mardi 30 juin 2015

EPROUVE ET PURIFIE

Que faut-il pour atteindre un monde qui se perd et qui souffre ? Une petite armée de soldats qui a été entraînée à l'école de la difficulté et des épreuves ! Dieu cherche ceux qui veulent bien être éprouvés par le feu, dont la foi peut être épurée pour devenir de l'or pur.

Tout au long de mes années dans le ministère, j'ai remarqué un schéma dans la vie de la plupart des chrétiens. Presque immédiatement après que Dieu nous sauve, Il nous guide dans un désert d'épreuves. Pourquoi ? Parce que Dieu cherche un peuple qui Lui fera confiance dans les situations impossibles aux yeux du monde entier. C'était vrai même dans la vie de Jésus. Lorsque notre Seigneur est ressorti des eaux du baptême, Il a été conduit par l'Esprit dans le désert, où Il a été durement testé (voir Luc 4:1-2).

Nous voyons cette vérité démontrée par Daniel. Les dirigeants, collègues jaloux de Daniel, ont comploté contre lui, convainquant le Roi Darius d'interdire toute prière pendant 30 jours. Comme ses pairs le pensaient, Daniel a désobéi à l'interdiction et il a continué à prier trois fois par jour. Même si le Roi Darius respectait Daniel, il a été forcé, par son propre décret, de jeter cet homme pieux dans la citerne avec les lions.

Daniel était pleinement conscient que le prix à payer pour avoir désobéi à cette interdiction serait la mort. Pourtant, il n'a jamais cessé de prier, parce qu'il avait confiance en Dieu. Il savait que le Seigneur l'aiderait à sortir de cette épreuve.

Tout au long de cette dure épreuve, le Roi Darius a observé anxieusement Daniel. Il avait tenté de le sauver par tous les moyens, mais il ne pouvait tout simplement pas le faire. Finalement, juste avant que Daniel ne soit jeté aux lions, le roi lui a dit : “ Puisse ton Dieu, que tu sers avec persévérance, te sauver !” (Daniel 6:17).

Si tu dis au monde que Jésus est ton Seigneur, ton Sauveur et Celui qui te guérit, un Dieu qui peut accomplir l'impossible, ils vont regarder comment tu réagis dans les situations difficiles. Leurs yeux sont fixés sur tout ceux qui se vantent de la bonté de Dieu, de Sa puissance et de Sa gloire. Et le diable regarde aussi, espérant que ta foi vacillera.

Le psalmiste écrit : “Oh ! combien est grande ta bonté, Que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent, Que tu exerces envers ceux qui se réfugient en toi, En face des humains !” (Psaumes 31:19). Quelle est cette grande bonté que Dieu tient en réserve pour les temps difficiles de ceux qui le craignent ? Il s'agit d'un témoignage pour le monde, glorieux et insondable, que ta foi peut survivre à n'importe quelle situation.

Comment Dieu a-t-Il répondu à la foi de Daniel ? Il a fermé la gueule de ces lions affamés (voir Daniel 6:22).

lundi 29 juin 2015

REPOSES-TOI EN LUI by Gary Wilkerson

Lorsque nous sommes sous pression, la majorité d'entre nous ressassons nos besoins encore et encore : “Si seulement j'avais cette chose-là. Si je pouvais seulement améliorer ce point faible.” Mais Jésus nous dit de ne pas faire de fixation sur nos besoins, mais sur Celui qui pourvoit. “C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : Ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une seule coudée à la durée de sa vie ?” (Matthieu 6:25-27).

Dans l'Ancien Testament, lorsque les choses paraissaient impossibles pour le Roi Asa, il a fixé les yeux sur Celui qui pourvoit, et non sur son problème. Lorsque le royaume était encerclé par une grande armée ennemie, quand la situation semblait être sans espoir, Asa a prié : “Seigneur, je ne sais pas quoi faire, mais mes yeux sont fixés sur toi” (2 Chroniques 14:9-12).

Jésus nous a montré que nous devons Le remercier quelle que soit notre situation. Face à la foule affamée, avec juste une poignée de poissons et de pains, Jésus a rendu grâce à Dieu : “Jésus prit les pains, rendit grâces et les distribua à ceux qui étaient là” (Jean 6:11).

Jésus a remercié le Père avant même que le besoin n'ait été comblé, et un miracle a suivi : “Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, qui restaient à ceux qui avaient mangé. Ces gens, à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : Vraiment c’est lui le prophète qui vient dans le monde” (6:12-14).

