mercredi 30 septembre 2015

UNE INCROYABLE VISION

Esaïe 25 décrit une incroyable vision. Le prophète Esaïe est transporté dans le futur, aux tous derniers jours. Les commentateurs bibliques sont d'accord pour dire qu'il s'agit d'une des images les plus claires de l’Écriture, concernant les derniers temps. Esaïe nous montre précisément ce que Dieu a en réserve pour les nations et pour Son Église, juste avant la fin. Et nous vivons dans ces temps qu'Esaïe a décrit.

Dans les cinq premiers versets, Esaïe souligne ce que Dieu a en réserve pour les nations. En un instant, Dieu réduit l'empire de Satan en ruines. Et soudain, les nations maintenues sous la tyrannie démoniaque sont libérées. Esaïe éclate en une louange pleine de jubilation à cette vue : “O Éternel ! tu es mon Dieu ; Je t’exalterai, je célébrerai ton nom, Car tu as fait des choses merveilleuses ; Tes desseins conçus à l’avance se sont fidèlement accomplis” (Esaïe 25:1). Il dit : “Seigneur, Tu n'es jamais pris par surprise. Tu as accompli de grandes merveilles dans le passé et, maintenant, Tu as un plan pour cette heure. Tu l'as préparée depuis la fondation du monde.”

Tandis qu'Esaïe regarde le plan de Dieu se dérouler, il frissonne jusqu'au plus profond de son être. Il s’exclame, pour les générations à venir : “Dans les derniers temps, Dieu va écraser et annihiler la puissance de Satan. Ces palais d'êtres démoniaques étranges seront réduits à des monceaux de ruines et les villes de diable seront réduites à des tas de poussière.”

Les chaînes commencent à tomber des foules qu'elles liaient. Elles sont libérées des prisons sataniques de la peur et du péché. Esaïe les nomme “peuples puissants,” ce qui signifie : “un peuple autrefois endurci par le péché.” Et il nous dit que ces mêmes peuples commencent à glorifier Dieu. Pendant des années, ils ont été terrifiés par leur oppresseur, Satan, mais maintenant, ils ne craignent plus que le Seigneur, Celui qui les a délivrés.

A ce moment là, le monde entier verra s'accomplir le verset quatre : “Tu as été un refuge pour le faible, Un refuge pour le malheureux dans la détresse, Un abri contre la tempête, Un ombrage contre la chaleur ; Car le souffle des tyrans est comme l’ouragan qui frappe une muraille” (25:4).

Je vois ces choses se produire pour des millions de gens dans le monde entier. Le pauvre en esprit devient fort. Ceux qui sont dans le besoin sont sauvés. Et ceux qui sont dans la détresse trouvent la paix en abondance. Christ est devenu leur protection, leur refuge, leur défenseur, leur abri. Quand une bourrasque de tentation enflammée vient vers eux, elle ne fait que heurter un mur saint qui les entoure et elle se désintègre. Et les attaques autrefois féroces de Satan tombent sur le sol, inoffensives.

mardi 29 septembre 2015

LA VALEUR D'UN SEUL CROYANT

Un samedi soir, j'ai marché jusqu'à Times Square, alors qu'il fourmillait de touristes et autres personnes venues faire leur shopping. On estime qu'à l'heure de pointe, près d'un quart de million de personnes passent dans ce quartier. Alors que je me trouvais là, j'ai prié en regardant cette foule de personnes.

A un moment donné, le Saint-Esprit m'a murmuré : “David, regarde cette foule. Multiplie là plusieurs fois et tu obtiendras le nombre de gens de mon peuple qui sont morts dans le désert. De toute cette foule, seuls deux personnes sont entrées dans mon repos : Josué et Caleb. Tous les autres sont morts avant leur temps, dans le désespoir et l'incrédulité.”

Cette pensée m'a complètement submergé. Tandis que je regardais la foule, j'ai réalisé qu'ils avaient tous le message de l'évangile à leur portée, à n'importe quel moment, à travers la télévision, la radio, la littérature et même à travers les bibles gratuites dans leur chambre d'hôtel. Si seulement ils le voulaient, ils pourraient apprendre que le même Dieu qui a accomplit des miracles pour Israël à l'époque en fait autant pour tous ceux qui L'aiment aujourd'hui. Mais ils ne veulent pas Le connaître. S'ils voient quelqu'un leur tendre un tract, ils se dépêchent et lui font signe de s'écarter. Ils n'ont pas d'autre dieu que leur plaisir, leur argent et leurs possessions.

Soudain, j'ai commencé à comprendre la valeur d'un seul croyant aux yeux de Dieu. Et j'ai entendu Jésus poser la même question aujourd'hui : “Mais, quand je viendrai, trouverai-je la foi sur la terre ?” (Voir Luc 18:8). Je vois Christ, qui cherche le cœur des hommes, il parcourt tous ces lieux et n'en trouve que peu qui L'aiment réellement. Je Le vois parcourant les campus d'universités, demandant : “Qui ici croira en Moi ?” Je le vois parcourant Washington, à la recherche de ceux qui L'accepteront et n'en trouver que très peu. Je Le vois, parcourant des nations toutes entières et ne trouver qu'un reste.

Enfin, Il parcourt Son église, cherchant des serviteurs avec une vraie foi. Mais ce qu'Il voit brise Son cœur et le blesse profondément. Je l'entends pleurer comme Il l'a fait sur Israël : “Jérusalem, Jérusalem...combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !” (Matthieu 23:37).

En tant que pasteur pour le Seigneur, je porte mon fardeau de berger. Et je ressens Sa peine. En cet instant même, je L'entends dire : “Même dans Ma maison, J'en trouve si peu qui ont la foi. Nombre de Mes propres enfants, y compris parmi Mes bergers, échouent dans leurs moments d'épreuves. Ils ne me font pas confiance pour leurs familles, leur travail, leur avenir. En fait, nombre d'entre eux ont fait leur choix.”

Alors, qu'en est-il de toi ? Le Seigneur vient vers chacun de nous, demandant : “Me croiras-tu ? Me fais-tu confiance ? Quand je viendrai, trouverai-je la foi en toi ?” Comment répondras-tu ?

lundi 28 septembre 2015

UNE VIE RICHE ET SATISFAISANTE by Gary Wilkerson

Pour illustrer la vie riche et satisfaisante que Jésus a en réserve pour nous, Il utilise l'image de la bergerie. “ Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages” (Jean 10:9). Dans la bergerie, Ses brebis sont à l'abri de tous leurs ennemis. Elles paissent dans les “bons pâturages” du royaume de Dieu, jouissant de la santé, de la paix et de la liberté.

C'est de cette vie bénie que notre ennemi, le diable, cherche à nous priver. Satan est déterminé à détruire notre précieuse foi et Jésus le décrit comme un voleur qui s'introduit dans la bergerie : “Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand... Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire” (10:1,10).

S'il y a bien une chose que Satan cherche à nous dérober, c'est la vie que Dieu a préparé pour nous. Il le fait en cherchant à nous ôter du “bon pâturage” (c'est-à-dire de la nourriture spirituelle cruciale) que Jésus nous a donné. Les chrétiens immatures y sont plus sensibles, tant qu'ils restent à une nourriture essentiellement à base de “lait,” ne passant pas à la viande de la Parole de Dieu. Ils sont tout particulièrement sujet aux ruses de Satan en période de crise. Ils tombent dans une spirale de panique, alimentée par la peur et les soucis, pensant : “Je ne sais pas comment prendre une décision. Où es-Tu, Seigneur ?

J'ai vu cela très souvent lorsque je faisais partie de l'équipe pastorale de Times Square Church à New York. L'enseignement dont se nourrissaient les gens dans notre église était consistant, tiré d'une étude poussée de la Parole de Dieu. Imagine le choc que je ressentais quand des paroissiens me disaient qu'ils avaient manqué la réunion pour aller écouter un charlatan focalisé uniquement sur l'argent. Comment pouvaient-ils faire cela après un régime basé sur de la nourriture biblique consistante ?

Cela nous amène à un deuxième obstacle que tous les chrétiens affrontent : l'évangile attrayant d'un faux docteur. Jésus a enseigné : “[Mes brebis] ne suivront pas un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers” (10:5). De tels “étrangers” ressemblent en apparence, dans le discours et l'habillement, à tout bon pasteur. Mais l'évangile qu'ils prêchent conduit peu à peu les gens loin du “bon pâturage” riche et satisfaisant de Christ, jusqu'à la destruction de leurs âmes.

