénédictions ne sont pas le but ultime de la relation. Ils ne sont que des signes de Sa fidélité et de Sa compassion – des traits que chacun de nous recherchent dans une relation. Les miracles de Christ étaient de preuves de ces beaux traits de caractère.