Ta situation n'est pas dépendante de tes propres ressource, elle dépend de celles de Dieu. “Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire” (Philippiens 4:19).

Tu as peut-être pleuré toutes les larmes de ton corps pour ton besoin. Ce n'est pas le moment de ressasser tes échecs. C'est le moment de te souvenir de la bonté de Dieu. Il est temps d'arrêter de te tracasser au sujet de ce besoin si grand et de Lui rendre grâce. Il est temps de te reposer sur la force de ta famille dans la foi lorsque tu n'en as plus toi-même. Sois certain que Dieu est sur le point de se manifester avec puissance dans ta vie. Crois-le et trouve le repos en Lui !

samedi 27 juin 2015

CONSTRUIRE UN AUTEL by Claude Houde

Allons à nouveau à la rencontre d'Abraham. Il a un message pour nous. Il va nous apprendre des choses au sujet de la foi qui reconstruit et qui reprend ce qui a été volé. En réponse à l'appel et aux promesses de Dieu : “Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai... Deviens donc une source de bénédiction” (Genèse 12:1-2), Abraham a fait une chose particulière et extrêmement significative : il a construit un autel au Seigneur (voir Genèse 12 et 13).

L'autel était un témoignage, un engagement public, un vœux. C'était comme si Abraham avait dit : “Voilà l'expression de ma foi. Je veux que toutes les personnes qui verront cet autel sachent que je n'ai pas honte de proclamer que j'appartiens à Dieu. Je crois en Lui ; ma foi est placée dans Ses promesses.”

Ce concept “d'autel au Seigneur” était extrêmement riche de sens, sérieux et constituait un véritable engagement dans la culture Abrahamique et juive de l'époque d'Abraham. En effet, le fait de “construire un autel” signifiait être vrai, honnête et sérieux avec Dieu, être sincère et prendre une décision de tout son cœur, devant Dieu, avec vérité et engagement.

Je sais pertinemment que de nombreuses personnes qui lisent ce court message marchent avec ce type de cœur envers Dieu. Il ne s'agit pas de se vanter ni de se montrer, vous voulez réellement plaire à Dieu, Lui obéir et être fidèle à Sa volonté et à Sa parole. Vous êtes sincères, votre consécration est authentique.

Vous avez construit un autel de foi, de prière, d'adoration, de générosité, de pardon et de sanctification devant votre Dieu. Vous êtes animés de la foi qui vient de “celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ-Jésus” (Philippiens 1:6). Au-delà des félicitations, des succès professionnels ou des promotions que vous pouvez avoir sur cette Terre, Vous vivez chaque jour pour pouvoir entendre Sa voix vous accueillir aux portes de la vie éternelle avec ces mots : “C'est bien, bon et fidèle serviteur...entre dans la joie de ton maître” (Matthieu 25:21).

Vous avez construit un autel devant Dieu !


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Claude Houde, pasteur de l'église Nouvelle Vie à Montréal, au Canada, intervient régulièrement dans les conférences de Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier. Sous sa direction, l'église Nouvelle Vie est passée d'une poignée de gens à plus de 3500 dans une région du Canada qui compte peu d'églises protestantes en expansion.

vendredi 26 juin 2015

LUI FAIRE ENTIEREMENT CONFIANCE

Bien-aimé, le Seigneur ne nous a pas sauvé uniquement pour que nous puissions baigner éternellement dans Sa bonté, dans Sa miséricorde et dans Sa gloire. Il avait un plan éternel en choisissant chacun de nous et ce plan va au-delà des bénédictions, des révélations et de la communion avec Lui. Le fait est que Dieu cherche encore à atteindre l'humanité perdue. Et Il cherche un peuple plein de foi et de confiance qu'Il puisse façonner pour en faire Son plus grand outil d'évangélisation.

Notre Seigneur n'utilise pas d'anges pour témoigner de Sa gloire. Il utilise Son peuple. Il désire nous entraîner à être une “race élue,” spéciale (voir 1 Pierre 2:9). Il cherche à prouver Sa Parole dans nos vies de façon à ce que le monde puisse croire ce que nous proclamons. Il veut présenter aux nations incrédules un peuple fidèle qui a été secoué par des moments difficiles, brisé par de profondes épreuves mais qui continue à Lui faire confiance.