Il est absolument indispensable que nous apprenions à reconnaître la voix de notre Bon Berger et que nous soyons capables de la distinguer des voix des faux bergers. Comment ? En nous nourrissant de la nourriture que notre Berger nous a si généreusement fourni : “Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ” (Romains 10:17). La seule façon de détecter un imposteur, c'est de connaître intimement l'original. Ce n'est qu'en nous immergeant totalement dans la parole pure de Dieu que nous deviendrons suffisamment intimes avec l'apparence, le son, l'odeur et le goût de ce qui vient du Ciel.

samedi 26 septembre 2015

“Où, SEIGNEUR ?” by Claude Houde

Abraham a construit un autel d'obéissance et de confiance quand il ne savait pas il où il devait aller. Il y a des moments dans nos vies où nous demandons, avec de l'angoisse dans le cœur : “Où, Seigneur ?” Nous avons une décision à prendre, sans direction claire. Le “où” du croyant peut concerner sa carrière, ses études, où aller à l'école, s'il faut déménager, où aller à l'église, quelle direction prendre après une tragédie ou une maladie. Dans tous ces “où,” nous devons construire un autel de confiance où nous remettons tout entre Ses mains. La foi qui construit un autel lorsque l'on ne sait pas où aller ne sera jamais déçue. Dieu bénira, pourvoira et protégera tandis que nous grandirons dans notre confiance en Lui. Abraham a également construit un autel de foi quand il ne savait pas quels étaient les “quoi, comment, ou pourquoi” de Dieu.

C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère...C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter” (Hébreux 11:8-9 et 12).

Il y a tellement de substance et de poids spirituel dans ces quelques versets. L'épreuve d'Abraham se trouvait dans le fait d'attendre – il ne connaissait pas le “quand” de Dieu. L'accomplissement semblait sans cesse être repoussé et la promesse semblait s'évanouir petit à petit, les doutes devenant un “mont Everest” d'incrédulité. Il en est venu à un stade où il n'avait absolument plus aucune idée de la façon dont Dieu pouvait bien accomplir ce qu'Il avait promis. Dans ce passage de l'épître aux Hébreux, l'auteur fait référence à la promesse que Dieu avait faite à Abraham qu'il aurait un fils. Pour Sarah et Abraham, cela avait toujours été difficile, tellement difficile à croire, mais maintenant, ils contemplaient un océan sans fin d'impossibilités, aussi loin que pouvait porter leur regard. C'était une situation dans laquelle la seule ressource était la foi de “reconstruire” un autel, pour pouvoir recevoir.

Abraham avait affronté cette guerre contre l'incrédulité pendant toute sa vie. Comme toi et moi, à de nombreuses reprises, il s'est retrouvé dans de féroces batailles de foi contre l'adversaire et il a été déchiré par la douleur de l'angoisse qui provenait de ce questionnement sans fin qui est le lot commun de tout croyant : Quand ? Comment ? Pourquoi ? Où, Seigneur ?

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Claude Houde, pasteur de l'église Nouvelle Vie à Montréal, au Canada, intervient régulièrement dans les conférences de Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier. Sous sa direction, l'église Nouvelle Vie est passée d'une poignée de gens à plus de 3500 dans une région du Canada qui compte peu d'églises protestantes en expansion.

vendredi 25 septembre 2015

ILS N'ONT PAS ATTENDU DIEU

Les israélites n'ont pas attendu Dieu. Ils ont organisé leur armée, élaboré une stratégie et frappé par eux-mêmes. Mais, quand l'ennemi les a vu, il a pourchassé les soldats israélites “comme font les abeilles” et il les a détruits (voir Deutéronome 1:44).

J'ai vu des cas horribles de croyants qui ne sont jamais entrés dans le repos de Dieu. Le Seigneur les a conduit dans un lieu d'épreuve sévère – un problème familial, un problème financier, un problème dans le mariage – mais ils n'ont pas attendu que Dieu agisse. Ils L'ont au contraire accusé de négligence et ils ont essayé de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes. Aujourd'hui, ces croyants n'ont aucun repos, aucune paix, aucune sensation de la présence de Dieu et ils vivent constamment dans le doute. Ils semblent aller d'un problème à un autre et tout ce dont ils sont capables de parler, c'est de leur dernier problème. Mais toute leur confusion est due à une seule chose : l'incrédulité.

Le Psalmiste a dit : “nos années s’effacent comme un murmure…” (Psaumes 90:9). La version anglaise dit : “Nos années passent comme une histoire racontée.” Ce psaume parle de ceux qui n'ont pas donné leur vie à Dieu. Quel est le titre de cette histoire ? C'est Ceux qui vivent et meurent en vain. C'est cette même histoire que nous entendons raconter à propos de grand-parents inconvertis : “Ils ont vécu toute leur vie dans la tristesse. Ils n'ont rien fait d'autre que murmurer et se plaindre, et ils sont morts seuls et oubliés.”

Voilà la terrible conséquence de l'incrédulité. Elle coupe notre histoire spirituelle de façon à ce que tout ce dont on se souvienne, c'est d'une vie gâchée. Quand la nouvelle génération d'israélites a demandé ce qui était arrivé à leur grand-mère et à leur grand-père, on leur a répondu : “Ils murmuraient et se plaignaient constamment. Ils n'avaient aucun but dans leur vie, alors ils se sont simplement assis, attendant de mourir.”


Les vrais croyants sont déterminés à faire confiance à Dieu, même si leurs prières ne reçoivent pas de réponse. Peu importe si tous leurs biens leur sont ôtés et même s'ils affrontent la mort. Ils désirent entrer dans le repos de Dieu. Quels sont les effets visibles d'une telle vie ? Ils “se reposent de ses œuvres” (Hébreux 4:10). Ils ne restent plus éveillés la nuit, essayant de résoudre leurs problèmes par leur propre sagesse et leurs propres compétences. Mais ils confient tout à Jésus. Peu leur importe si ils gagnent ou si ils perdent. Tout ce qui compte, c'est que Dieu a un plan et qu'Il y travaille dans leur vie.

jeudi 24 septembre 2015

LES CONSEQUENCES DE L'INCREDULITE

“La main de l’Éternel fut aussi sur eux pour les détruire... jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre eût disparu du milieu du camp” (Deutéronome 2:15,14).

Tu te dis peut-être : “Ça, ce n'est pas la grâce. Dieu ne gère pas l'incrédulité de la même manière aujourd'hui.” Ce n'est pas vrai. La Bible dit aujourd'hui, sous la grâce, que “sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent” (Hébreux 11:6).

Le péché d'incrédulité ne peut pas se limiter à un seul domaine de de notre vie. Il se répand dans tout, tachant et souillant tous les aspects de notre marche.

Le doute d'Israël ne se limitait pas à la capacité de Dieu de détruire leurs ennemis. Leur doute s'est déversé sur leur confiance en Lui pour pourvoir à leurs besoins quotidiens. Ils doutaient de la capacité de Dieu à protéger leurs enfants. Ils doutaient du fait qu'Il les conduirait dans le Pays Promis. Ils doutaient même du fait qu'Il était avec eux. C'est pour cette raison que Dieu leur a dit “tournez-vous, et partez pour le désert...car je ne suis pas au milieu de vous” (Deutéronome 1:40,42).

Si nous doutons dans un domaine, le doute se répand partout, souillant notre cœur tout entier. Nous croyons peut-être Dieu pour certaines choses, comme le fait qu'Il nous sauve par la foi, qu'Il est tout puissant, que Son Esprit réside en nous. Mais Lui faisons-nous confiance pour notre avenir ? Lui faisons-nous confiance pour notre santé et nos finances, pour nous donner la victoire sur notre péché ?

L'incrédulité nous mène au péché de présomption. Présumer, c'est oser penser que nous savons ce qui est juste. C'est l'arrogance qui dit : “Je sais comment faire,” et qui agit par elle-même.

Voilà encore un autre péché qu'Israël a commis dans son incrédulité. Quand Dieu leur a dit de faire demi-tour et de retourner dans le désert, ils n'ont pas voulu obéir. Au lieu de cela, ils sont venus voir Moïse et ils ont dit : “C'est vrai, nous avons péché. Mais nous avons compris à présent. Nous sommes prêts à obéir aux ordres de Dieu et à aller combattre l'ennemi.” Et ils ont pris les choses en mains.

De nombreux croyants qui doutent font cette même erreur tragique et significative : quand ils échouent dans un domaine qui concerne la foi, ils se tournent vers la chair. Ils font ce qu'ils pensent devoir faire, mais ils agissent selon leur propre sagesse et avec leurs propres compétences. La foi résiste toujours au fait d'agir par peur et elle attend que Dieu agisse. La foi ne désire jamais faire en sorte que les choses arrivent en les faisant avant et à la place de Dieu.

mercredi 23 septembre 2015

TROUVERA-T-IL LA FOI SUR TERRE ?

Jésus est venu en tant que prophète et faiseur de miracles dans Sa propre maison, Israël. Pourtant, “il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité” (Matthieu 13:58). Quel déclaration incroyable. L'incrédulité empêche même la puissance de Christ d'agir.

Nous voyons d'autres résultats tragiques de l'incrédulité dans le Nouveau Testament. Les disciples n'ont pas pu chasser un démon d'un petit enfant à cause de leur incrédulité – et Jésus les a réprimandés pour cela (voir Matthieu 17:14-21). Après Sa résurrection, Christ a encore été choqué par leur incrédulité : “il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur” (Marc 16:14). De plus, Paul a dit aux juifs : “elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité” (Romains 11:20).

Pourquoi Dieu juge-t-il si sévèrement l'incrédulité dans le Nouveau Testament ? C'est parce que les croyants d'aujourd'hui ont reçu quelque chose dont les saints de l'Ancien Testament n'ont pu que rêver. Dieu nous a béni en nous faisant don de Son Saint Esprit. Sous l'Ancienne Alliance, les croyants étaient occasionnellement visités par le Saint-Esprit. Ils devaient se rendre au temple pour expérimenter la présence du Seigneur. Mais aujourd'hui, Dieu réside au milieu de Son peuple. Nous sommes Son temple et Sa présence se trouve au sein de chaque croyant.

Dans l'Ancien Testament, Abraham recevait occasionnellement la visite d'un ange ou une parole de la part de Dieu. Il croyait avec assurance que Dieu pouvait faire toutes les choses qu'Il avait promises et “il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu” (Romains 4:20). Pourtant, aujourd'hui, Jésus est disponible à n'importe quelle heure du jour. Nous avons la possibilité de faire appel à Lui à n'importe quel moment de notre vie, et nous savons qu'Il répondra. Il nous invite à venir avec assurance devant le trône afin de faire connaître nos requêtes. Et Il nous donne réconfort et direction au travers du Saint-Esprit.

Mais, en dépit de toutes ces bénédictions, nous doutons encore de Dieu dans les moments d'épreuves intenses. Jésus réprimande une telle incrédulité, disant : “ Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” (Luc 18:7-8). Si Christ revenait aujourd'hui, trouverait-Il la foi en toi ?

mardi 22 septembre 2015

ISRAEL N'A PAS CRU

La parole de Dieu n'était pas suffisante pour les israélites. Le Seigneur leur avait fait d'incroyables promesses, pourtant, au milieu de leurs épreuves, Israël ne Lui a jamais fait confiance. Malgré toutes ces promesses, ils ont rendu Sa parole inutile. Comment ? En ne l'accouplant jamais avec la foi. “la parole qui leur fut annoncée ne leur servit à rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent” (Hébreux 4:2).

Au lieu de faire confiance à Dieu, le peuple ne cessait de demander une nouvelle parole de la part de Dieu. En d'autres termes : “Nous avons besoin de savoir si Dieu est avec nous dans notre épreuve actuelle, et pas seulement dans la dernière. Nous avons besoin d'une nouvelle révélation de Sa part, pour la situation présente.” Comment quelqu'un peut-il oublier si rapidement ce que Dieu a fait pour lui ? Israël avait oublié toutes les délivrances opérées par Dieu et n'a pas permis à Ses actions surnaturelles passées de l'aider à construire sa foi en Lui.

Pourtant, malgré leurs accusations envers Lui, Dieu a tout de même donné une nouvelle parole à Israël. Il a ordonné à Moïse de leur dire : “Je vous dis : Ne vous épouvantez pas, et n’ayez pas peur d’eux. L’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux en Égypte” (Deutéronome 1:29-30).

Ce n'était pas une nouvelle promesse. Dieu répétait simplement ce qu'Il avait déjà dit à Son peuple : “L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles” (Exode 14:14, version Darby).

Encore et encore, Dieu leur avait dit : “Je suis avec vous. Je combattrai pour vous, alors saisissez-vous de cette promesse et ne l'oubliez pas.” Pourtant, nous les voyons là, tremblant devant leurs ennemis, concentrés sur leur propre faiblesse. Au bout du compte, ils se sont dit : “nous ne sommes pas capables d'aller les affronter.” C'était de l'incrédulité flagrante – de l'incrédulité quant à l'appel de Dieu sur leur vie, de l'incrédulité quant au fait qu'Il les avait envoyés, de l'incrédulité quant à Sa présence au milieu d'eux.

On pourrait penser que nous ne réagirons jamais de cette façon, et pourtant, tant de chrétiens aujourd'hui disent des choses semblables : “Seigneur, es-Tu réellement avec moi ? Je sais que Tu me l'as promis, mais est-ce vrai ? Puis-je avoir confiance en ce que Tu as dit ? J'ai besoin d'une nouvelle parole. S'il-te-plaît, donne-moi quelque chose qui soit une assurance supplémentaire.”

Nous finissons tremblants devant l'ennemi de nos âmes, tout cela parce que nous ne croyons pas ce que Dieu nous a promis. Nous agissons comme si Il ne nous avait jamais rien dit et nous commençons à Le “tenter.” Même si Il nous a prouvé encore et encore qu'Il était avec nous, nous continuons à Lui demander de nous prouver tout à nouveau Sa fidélité, de nous envoyer une autre parole qui puisse construire notre foi. Mais Dieu ne dira qu'une chose : “Crois ce que Je t'ai dit. Aie confiance en Moi.”

lundi 21 septembre 2015

UN GUIDE FIDELE by Gary Wilkerson

“Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis... les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors” (Jean 10 :2-3).

Nous avons tous besoin d'être guidés pour prendre des décisions dans nos vies. Mais, dans un monde aussi chaotique que le nôtre, obtenir de bonnes directions n'est pas toujours simple ni facile. Jésus dit que les choses sont différentes pour les chrétiens. Il dit clairement dans le passage ci-dessus que Ses serviteurs - “Ses brebis” - connaissent Sa voix et viennent à Lui. L'image nous montre un Dieu bon berger, fournissant à Ses brebis toute l'attention et tous les soins dont elles ont besoin.

Est-ce suffisant pour les décisions difficiles que nous avons tous à prendre ? Chacun de nous a des choix difficiles : “Qui dois-je épouser ? Quelle vocation devrais-je poursuivre ? Quel est le but de ma vie ?” Ces décisions peuvent être source de tension, surtout si nous regrettons certaines mauvaises décisions que nous avons pu prendre dans le passé. Ma vie a été immensément bénie par Dieu mais je ne souhaite pas que mes enfants ni mes petits enfants fassent les erreurs que j'ai commises. Comme tous les parents, je veux être capable de les guider du mieux possible.

La bonne nouvelle, c'est que nous avons un Berger qui est un guide fidèle pour nous, en toutes choses, peu importe à quel point nos décisions ont été mauvaises. Il a l'autorité nécessaire pour nous guider dans une vie incroyablement bénie, sans tenir compte de nos échecs. En effet, Il dit que Son but, en guidant nos vies, est : “que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance” (Jean 10:10).

Nous savons tous qu'il est important de suivre un guide de qualité. Pense aux décisions importantes que tu as prises dans ta vie : qui te guidait ? Quelle était son expérience ? Quelles compétences et connaissances a-t-il utilisé pour te conduire là où tu voulais aller ?

Certains guides dans la vie ont les connaissances nécessaires pour nous aider dans certains dilemmes difficiles. Mais ont-ils également les connaissances nécessaires pour nous conduire dans la vie abondante que Jésus a promise ? Étant notre Seigneur, Jésus vise d'avantage que seulement nous guider – Il établit une relation. Il veut que nous sachions d'avantage que simplement où aller et quand y aller. Il veut que nous ayons cette riche bénédiction de Le connaître personnellement dans chaque aspect de notre vie. C'est pour cette raison qu'Il nous dit très simplement, tandis que nous nous démenons pour trouver un manuel qui nous guide dans la vie, “Suis-Moi.”

samedi 19 septembre 2015

LA FOI A L'ETAT BRUT by Nicky Cruz

Tant de gens pensent que ma passion pour Jésus vient d'années d'études, de prières et de ministère, mais ils se trompent. Elle vient du fait que j'ai vu Dieu être là pour moi dans tous ces moments où la vie m'a laissé complètement vulnérable et seul. Elle vient du fait que j'ai pu ressentir la présence de Dieu pendant des instants de grande confusion et de désespoir. Elle vient du fait que j'ai pu voir la main de Dieu devant moi, encore et encore, face à des dangers inimaginables.