Nous voyons Dieu chercher de telles personnes à l'époque de Gédéon. Lorsque Gédéon a fait un appel aux volontaires pour combattre les Madianites, des milliers d'israélites ont répondu. Mais le Seigneur a dit à Gédéon : “Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains … Publie donc ceci aux oreilles du peuple : Que celui qui est craintif et tremblant s’en retourne directement” (Juges 7:2-3).

Dieu disait à Gédéon : “Si quelqu'un est effrayé, dis-lui de retourner tout de suite à la maison. Je ne permettrais pas à mon armée d'être infectée par la peur.” Dieu était en train de renvoyer des volontaires pour Son armée. En fait, à un moment donné, 22 000 personnes pleines de doutes ont été renvoyés à la maison. Gédéon a finalement réduit le nombre de volontaires à 10 000, mais Dieu lui a dit qu'ils étaient encore trop nombreux. Et le Seigneur a finalement arrêté son choix sur 300 soldats éprouvés par les batailles.

Cela devrait nous parler. Quand le Seigneur cherche des messagers de l'évangile à envoyer dans le monde, Il ne va pas recruter des églises dont les bancs sont remplis de personnes effrayées, pleines de doutes, n'ayant pas été éprouvées. Il ne va pas regarder à des organisations puissantes et efficaces ou à des séminaristes cultivés. Dieu utilise les bonnes organisations et les gens cultivés, bien sûr, mais en eux-mêmes, aucuns d'eux n'a les ressources nécessaires pour être des messagers expérimentés et éprouvés.

jeudi 25 juin 2015

DOUTER DE LA FIDELITE DE DIEU

De tous les péchés que nous puissions commettre, le doute est l'un de ceux que Dieu hait le plus. D'après l'Ancien Testament comme d'après le Nouveau, nos doutes attristent le Seigneur, Le provoque, Lui cause une grande souffrance. Nous en voyons un excellent exemple par Israël, juste après que Dieu ait délivré Son peuple des mains de Pharaon.

Le psalmiste se lamente : “Nous avons péché comme nos pères, Nous avons commis des fautes, des méchancetés, nos pères en Égypte n’ont pas discerné tes miracles, Ils ne se rappelèrent pas La multitude de tes actes bienveillants, Ils furent rebelles près de la mer, près de la mer des Joncs” (Psaumes 106:6-7).

L'auteur fait ici une confession. Quelles étaient les méchancetés qu'Israël avait commis ? C'était le fait de douter que Dieu puisse encore les délivrer, même après qu'Il ait accompli un miracle incroyable pour eux à la Mer Rouge.

Le psalmiste nous demande d'imaginer le peuple de Dieu tandis qu'il se réjouissait de la victoire au bord de la mer. Le Seigneur venait tout juste d'accomplir un des plus grands miracles de l'histoire de l'humanité, délivrant ainsi Israël des puissants égyptiens. Pourtant, comment ces gens ont-ils réagi lorsqu'ils ont affronté ensuite de nouvelles difficultés ? Ils ont douté de la fidélité de Dieu.

L'auteur écrit, en résumé : “Pouvez-vous le croire ? Notre Seigneur a agi de façon surnaturelle en notre faveur, il nous a délivré de l'ennemi. Pourtant, même après ce miracle incroyable, nous ne Lui avons pas fait confiance. Comment avons-nous pu provoquer Dieu ainsi ?”

Les choses étaient bien différentes lorsqu'Israël se tenait sur le bord de la mer, victorieux. Ils chantaient et dansaient et ils regardaient les puissants égyptiens sombrer dans la destruction. “Il menaça la mer des Joncs, elle se dessécha ; Et il les fit marcher à travers les abîmes comme dans un désert. Il les sauva de la main de celui qui les haïssait, Il les racheta de la main de l’ennemi. Les eaux couvrirent leurs adversaires : Il n’en resta pas un seul. Ils crurent à ses paroles, Ils chantèrent sa louange” (Psaumes 106:9-12).

Les israélites chantaient alors la bonne chanson, une chanson de louange pour le Dieu tout puissant, mais ils la chantaient du mauvais côté de la mer. Tout le monde peut chanter et se réjouir après la victoire. Mais Israël avait échoué lamentablement au test de l'autre côté de la Mer Rouge. Ils n'avaient pas du tout fait confiance à Dieu.

mercredi 24 juin 2015

UNE REELLE AUTORITE SPIRITUELLE

La plupart d'entre nous associons la puissance à quelque chose de visible, de tape à l’œil, qui fait trembler la terre. Mais ce n'est pas vrai en ce qui concerne l'autorité spirituelle. Pierre dit que Dieu confie l'autorité spirituelle à « l'homme caché dans le cœur, dans la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible » (voir 1 Pierre 3:4).