A chaque fois que je me tiens face à face avec un adolescent endurci faisant partie d'un gang, je vois David Wilkerson prêchant sans peur au coin de ma rue. A chaque fois que je vais dans un quartier où règnent le crime et la drogue, je ressens cette même force qui a conduit Wilkerson dans les rues de New York, il y a des années. Chaque fois que je serre une âme perdue, qui souffre, dans mes bras, je sens la puissance de Dieu et Sa présence.

Je ne dépends que de Dieu. Dieu a utilisé les souffrances de mon passé pour m'amener à un niveau plus profond, pour m'attirer plus près de Lui. Ce que Satan avait prévu pour le mal, Dieu l'a utilisé pour Sa gloire. Toutes les joies que je peux connaître dans cette vie ne sont rien à côté de l'extase que procure le fait de voir Dieu accomplir l'impossible, de Le voir toucher les cœurs les plus noirs et y apporter la lumière, de voir comment Il répand Sa miséricorde comme un baume sur les péchés de ceux qui ont besoin de pardon.

Il est trop facile d'intellectualiser Dieu, de reconnaître Sa puissance sans jamais l'avoir expérimentée, de croire en Sa suprématie sans jamais en appeler à Lui pour faire des choses puissantes en notre présence. Nous le voyons avec notre intelligence, mais pas avec notre cœur. Nous n'embrassons jamais la puissance que nous proclamons être vraie. Nous n'en appelons jamais à Dieu pour agir puissamment en notre présence, utilisant notre grain de foi pour soulever des montagnes et les jeter dans la mer !

La foi à l'état brut demande que nous apprenions, d'une façon ou d'une autre, à conjuguer notre intelligence à l'esprit. Que nous puissions mettre de côté notre fierté, nos doutes et notre crainte et nous tenir devant Dieu, vide et brisé, sans rien d'autre qu'une confiance toute simple et inextinguible.

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Nicky Cruz, évangéliste connu internationalement et auteur prolifique s'est tourné vers Jésus, quittant une vie de violence et de crimes après avoir rencontré David Wilkerson à New York en 1958. L'histoire de sa conversion dramatique a d'abord été racontée dans La Croix et le Poignard par David Wilkerson puis dans son propre best-seller Du ghetto à la vie.

vendredi 18 septembre 2015

UNE IMPOSSIBILTE A TES YEUX

Kadès-Barnéa était un lieu d'impossibilité à leurs yeux. Le mot hébreux lui-même à une racine signifiant “fugitif, vagabond, errant.” Pour résumer, si tu fais le mauvais choix à cet endroit, tu finiras errant dans un désert pour le restant de ta vie.

De nombreux chrétiens se trouvent à cet endroit en ce moment même. Dieu leur a donné Ses promesses de l'alliance. Il leur a donné une merveilleuse histoire avec Lui, produisant miracle après miracles de délivrance. Mais le diable est venu avec ses mensonges, leur disant qu'ils n'y arriveront pas. Il les a convaincu qu'ils ne sont pas assez bons, que Dieu est encore en colère contre eux à cause de leurs péchés passés et qu'Il ne leur pardonnera jamais.

Dis-moi, as-tu commencé à accepter de tels mensonges ? Penses-tu que Dieu va te faire défaut dans ton épreuve ? Si c'est le cas, alors, à un moment donné dans ta marche, tu as arrêté de prendre Dieu au mot. Tu n'as pas agi selon Son ordre et ce qui était vrai pour Israël l'est aussi pour toi. Le test que tu affrontes à Kadès-Barnéa va déterminer le déroulement de tes années à venir.

Tout comme Israël, tu as été porté par Dieu à travers un terrible désert. Lorsque tu regardes en arrière, tu peux te rappeler des terribles épreuves que tu as affrontées, des échecs cuisants que tu as endurés. Tu as traversé des épreuves dont tu n'as jamais imaginé que tu pourrais te tirer. Mais Dieu a été fidèle pour toi dans chacune d'elles. Chaque fois, Il s'est penché vers toi avec miséricorde pour te ramasser et te remettre debout. Et maintenant, tu peux dire : “Dieu ne m'a jamais fait faux bond. Si je me tiens debout aujourd'hui, c'est par Sa grâce. C'est vrai, Dieu m'a porté dans Ses bras, comme un père porte son enfant.”

Bien plus, Dieu t'en a fait sortir pour pouvoir te faire rentrer. Il y a un pays promis devant toi, exactement comme c'était le cas pour Israël : “Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu” (Hébreux 4:9). Le Seigneur t'a sauvé pour t'emmener dans un lieu de repos. Quel est ce repos ? C'est un lieu de foi inébranlable et de confiance dans le Seigneur. C'est un lieu de confiance dans Ses promesses, une confiance qui te permettra de traverser les moments les plus difficiles.

Mais, pour atteindre ce lieu de repos, tu dois d'abord passer par Kadès-Barnéa. Lorsque tu te retrouves là, tu te retrouves face à face avec une bataille extrêmement intense, au-delà de tout ce que tu as expérimenté jusqu'à présent. Il y a des ennemis, des géants, de hautes murailles, des choses qui semblent complètement impossibles. Et tu dois placer en Dieu une confiance absolue pour traverser tout cela.

jeudi 17 septembre 2015

L'ERREUR TRAGIQUE

Moïse décrit l'erreur tragique qu'Israël a commise à Kadès Barnéa (voir Nombres 13-14). Cela s'est produit peu de temps après la traversée de la Mer Rouge. Dieu avait ordonné à Israël d'aller avec assurance en Canaan et Il leur avait donné cette parole puissante comme garantie :

“Vois, l’Éternel, ton Dieu, met le pays devant toi ; monte, prends-en possession, comme te l’a dit l’Éternel, le Dieu de tes pères ; ne crains point, et ne t’effraie point...Ne vous épouvantez pas, et n’ayez pas peur d’eux. L’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux en Égypte” (Deutéronome 1:21,29-30). Quelle promesse incroyable. Aucun de leurs ennemis ne pourrait tenir contre eux (voir 7:24).

Mais Israël a chancelé devant la promesse de Dieu. Au lieu de Le prendre au mot, ils ont insisté pour envoyer des espions en Canaan. Et ces espions sont revenus avec un “rapport venant du diable,” rempli d'incrédulité. Ils ont parlé de géants et de cités aux hautes murailles et le peuple a cru leur rapport : “Mais vous ne voulûtes point y monter, et vous fûtes rebelles à l’ordre de l’Éternel, votre Dieu” (Deutéronome 1:26). Maintenant, Moïse est en train de dire à la nouvelle génération : “Ils auraient dû y aller immédiatement, sur la Parole que Dieu leur avait adressée. Le Seigneur a dit qu'Il combattrait pour eux, mais ils se sont rebellés.”

Peux-tu voir ce qui est arrivé à l'ancienne génération ? Le fait d'envoyer ces espions en Canaan était un acte inspiré par l'incrédulité. Et pendant que les espions étaient là-bas, ils ont été influencés par Satan. Ils ont été sensibles aux mensonges de l'Ennemi parce qu'ils n'avaient pas cru Dieu.

Après avoir entendu ce rapport venant du diable, le peuple a levé le poing contre Dieu, L'accusant : “Tu nous as abandonné, Seigneur. Tu nous as amené ici pour que nous y mourions.” Juste quelques mois plus tôt, ce même peuple avait été mis à part par Dieu, rendu spécial à Ses yeux et délivré miraculeusement. Mais à présent, tout le camp était dans la confusion. Ils se demandaient bruyamment les uns aux autres : “Est-ce que Dieu est encore avec nous ?” Très vite, ils se sont retrouvés en train de pleurer sur leurs enfants, disant : “Nos enfants vont mourir de faim dans le désert. Dieu nous hait !”

Moïse a rappelé ces accusations de leurs parents aux jeunes Israélites : “Vous murmurâtes dans vos tentes, et vous dîtes : C’est parce que l’Éternel nous hait, qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer entre les mains des Amoréens et de nous détruire” (1:27).

mercredi 16 septembre 2015

LE DANGER DE L'INCREDULITE

Dans le message apporté par Moïse à Israël dans le Deutéronome, Moïse nous montre le danger de l'incrédulité. Et il nous met en garde : à moins d'y faire attention, nous souffrirons les mêmes terribles conséquences que ceux qui sont tombés avant nous : “Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance” (Hébreux 4:11). Il dit, en gros, “peu importe à quel point la situation à laquelle vous faites face a l'air impossible, ni à quel point les choses semblent désespérées. Vous ne devez pas tomber dans le même péché d'incrédulité. Sinon, vous allez finir dans un terrible désert, tous comme eux. Et vous allez y errer pour le reste de votre vie.

“Dieu est fidèle pour vous conduire comme Il a conduit nos pères dans leurs temps de crises, pour une bonne raison. Il voulait leur enseigner à Lui faire confiance. Il voulait un peuple qui serait inébranlable dans sa foi. Il devait sortir du désert avec une foi éprouvée qui aurait été aussi pure que l'or. Il voulait qu'ils soient un témoignage devant le monde de Sa bonté envers Son peuple.

Je crois que notre génération a pris le péché de l'incrédulité trop à la légère et, en ce moment, nous en voyons le résultat tragique. Je vois de nombreux croyants aujourd'hui qui sont dans la dépression et l'agitation. Bien sûr, certains souffrent de ces choses pour des raisons médicales, mais de nombreux autres endurent de telles souffrances à cause de leur situation spirituelle. D'après moi, leur dépression est le résultat du mécontentement de Dieu à cause de leur constante incrédulité.

Le Seigneur utilise toujours un langage fort lorsqu'Il se réfère à l'incrédulité parmi Son peuple, des mots tels que courroux, colère, en horreur, Le tenter. Moïse prend bien soin de rappeler ceci aux jeunes Israélite : “tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, pendant toute la route... L’Éternel entendit le bruit de vos paroles. Il s’irrita, et jura, en disant : Aucun des hommes de cette génération méchante ne verra le bon pays que j’ai juré de donner à vos pères” (Deutéronome 1:31,34-35).

mardi 15 septembre 2015

POUR NOTRE INSTRUCTION

Le livre entier du Deutéronome est en fait un seul discours de la part de Moïse, effectué juste avant sa mort. Ce discours passait en revue les quarante ans qu'Israël avait passé dans le désert et Moïse l'adressait à une nouvelle génération d'israélites.

A cette époque, le peuple se trouvait à Kadès-Barnéa, un lieu important dans leur Histoire. Ils se trouvaient à la frontière de Canaan, le Pays Promis, à ce même endroit où leurs pères s'étaient tenus trente-huit ans plus tôt. C'était aussi l'endroit où Dieu avait empêché l'ancienne génération d'entrer dans le Pays Promis. Ils ont été renvoyés dans le désert pour y errer jusqu'à ce que toute cette génération y meure, à part Josué et Caleb.

A présent, Moïse rappelait à la nouvelle génération l'histoire de leurs pères. Il voulait qu'ils sachent précisément pourquoi la génération précédente était morte, car ils étaient d'incurables rebelles aux yeux de Dieu. Moïse les a pressés de prendre instruction des erreurs tragiques de leurs parents, disant en quelques mots :

“Vous connaissez l'Histoire de vos pères. Ils faisaient partie d'un peuple appelé, choisi et oint par Dieu. Mais ils ont perdu la vision. Le Seigneur les aimait tellement qu'Il les a pris dans Ses bras et qu'Il les a portés, encore et encore. Pourtant, ils ont sans cesse murmuré, ils n'ont cessé de se plaindre de Lui, L'attristant ainsi.

Au bout du compte, la patience de Dieu est arrivée à son terme. Il a vu qu'ils étaient profondément engagés dans l'incrédulité et que rien de ce qu'Il pouvait faire ne pouvait changer leur état d'esprit. Aucun des miracles qu'Il pourrait accomplir n'aurait pu pleinement les persuader de Sa fidélité et de Sa bonté. Leurs cœurs étaient comme du granite, alors Dieu leur a dit : « Aucun de vous n'entrera dans Mon pays promis. Au lieu de cela, vous allez faire demi-tour et retourner dans le désert. »”

Quels mots puissants. Mais Moïse ne parlait pas seulement à la nouvelle génération d'israélites. Il s'adressait également à toutes les générations de croyants qui ont suivi, y compris nous, aujourd'hui. Comme toutes les histoires de l'Ancien Testament, celle-ci a été écrite pour nous : “Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles” (1 Corinthiens 10:11).

lundi 14 septembre 2015

TRANSFORMÉ PAR GRACE by Gary Wilkerson

Tout au long de Son ministère, Jésus a entendu deux types de questions de la part des personnes qu'Il rencontrait, des questions qui révélaient le cœur de ceux qui les posaient. Le premier type de question était des accusations. Encore et encore, des responsables religieux ont demandé à Christ : “Pourquoi manges-tu et bois-tu avec des pécheurs ? Comment peux-tu avoir été envoyé par Dieu avec une réputation comme celle-là ?”

Le deuxième type de questions venait de personnes confrontées aux problèmes de la vie : “Peux-tu guérir ma fille qui est malade ? Peux-tu délivrer mon fils qui est jeté dans le feu par des démons ? Peux-tu guérir mon problème de saignements, qui m'a tourmentée pendant toute ma vie ? Jésus, peux-tu m'aider ?”

Vois-tu la différence entre ces deux types de questions ? Les deux cherchent une réponse à propos de la nature de Dieu. Le premier genre demande : “Les pécheurs méritent-ils l'amour de Dieu ?” tandis que le deuxième demande : “Dieu veut-Il m'aider ?”

Jésus a répondu à ces deux types de questions par Ses actions. D'abord, Il a transformé ceux qui vivaient en marge de la société, en les ramenant au centre de l'amour de Dieu. Il leur a dit : “Vous êtes sur le devant de la scène désormais. Vous êtes au cœur même du royaume de Mon Père.” Ensuite, Christ a révélé que les accusateurs n'étaient pas au centre du royaume de Dieu. Il leur a dit très clairement : “Vous n'avez rien à dire dans le royaume de Mon Père.

Veux-tu un rôle qui a un véritable sens dans le royaume de Dieu ? Alors sois prêt à mettre de côté tes pierres et à saisir la croix de Sa grâce. A chaque fois que tu agis comme Jésus l'a fait, englobant dans la grâce ceux qui sont marginalisés par le péché, tu prends part à une grande transformation. Tu seras transformé par tes actions, les accusateurs seront changés et ceux qui sont accusés seront changés. En même temps, des croyants passifs seront remués par la manifestation de la grâce de Dieu.

Que nous puissions tous devenir Son armée de grâce ! Attirant dans Son royaume les drogués comme ceux qui vivent sainement, ceux qui pleurent comme ceux qui n'ont pas de soucis, les pauvres comme les riches, ceux qui sont seuls et ceux qui sont plein de vie. Que chaque âme soit aimée et qu'elle soit accueillie et que nous soyons tous transformés par la grâce merveilleuse de notre Sauveur.

samedi 12 septembre 2015

APPRENDRE A PRIER by Jim Cymbala

On ne peut pas apprendre vraiment à prier au travers de seuls principes ou de séminaires. La prière naît dans un environnement fait du sentiment d'un réel besoin. Si je dis : “je devrais prier,”je vais vite être à cours de motivation et abandonner ; la chair est trop forte. Il faut que je sois poussé à prier.

Trop de chrétiens vivent dans un état de dénégation. “Et bien, j'espère que mon enfant reviendra un jour...” Certains parents ont même complètement abandonné. “Je suppose qu'on ne peut rien y faire. Bobby a mal tourné, malgré nos efforts. Nous l'avons dédié au Seigneur quand il était bébé. Peut-être un jour...”

Plus nous prions, plus nous ressentons le besoin de prier. Et plus nous ressentons le besoin de prier, plus nous avons envie de prier.

La prière est la source de la vie chrétienne, le gilet de sauvetage du chrétien. Sinon, ce serait comme d'avoir un bébé dans les bras, et d'être en train de l'habiller pour qu'il soit tout mignon, alors qu'en fait il ne respire plus ! Peu importe les beaux vêtements. Il faut d'abord stabiliser les signes vitaux de l'enfant. Il n'y a pas beaucoup d'effets quand on parle à quelqu'un qui est dans le coma. C'est pourquoi l'accent qui est mis sur l'enseignement dans les églises d'aujourd'hui a si peu de résultat. L'enseignement n'est bon que là où il y a de la vie. Si ceux qui écoutent sont dans un état de coma spirituel, tout ce qu'on leur dit est peut-être juste et orthodoxe mais, malheureusement, la vie spirituelle ne peut pas être enseignée.