Le terme grec que Pierre utilise pour « doux » signifie « bonté ». Et le terme utilisé pour « paisible » signifie « assuré, imperturbable. » Pierre parle d'un cœur qui est toujours en paix concernant sa position en Christ. Un tel cœur possède une réelle autorité spirituelle.

Bien sûr, cela va à l'encontre de toutes les philosophies laïques concernant la puissance et l'autorité. Le monde nous dit : « Affirme-toi ! Fait usage de la puissance au travers de l'intimidation. Regarde les gens dans les yeux, utilise le langage corporel, regarde les autres de haut. Fais passer tes propres besoins en premier. » Nous voyons cette attitude se refléter sur les couvertures des albums de groupes de musique d'aujourd'hui. Les membres de groupes ont une mine renfrognée, menaçante, « rentre dedans ». Ils associent de telles postures avec le fait d'avoir de l'autorité.

Notre attitude en tant que croyants est complètement différente. Nous recherchons la puissance et l'autorité dans un seul but : faire fuir Satan. Nous voulons être capables de tenir ferme face à ses attaques sur nos vies, nos églises, nos familles. Et nous devons reconnaître que, sans un esprit doux et paisible dans notre être intérieur, nous n'avons aucune puissance réelle.

David écrit : « Ta droite me soutient, Et je deviens grand par ta bonté » (Psaumes 18:35). L'expression « devenir grand » signifie ici « croître abondamment dans la miséricorde envers les autres. » David constate : « Seigneur, ta bonté envers moi a augmenté ma propre capacité à exercer la miséricorde. »

Pense à ce que David est en train de dire ici. Ce roi avait douté de la fidélité de Dieu envers Israël. Il avait commis un adultère et avait ensuite assassiné un homme pour couvrir son péché. Pourtant le Seigneur a manifesté envers David une miséricorde et un pardon incroyable.

David était submergé par la bonté et l'amour de Dieu envers lui durant cette terrible période. Et maintenant, il disait : « Le Seigneur a été si tendre dans sa façon de se comporter avec moi. Comment pourrais-je jamais être dur envers quiconque traverserait ce que j'ai enduré ? La grâce de Dieu envers moi a élargi mon cœur si bien que je veux désormais manifester de la tendresse envers les autres : envers mon conjoint, mes enfants, tout le monde. »

mardi 23 juin 2015

L'HOMME INTERIEUR

Paul parle du fait que nous avons un « homme intérieur » (voir Romains 7:22 version Darby). A l'église de Corinthe, Paul a dit : « Et même lorsque notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Corinthiens 4:16). En effet, nous sommes constitués de deux parties. Il y a à la fois un homme extérieur et une homme intérieur, caché. L'homme extérieur est toujours exposé à la vue des autres mais l'homme intérieur n'est connu que de Dieu. Cet homme intérieur ne s'expose pas ostensiblement. Il réside là où personne ne peut voir l’œuvre qui se fait en lui. Et le Saint-Esprit est constamment à l’œuvre en lui, le fortifiant et le préparant à recevoir une véritable autorité spirituelle.

Pierre illustre cette dualité qui est en nous en donnant l'exemple d'une certaine femme. Cette femme est parée de beaux atours, avec une coupe de cheveux à la dernière mode et toutes sortes de bijoux, bagues, bracelets, colliers. Elle est un exemple vivant de chair attirante pour la chair.

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. » (1 Pierre 3:3-4).

Il est clair que Pierre parle ici de l'église rétrograde. Cette église œuvre dans la chair, se basant sur les apparences extérieures. Elle n'a pas de sainteté intérieure et n'a donc pas de réelle autorité. De façon tragique, de nombreux chrétiens sont attirés par ce genre d'église. Ils sont impressionnés par ses réunions tape à l’œil qui n'ont rien de la véritable gloire de Dieu.