Les pasteurs et les églises doivent être suffisamment remués pour dire : “Nous ne sommes pas des chrétiens de la Nouvelle Alliance si nous n'avons pas de vie de prière.” Cette conviction nous secoue un peu, mais comment pourrions-nous autrement avoir une véritable avancée avec Dieu ?

Si nous réfléchissons réellement à propos de ce que Actes 2:42 dit - “Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières” - nous pouvons voir que la prière est presque une preuve de la normalité de l'église. En appeler au nom du Seigneur est le quatrième grand sceau de cette liste. Si mon église ou ton église ne prie pas, nous ne devrions pas nous vanter de notre conformité à la saine doctrine ou du nombre de personnes qui assistent à la réunion du dimanche matin.

En fait, Carole et moi, nous nous sommes dit plus d'une fois que, si l'esprit d'humilité et de supplication à Dieu devait jamais se relâcher dans notre église Brooklyn Tabernacle, nous saurions que nous avons de gros problèmes, même si nous avons 10 000 personnes qui assistent aux réunions.

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Jim Cymbala a ouvert l'église de Brooklyn Tabernacle avec moins de vingt membres dans un petit immeuble délabré dans un quartier difficile. Né à Brooklyn, il est un ami de longue date à la fois de David et de Gary Wilkerson et un intervenant fréquent lors des conférences d'Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 11 septembre 2015

IL EVEILLE MON OREILLE

Je n'ai pas réalisé à quel point j'étais coupable du péché d'avoir des oreilles souillées jusqu'à ce que je fasse un voyage pour prêcher en Angleterre. Mon fils Gary et moi étions conduits à une réunion par un pasteur qui a poliment demandé comment nos réunions s'étaient passées jusque là. Lorsque j'ai essayé de répondre, il m'a interrompu pour parler de ses propres prédications. Cela s'est produit plusieurs fois et, chaque fois, il me coupait avec des histoires où il avait prêché devant des foules plus nombreuses et visité plus de pays que moi.

Finalement, j'ai décidé de me taire et de le laisser parler. A un moment donné, j'ai regardé Gary en levant les yeux au ciel, pensant : “Quel homme vantard. Ce prédicateur est un incroyable bavard.”

Et puis, j'ai ressenti un petit coup de coude du Saint-Esprit qui me murmurait : “Pense à la raison pour laquelle tu es énervé, David. C'est parce que cet homme ne t'écoute pas. Tu voulais être celui qui parle et, maintenant que tu es en train d'écouter ses histoires, tu as envie de te vanter de ton propre ministère. Tu as peut-être arrêter de parler, mais tu as dans ton cœur un esprit de vantardise.”

En plus, j'avais souillé ma bouche. Remarque que je n'avais rien dit de terrible au sujet de cet homme. En fait, je n'avais pas dit un seul mot à son sujet. Mais en levant simplement les yeux au ciel, je l'avais calomnié devant mon fils.

Je peux parler de sainteté, je peux exposer les péchés de la société, je peux prêcher sur la victoire de la Nouvelle Alliance. Mais si je permets à mes oreilles d'être souillées – si je me ferme à une autre personne en me concentrant sur mes propres intérêts, si je ne peux pas l'écouter avec respect – alors la vie de Christ ne se prolonge plus en moi. Je ne mène plus une vie qui plaît à mon Seigneur et je ne porte plus les fruits de Son labeur.

“Il éveille mon oreille, pour que j’écoute comme écoutent des disciples. Le Seigneur, l’Eternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière” (Esaïe 50:4-5).

jeudi 10 septembre 2015

DES OREILLES SOUILLEES

“Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné une langue exercée, Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j’écoute comme écoutent des disciples. Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière” (Esaïe 50:4-5).

Note ce dernier verset : Jésus était réveillé chaque matin par le Saint-Esprit. Et l'Esprit a exercé Son oreille afin qu'Il puisse entendre la Parole de Son Père. Quand Christ atteste : “je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière,” Il dit : “lorsque J'étais sur Terre, J'ai reçu ce que Je devais dire, faire et écouter. Et Je ne m'en suis jamais détourné.”

Bien-aimé, j'ai besoin que ce genre d'appel spirituel me réveille chaque matin. Je dois avoir un rappel de la part du Saint-Esprit : “David, ferme tes oreilles à toute calomnie, à tout ragot et à toute saleté. Garde-toi d'être souillé.”

Les propres disciples de Jésus avaient des oreilles souillées. A une occasion, Il leur a dit : “Pour vous, écoutez bien ceci : Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes” (Luc 9:44). Il disait, en d'autres termes : “Faites bien attention parce que Je suis sur le point de vous faire une révélation importante. Je vais être crucifié. Maintenant, laissez cette pensée bien pénétrer vos oreilles. C'est quelque chose que vous avez besoin de savoir.”

Alors, comment ont-ils réagi ? L’Écriture dit : “ils ne comprenaient pas cette parole” (9:45). Pourquoi ne pouvaient-ils pas entendre ce que leur Maître leur disait ? Parce que leurs oreilles avaient été souillées par leur égocentrisme. Immédiatement, nous lisons : “Or, une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand” (9:46).

Nous avons ici la preuve que des oreilles souillées ne peuvent pas recevoir les profondes révélations de la Parole de Dieu. Ces hommes ne pouvaient pas écouter la voix de Jésus, alors même qu'Il se tenait parmi eux en chair, leur parlant clairement. Mais l’Écriture dit : “cette parole... était voilée pour eux, afin qu’ils n’en eussent pas le sens” (9:45). Je me me pose cette question : l'expérience des disciples lors de la crucifixion aurait-elle été différente si ils avaient été capables d'entendre Jésus ?

La vérité, c'est que toute personne qui est absorbée par ses propres intérêts ne peut pas voir ce fait à propos de lui-même. Et si il le pouvait, il ne l'admettrait pas. C'est pour cette raison que les disciples ne pouvaient pas entendre ce que Jésus leur disait. Ils étaient trop centrés sur eux-mêmes, tellement occupés à se vanter à propos d'eux-mêmes qu'ils n'ont pas pu entendre la voix de Christ.

mercredi 9 septembre 2015

VAINES PAROLES

Le Psaume 50 dénonce le péché de l'utilisation impure de notre bouche et ses conséquences. De nombreuses personnes dans la maison de Dieu ont pris Sa Parole à la légère dans ce domaine.

“Tu livres ta bouche au mal, Et ta langue est un tissu de tromperies. Tu t’assieds, et tu parles contre ton frère, Tu diffames le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu t’es imaginé que je te ressemblais ; Mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, De peur que je ne déchire, sans que personne délivre. Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie, Et à celui qui veille sur sa voie Je ferai voir le salut de Dieu” (Psaumes 50:19-23).

Alors, pourquoi ne respectons-nous et ne craignons-nous pas la Parole de Dieu à ce sujet ? Pourquoi parlons-nous si facilement des autres avec de vaines paroles ? Pourquoi continuons-nous à utiliser notre parole sans faire attention, sans contrôler notre langue ? Ce Psaume nous dit pourquoi : “Tu t’es imaginé que je te ressemblais.”

Pour dire les choses simplement, nous faisons de Dieu un de nos semblables. Nous déformons Sa Parole pour refléter notre propre tendance à juger les autres sur leur apparence. Et nous ignorons la façon dont Dieu considère les aspects plus profonds, cachés, du cœur d'une personne.

Mais le Seigneur nous dit ici, dans le Psaume 50 : “Je vais te reprendre à ce sujet parce que Je veux que tu mettes les choses en ordre à ce sujet. Tu dois voir ta souillure comme Je la vois : elle est mauvaise, c'est une œuvre du diable, un sérieux danger pour ton âme.”

En tant que serviteur du Seigneur, je veux que la vie de Christ coule à travers mes prédications. Et en tant que mari, père et grand-père, je veux qu'elle s'écoule librement de moi sur ma famille. C'est pour cette raison que la source de la vie de Christ en moi ne peut pas être polluée. Je ne peux tolérer aucun poison dans cette source, ni aucun barrage qui l'empêcherait de couler librement en moi.

Mais cela doit être une décision consciente de ma part. Je dois crier au Saint-Esprit continuellement : “Seigneur, convaincs-moi chaque fois que je me souille moi-même.” David a pris ce genre de décision. Il écrit : “ J’ai décidé de ne pas pécher en paroles” (Psaumes 17:3 - SEM). “Éternel, mets une garde à ma bouche, Veille sur la porte de mes lèvres !” (141:3).

Tu te demandes peut-être : “Est-il réellement possible de contrôler sa langue, de décider de ne pas pécher avec ce qui sort de notre bouche ?” David répond avec ce témoignage : “Je disais : Je veillerai sur mes voies, De peur de pécher par ma langue ; Je mettrai un frein à ma bouche, Tant que le méchant sera devant moi” (39:1). Il dit en fait : “Chaque fois que je monte un cheval, je place une bride dans sa bouche. Et, aussi sûrement que je le fais avec un cheval, je dois le faire avec ma langue.”

mardi 8 septembre 2015

LE PIRE DES VOLS

Jacques a mis en garde l'Eglise : “la langue aussi est un feu; c’est tout un monde de mal. elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence.” (Jacques 3:6-SEM).

Nous lisons une mise en garde similaire dans Esaïe : “Alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; Tu crieras, et il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux” (Esaïe 58:9). Le terme hébreux utilisé pour “injurieux” signifie grossièreté, irrévérence, manque de respect.

Esaïe fait un constat surprenant. La raison même pour laquelle nous prions, jeûnons et étudions la Parole de Dieu, c'est pour être entendu dans le Ciel. Mais le Seigneur y met un gros “si.” Il déclare : “Si vous voulez que Je vous écoute d'en Haut, alors vous devez regarder à votre cœur. Oui, Je vous écouterai – si vous cessez de montrer les autres du doigts, si vous cessez de parler d'eux avec un manque de respect.

C'est un grand péché aux yeux de Dieu de parler d'une façon qui ternit la réputation de quelqu'un. Comme nous le lisons dans Proverbes : “ Une bonne réputation est préférable à une grande richesse et l'estime des autres vaut mieux que l’or et l’argent.” (Proverbes 22:1-PDV). Une bonne réputation est un trésor qui se construit soigneusement, avec le temps. Pourtant, je peux rapidement détruire le trésor de quelqu'un avec une seule parole de diffamation qui sortirait de ma bouche.

Nous n'oserions jamais voler à quelqu'un sa montre en or ou son compte en banque. Pourtant, Dieu dit clairement que diffamer le nom de quelqu'un est le pire des vols. Et nous pouvons le faire de la façon la plus subtile qui soit : en le montrant d'un doigt accusateur, en remettant en question sa personne, en colportant des ragots. En effet, quelques uns des mots les plus accablants que nous puissions prononcer sont : “As-tu entendu dire que ?” La simple suggestion de cette question vole à une personne quelque chose de précieux. Et elle souille notre propre bouche.

lundi 7 septembre 2015

LES ACCEPTES by Gary Wilkerson

Dans l'histoire de la femme prise en flagrant délit d'adultère racontée dans le chapitre 8 de l'évangile de Jean, Jésus a fait de l'accusée quelqu'un d'accepté. Au lieu de rejeter la femme adultère, dont la vie était dans la balance, Il l'a acceptée. Et Il fait la même chose pour nous aujourd'hui. Il prend tous ceux qui sont mise de côté à cause de leur péché et Il leur dit : “Vous êtes à Moi. Vous êtes pile au centre de l'amour du Père.”

Ce geste de la part de Jésus était crucial pour la femme adultère. Pourquoi ? Parce qu'elle devait encore vivre au sein de sa communauté avec la réalité de ce qu'elle avait fait. Tu vois, même si c'est vrai qu'il n'existe aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ, il y a tout de même des conséquences de notre péché sur notre vie sur Terre. Pose la question à n'importe quel drogué qui a fait une cure de désintoxication. Il y a des liens brisés à réparer avec la famille, les amis, les enfants, les collègues. Dans le cas de l'adultère, il peut y avoir des grossesses non désirées, un amour brisé avec le conjoint, des relations difficiles avec les enfants, un manque de confiance de la part de la communauté – des choses qui peuvent prendre des années à être réparées.

C'est pour cette raison qu'il y a une miséricorde très réelle dans chacune des deux phrases que Jésus a adressées à la femme adultère : “Je ne te condamne pas non plus. Va, et ne pèche plus” (Jean 8:11). Je ne serais pas un serviteur fidèle de Dieu si je ne te disais pas tout : oui, Jésus t'aime, Il t'accepte et Il te pardonne, mais il existe aussi de véritables conséquences au péché. En tant que pasteur, je vois cela tout le temps. C'est pour cette raison que Dieu est si concerné par notre péché, au-delà des seules raisons de morale de non respect de la loi. Paul a dit : “Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps” (1 Corinthiens 6:18). Il est très important d'apporter tous nos péchés à Jésus, chacun en particulier. Seule Sa grâce puissante et rédemptrice peut entièrement guérir et restaurer.

Il existe un autre groupe de personne transformé par la grâce de Dieu : les accusateurs. Le plan sans merci des pharisiens leur est retombé dessus. A la fin, la femme pécheresse n'a pas été condamnée mais sauvée et guérie. Et lorsque ce genre de grâce radicale se manifeste, le mal est forcé de battre en retraite dans la honte. “Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu” (Jean 8:9).

samedi 5 septembre 2015

UN COMMANDEMENT NOUVEAU by Carter Conlon

“ Mes petits enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs: vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres” (Jean 13:33-35).

Dans ce passage de l’Écriture, Jésus s'adressait à Ses disciples, pas très longtemps avant d'aller à la croix. Quelle scène incroyable ! Celui qui était l'incarnation de l'amour incroyable de Dieu pour toute l'humanité ordonnait à Ses disciples de Le suivre jusqu'au plus profond de cet amour pour les autres, et tout particulièrement envers ceux qui appartiennent à la même maison de foi. Bien évidemment, ce commandement ne concernait pas seulement ceux qui étaient présents avec Lui ce jour-là. Le Seigneur nous donne ce même commandement, à toi et moi, aujourd'hui.

Note bien que le genre d'amour dont Jésus parle ici n'est pas une simple affection ou affinité envers une autre personne. Non, le Seigneur appelle Son Église à être l'expression d'un amour si profond, si éloigné de nos capacités humaines, qu'il serait pour tous un témoignage incontestable de la réalité de Dieu. “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. il ne fait rien d’inconvenant. il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. L’amour n’aura pas de fin” (1 Corinthiens 13:4-8).

En recevant ce commandement nouveau, l'apôtre Pierre a supposé qu'il avait la capacité inhérente de faire ce que Jésus les appelait à faire. Il a demandé à Jésus : “Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit: Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard” (Jean 13:36).

En d'autres termes, Jésus lui disait : “Pierre, tu n'as pas encore la force pour aller là où je vais. Tu ne peux pas aimer de la même façon que Moi.” Nous aussi, nous devons reconnaître cette faiblesse en nous-même. Je ne peux pas aimer les gens comme Jésus me l'a ordonné, et tu ne le peux pas non plus. Seul Dieu a ce genre d'amour plein de bonté dont nous avons besoin. Ce n'est que lorsque le Saint-Esprit vient sur nous, lorsque la victoire de Christ devient notre victoire et que le cœur de Dieu devient nôtre, que nous pouvons obéir à ce nouveau commandement.

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Carter Conlon a rejoint l'équipe pastorale de Times Square Church en 1994, sur l'invitation du pasteur fondateur David Wilkerson. Il a été nommé Pasteur Senior en 2001. C'est un responsable fort et plein de compassion qui est un intervenant fréquent lors des Expect Church Leadership Conferences menées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 4 septembre 2015

PRIER POUR NOS BIEN-AIMES

Il n'y a pas très longtemps, un jeune homme s'est avancé pendant une réunion de prière dans notre église de Times Square, tremblant et pleurant. Il m'a dit qu'il venait de l'état de Washington et que, plus tôt dans la soirée, il était entré dans notre église par erreur. Il était reparti et il s'était rendu à un concert de musique mais ensuite, il en était reparti et il était revenu dans l'église. A présent, il souhaitait que l'on prie pour lui et je lui ai demandé : “Vos parents sont-ils chrétiens ?” Il a répondu : “Oui Monsieur. Ils continuent à prier pour moi.”

Je te le demande : était-ce une “erreur” qui avait amené ce jeune homme dans notre église ? Je ne crois pas ! Il était là pour son rendez-vous avec Christ. Personne ne l'avait poussé ni ne l'avait supplié ; sans le moindre doute, il avait été amené là par Jésus. Et je suis convaincu que cela s'est produit grâce à la prière persévérante de ses parents.