S'il-te-plaît, ne te méprends pas : Pierre ne demande pas à toutes les chrétiennes de jeter leur trousse de maquillage. Mais il est en train de dire : « Si vous désirez une véritable autorité spirituelle, alors cessez d'essayer d'impressionner les autres par votre apparence extérieure ou votre comportement en public. Concentrez-vous plutôt sur la personne cachée. C'est la seule façon d'obtenir l'autorité de Christ. »

lundi 22 juin 2015

DIEU EST SUFFISANT by Gary Wilkerson

Il y a plus d'un siècle, un inventeur français a découvert une merveilleuse innovation appelée cinéma. Il s'était rendu compte qu'en organisant une série de photographies et en les faisant bouger rapidement devant une lumière, elles donnaient l'impression d'une vie réelle qui se déroulait devant ses yeux.

Cet inventeur savait qu'il avait découvert quelque chose de spécial, c'est pourquoi il a programmé une première démonstration qui allait devenir l'une des plus fameuses projections de film publique de tous les temps. L'attente était à son comble lorsque les dignitaires et les invités ont rempli l'auditorium. Le film, “L'arrivée d'un train en gare,” ne durait que 50 secondes, mais il a eu un impact puissant. Trop puissant, en fait. Il montrait un train se dirigeant directement vers la caméra et des historiens attestent que, lorsque les gens l'ont vu, ils ont paniqué. Sans connaître le contexte de l'expérience, ils pensaient qu'un véritable train était sur le point de leur foncer dessus !

Pourtant, ce n'était qu'une illusion ! Les gens étaient convaincus que leur vie était en danger quand, en réalité, ce qu'ils expérimentaient n'était qu'illusion et reflet de la réalité.

C'est le tour que Satan nous joue à chaque fois que notre foi est mise à l'épreuve. Dans de tels moments, nos besoins semblent l'emporter sur nos ressources. C'est comme si le rêve donné par Dieu était sur le point d'être détruit par un train en marche. C'est à ce moment-là que le diable nous dit : “C'est fini. C'est trop pour toi.” Mais la “réalité” que Satan nous présente est superficielle. La vérité, c'est que Jésus est plus grand que n'importe quelle épreuve que nous affrontons. Il tient notre réalité dans Ses mains et cette réalité, c'est la victoire.

Quand tout semble perdu face à l'approche d'un problème, Jésus nous dit de ne pas fuir mais de « s'asseoir » (voir Jean 6:10).

Alors que Jésus faisait face à une foule nombreuse et affamée, “il savait ce qu’il allait faire” (Jean 6:6). La confiance de Christ était basée sur Sa façon de percevoir la réalité de Dieu derrière chaque situation. Et c'est pourquoi Il a ordonné à Ses disciples : “Faites asseoir ces gens parce que le Père est sur le point de répondre à ce besoin. Il est temps de Lui faire confiance pour pourvoir à tout ce qui est nécessaire dans cette situation.”

Mon ami, Dieu est suffisant pour toutes les circonstances auxquelles nous pourrions faire face.

samedi 20 juin 2015

LIVRÉ A SA BONTE by Nicky Cruz

Dès le moment où j'ai donné mon cœur à Jésus, j'ai su combien j'avais peu de choses à apporter à notre relation. Il y a tellement de gens qui ont plus de talent que moi, qui sont plus éloquents du haut de la chair, plus doux dans leur façon d'apporter le message, plus érudit en théologie. Des gens avec des dons plus importants à déposer aux pieds de Jésus. Mais ce que j'apporte, c'est un cœur qui est complètement et totalement livré à Sa bonté ! Je suis tellement rempli d'amour pour Jésus qu'à certains moments, j'ai l’impression que mon cœur va s'échapper de ma poitrine. Mes os ne sont pas assez grands pour contenir mon adoration. Mon vocabulaire ne peut en exprimer la profondeur ! Mes mots ne pourront jamais rendre justice à l'amour et à la dévotion que je ressens dans mon cœur. Il y a des moments où je pleure, à l'agonie de ne pas pouvoir exprimer pleinement mon amour !

Quand je lis les psaumes de David, je sens un profond lien de parenté. Je souhaiterais avoir ses capacités à communiquer ce qu'il ressent pour Dieu, avec une telle éloquence et une telle grâce. Je souhaiterais pouvoir écrire comme il le fait. Jouer de la harpe comme lui. Je ne peux pas dire que je partage son talent, mais je crois vraiment que je partage son cœur. Je sais ce qu'il a traversé. Je comprends ce qu'il a dû ressentir, assis seul dans son palais sombre et froid, se languissant de jours plus simples. Se languissant de la proximité et de la faveur de Dieu.

Et c'est pour cette raison que Dieu l'aimait tellement. C'est pour cette raison que Dieu a appelé David : un homme selon Son cœur.