Dans Marc 7:31-37, nous lisons l'histoire d'un homme sourd amené à Jésus. Jésus l'a emmené à l'écart de la foule “ puis, levant les yeux au ciel, il soupira, et dit : Ephphatha, c’est-à-dire, ouvre-toi. Aussitôt ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia, et il parla très bien” 'Marc 7:34-35).

Jésus a accompli un miracle en privé pour cet homme et ensuite Il lui a parlé, juste pour lui prouver qu'il pouvait entendre. Imagine ! La première voix que cet homme sourd a entendu était celle de Christ ! Oh combien cet homme a dû parler quand sa langue a été déliée. De sa bouche ont dû s'écouler des années de sentiments refoulés parce que, à présent, il pouvait enfin exprimer à haute voix le cri qui était autrefois silencieux.”

Je l'imagine tombant dans les bras du Seigneur, pleurant : “Jésus, Tu as entendu la voix de mon cri” (Psaumes 5:2). Considère un peu l'émotion intense et la puissance du Psaumes 5 pour cet homme guéri : “mon Dieu...c’est à toi que j’adresse ma prière. Éternel ! le matin tu entends ma voix ; Le matin je me tourne vers toi” (5:2-3). L'amour de cet homme pour Jésus était désormais le sien – parce qu'il avait fait une rencontre personnelle avec Lui.

Bien-aimé, lorsque tu pries pour ceux que tu aimes, garde à l'esprit que Jésus gémit pour eux. Il ne soupirait pas sur le sort d'un seul homme dans la Décapole. Il pleurait sur tous les cris intérieurs, sur les cris étouffés de tes enfants, de ceux que tu aimes et qui ne sont pas sauvés, et sur les miens. Peut-être as-tu besoin de changer ta façon de prier pour eux. Demande au Saint-Esprit d'aller les chercher, de les pousser, de les attirer, de les remuer et de les réveiller à un tout nouveau désir pour Jésus.

jeudi 3 septembre 2015

UN PEU DE LEVAIN

Paul a demandé à l'église de Galatie : “ Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever toute la pâte” (Galates 5:7-9).

Paul se réfère ici à un état d'esprit, à une croyance doctrinale ou à un point de théologie. Il leur demande : “Qu'y a-t-il dans votre vie qui vous empêche d'entrer dans la pleine bénédiction de Christ ? Vous vous débrouilliez si bien à une époque. Je sais que vous êtes des gens qui prient et que vous œuvrez avec persévérance pour faire de bonnes œuvres, mais quelque chose ne va pas. Je ne vous vois plus grandir. Au lieu de cela, vous avez fait marche arrière et vous avez recommencé à vous appuyer sur la chair. Je ne sens plus le doux parfum de Christ que vous aviez à une époque. Votre certitude, votre clarté, votre vision, tout est parti. Quelque chose vous retient.

“Qu'est-ce qui peut vous avoir persuadé de rester dans cette condition ? Quoi que cela puisse être, je vous dis que cela ne vient pas de Dieu. En fait, je sens l'odeur du levain en vous, un compromis quelque part. Quelque chose vous obscurcit, une chose à laquelle vous vous accrochez. Et cela cause une controverse entre le Seigneur et vous. Dites-moi, de quoi s'agit-il ?”

Je connais tant de chrétiens aujourd'hui qui, à une époque, ont été puissamment utilisés par Dieu. Ces personnes étaient des saints dévoués, pleins de foi et actifs dans la prière. Mais ensuite, quelque chose leur est arrivé, une chose qui les a empêchés d'expérimenter la plénitude de la bénédiction de Christ.

Cela concerne également de nombreux pasteurs que j'ai connus. Ces hommes ont vu victoires sur victoires dans leur marche avec le Seigneur. Mais quelque chose s'est glissé dans leur vie, un compromis avec lequel ils ont fini par faire la paix. Souvent, ce levain qui les a gênés dans leur marche était un seul péché qui leur faisait la guerre.

A toutes ces personnes, Paul demande : “Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui empêche le flot de la bénédiction de Christ de couler dans votre vie ? Quelle sorte de levain est venue s'insinuer ?”

mercredi 2 septembre 2015

UNE SAINTE ASSURANCE

C'était avec assurance que Paul pouvait dire à l'église de Rome : “Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai” (Romains 15:29). Il avait une sainte assurance dans sa marche avec Christ. Il clamait : “C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes” (Actes 24:16).

En d'autres termes, Paul disait : “Ma vie est un livre ouvert devant le Seigneur. Je n'ai pas de péché caché dans mon cœur et il n'y a pas de controverse entre nous. Sa bénédictions pour moi est un flot continuel de révélation, c'est pourquoi, lorsque je prêche devant vous, vous n'entendez pas des mots venant des hommes. Je n'apporte pas une prédication morte, remplie de savantes théologies. Ce que vous entendez sont les paroles même du cœur de Dieu pour vous.”

Tu vois,la plénitude des bénédictions de Christ ne concerne pas les biens matériels. Bien-sûr, la bonne santé et toutes les ressources de ce monde doivent être vues comme des bénédictions de la main généreuse de Dieu. Mais Paul parle d'une bien plus grande bénédiction ici. Le terme grec utilisé pour bénédictions signifie : “approbation, félicitation de Dieu.”

Pour faire court, être béni par Christ signifie avoir une vie qui plaît au Seigneur. C'est une connaissance intérieure venant du Saint-Esprit que, lorsque Dieu regarde ta vie, Il dit : “Je suis content de toi, Mon fils, Ma fille. Il n'y a rien entre nous qui puisse gêner notre communion et notre relation.”

L'auteur de l'épître aux Hébreux résume la plénitude des bénédictions de Christ de cette manière : “Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !” (Hébreux 13:20-21).

J'aime être près de personnes qui vivent ce genre de « vie-de-Christ ». Elles répandent autour d'elles le parfum de ceux qui ont été avec Jésus. Tout comme Paul, ces saints ont une insatisfaction divine au sujet de cette vie, un désir d'être dans la présence de Christ, une faim d'obtenir de plus en plus d'intimité avec Lui. Ils parlent beaucoup de Jésus et ils exsudent Son amour et Sa sainteté.

mardi 1 septembre 2015

REMPLI DE LA PLENITUDE DE DIEU

“Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai” (Romains 15:29). Paul a écrit ces mots aux chrétiens de Rome. Il leur disait : “Je n'ai aucun doute sur le fait que, lorsque je vous rencontrerai, ce sera dans la pleine mesure de la bénédiction de Christ.”

Les mots que l'apôtre utilise ici implique une chose que tous les croyants devraient connaître. C'est qu'il existe plusieurs degrés ou mesures de la bénédiction de Christ. Certains croyants obtiennent une pleine mesure de cette bénédiction, ce qui est le but à atteindre. Nous sommes tous destinés à venir dans la pleine mesure de la bénédiction du Seigneur. Mais d'autres chrétiens n'entrent que dans une petite mesure de la bénédiction de Christ.

Dans sa lettre aux éphésiens, Paul nous presse tous de rechercher la pleine mesure de cette bénédiction : “mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de christ.... jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du fils de dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du christ...et de connaître l’amour du christ qui surpasse toute connaissance; afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu” (Éphésiens 4:7,13,3:19 version Darby).

Note bien le mot plénitude dans ces passages. Le terme grec que Paul utilise ici signifie : “Achever la tâche de remplir à ras-bord.” Voilà la tâche que Dieu nous a donné : de rechercher la plénitude de la bénédiction de Christ dans nos vies.

Paul développe cette idée, écrivant : “il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous” (Éphésiens 4:5-6). Pour résumer, Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit réside dans chacun de Ses enfants. Jésus a promis : “nous viendrons à toi, et nous ferons notre demeure chez toi” (voir Jean 14:23). Paul dit clairement que nous avons tous le même accès au Seigneur. Donc nous avons tous la même opportunité d'obtenir Ses bénédictions grandissantes. En effet, nos vies devraient constamment grandir dans ce que Paul appelle “les bénédictions de Christ.”

Considère la mesure incroyable de la bénédiction de Christ dans la vie de Paul. Cet homme a reçu des révélations directement de la part de Jésus. Il écrit que Christ se révèle ne lui. Bien-sûr, Paul savait qu'il n'avait pas atteint la perfection. Mais il savait aussi, sans le moindre doute, que rien dans se vie ne faisait obstacle au flot des bénédictions de Christ.