Peux-tu imaginer plus grand compliment ? Peux-tu penser à quelque chose que Dieu pourrait dire au sujet de quelqu'un qui aurait plus de poids ? Dieu aimait le cœur de David. Il était connecté à lui. Les deux ne formaient qu'un de la manière la plus intime et puissante qui soit. Dieu était lié à David, non à cause de son apparence, de ces accomplissements ou de sa force, mais à cause de la disposition de son cœur. L'amour en esprit.

Existe-t-il un plus haut degré de communion avec notre Créateur ? Une personne peut-elle être plus près de Dieu que lorsque l'on partage l'intimité et les pensées de Son cœur ? Ne soupirons-nous pas tous après le fait d'entendre Dieu nous dire : “J'aime ton cœur ?”

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Nicky Cruz, évangéliste connu internationalement et auteur prolifique s'est tourné vers Jésus, quittant une vie de violence et de crimes après avoir rencontré David Wilkerson à New York en 1958. L'histoire de sa conversion dramatique a d'abord été racontée dans La Croix et le Poignard par David Wilkerson puis dans son propre best-seller Du ghetto à la vie.

vendredi 19 juin 2015

LA JUSTICE DE LA FOI

David a déclaré : “Je ne crains aucun mal” (Psaumes 23:4). L'homme caché de David restait inébranlable, imperturbable en son cœur, peu importe ce que Satan lui envoyait. Pourquoi ? Parce qu'il se reposait entièrement sur la fidélité de Dieu à accomplir Sa Parole.

David pouvait dire : “J'ai eu une révélation de l'amour et de la patience de mon Père envers moi. C'est pour cette raison que je n'accepterai plus de mensonge de la part du diable. Je ne perds plus mon temps à l'écouter désormais, parce que le Saint-Esprit m'a enseigné. Les tempêtes d'épreuves peuvent venir, les démons se déchaîner, les ennemis se lever de tous côtés. La maladie et même la mort peuvent me regarder en face. Mon cœur est dans le repos, parce que je sais que toutes choses sont entre les mains de mon Père. Et Il fait tout concourir à mon bien.”

Au contraire, les chrétiens qui passent leur temps à se tordre les mains n'ont aucune autorité. Tout ce à quoi ils peuvent penser, c'est : “Pourquoi est-ce que Dieu laisse cela arriver ? Qu'est-ce que je vais faire ?” Leur vie est pleine de chaos, de crainte et de murmures, parce qu'ils se sont privés de toutes leurs ressources. Ils ont négligé de garder la Parole de Dieu dans leur cœur, alors ils sont incapables de se tourner vers elle en période de crise.

La seule justice qui fasse peur et qui chasse Satan, c'est la justice de la foi. “L’œuvre de la justice sera la paix, Et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours” (Esaïe 32:17). Tu ne peux pas tenir face au dible simplement parce que tu ne bois plus ou ne te drogues plus. Tu peux vivre selon tout un catalogue de choses que tu peux ou ne peux pas faire, mais ce n'est pas l'essence de la justice de Dieu. La justice, c'est croire que ce que Dieu dit est vrai et engager toute ta vie là-dessus. C'est aussi simple que ça.

Quand Esaïe dit : “le fruit de la justice [est] le repos et la sécurité pour toujours ”, le terme hébreux utilisé pour “sécurité” signifie aussi assurance. Pour dire les choses simplement, la foi dans les promesses de Dieu et dans son pardon produit en nous une assurance inébranlable. Nous pouvons encore être durement tentés, mais nous savons que Jésus est à l’œuvre en nous.

Pour faire court, l'autorité spirituelle, c'est ceci : je marche dans la pleine assurance de la fiabilité de la Parole de Dieu.Je fais ce qu'elle dit, me soumettant à tous ses commandements. Et ma foi dans Sa Parole met mon cœur en repos. Satan ne peut plus traîner en ma présence. Je n'ai qu'à dire : “Que le Seigneur te réprime, Satan,” et il s'enfuira loin de moi.

jeudi 18 juin 2015

GAGNER L'AUTORITE SPIRITUELLE

Quand les disciples ont été impuissants face à l'Ennemi, Jésus leur a dit que la puissance sur Satan venait uniquement par la prière et par le jeûne. Pourquoi ? Je crois que c'est parce que le Seigneur veut avoir le temps d’œuvrer dans notre être intérieur. Il veut que notre cœur soit complètement à l'écoute du Sien. Nous ne pouvons tout simplement pas obtenir une quelconque autorité sans avoir une communion régulière avec Lui.

Comment pouvons-nous espérer chasser Satan hors de nos églises, de nos foyers, de nos enfants en difficulté si nous ne prions pas ? Comment des parents peuvent-ils espérer que Dieu leur communique une puissance spirituelle quand ils se disputent, se battent et colportent toutes sortes de médisances devant leurs enfants ? Comment peuvent-ils espérer posséder l'autorité quand ils sortent pour boire, puis deviennent fous de rage quand ils apprennent que leurs enfants fument des joints ?

Jésus pouvait dire avec assurance : “le prince de ce monde vient. Il n’a rien en moi” (Jean14:30). Si tu ne peux pas dire cela également, tu resteras sans puissance. Et Satan va accourir et s'insinuer dans ta maisonnée.

Pierre nous a donné une clé pour l'autorité spirituelle quand il écrit : “Vous de même, femmes, soyez soumises chacune à votre mari, afin que même si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole, par la conduite de leur femme” (1 Pierre 3:1). Le terme employé ici pour “conduite” signifie mode de vie ou attitude. Je crois que Pierre parle de la Fiancée de Christ. Et l'image est ici celle d'une femme qui possède une réelle autorité spirituelle.

Cette femme se soumet à son mari parce que la Bible l'ordonne. Et parce qu'elle permet à la Parole de Dieu de la gouverner, son être intérieur est rendu conforme à Son image divine. Pierre dit qu'une telle femme n'a pas besoin de réprimander, de sermonner ni de prêcher à son mari. Elle sera capable de le gagner à Christ sans dire un seul mot. Comment ? Son témoignage se trouve dans son silence éloquent et dans la puissance de sa marche avec Dieu.

Le mari de cette femme peut être odieux et arrogant. Elle peut avoir à mordre sa langue pour se taire, encore et encore. Mais parce qu'elle vit dans la soumission, à la parole de Dieu et donc à son mari, elle gagne de l'autorité spirituelle jour après jour. Une grande puissance est déversée en elle, qui augmente son autorité sur l'emprise qu'a l'ennemi sur son mari.

mercredi 17 juin 2015

UNE PUISSANCE POUR AUJOURD'HUI

L’apôtre Pierre était fait de chair et de sang, exactement comme nous. Pourtant, il maniait une grande autorité spirituelle sur le diable. Il a dit au boiteux à la porte du Temple : “au nom de Jésus-Christ de Nazareth : lève-toi et marche !” (Actes 3:6), et l'homme a été guéri. Les responsables religieux de l'époque ont reconnu cette puissance en Pierre et lui ont demandé : “Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait cela ?” (Actes 4:7).

Nulle part dans la Bible il n'est suggéré que cette même puissance n'est pas également pour nous aujourd'hui. Quand le Seigneur a-t-Il jamais dit à Son Église : “Je vous ai aidé jusqu'à présent. Maintenant, débrouillez-vous tout seul”? Quel genre de Dieu rendrait Son peuple puissant dans le désert quand ils en ont eu besoin, rendrait puissant les rois d'Israël, les prophètes comme Élisée, la foule à la Pentecôte, pour ensuite le refuser à Son Église des derniers temps, quand Son peuple en a besoin plus que n'importe quelle autre génération ?

D'après les Écritures, la puissance de Satan est plus grande à notre époque : “Car le diable est descendu vers vous, plein de fureur, sachant qu’il a peu de temps” (Apocalypse 12:12). Pourquoi Dieu permettrait-Il à Satan d'attaquer une Église faible, impuissante et sans défense ? Son peuple n'a jamais perdu l'accès à Sa puissance divine.

Malheureusement, de nombreux chrétiens ont une idée déformée de l'autorité spirituelle. C'est tout particulièrement vrai dans les communautés charismatiques. J'ai entendu parler de conventions de “puissance”, où des prédicateurs imposent les mains pour remplir les gens d'une onction d'autorité spirituelle. Mais quand les vases retournent dans leurs foyers, leurs efforts contre le diable échouent encore misérablement. Ils finissent par poser la même question que celle qu'ont posé les disciples à Jésus : “Pourquoi n’avons-nous pas pu chasser ce démon ?”

Tu ne peux pas obtenir une puissance surnaturelle simplement en ayant quelqu'un qui t'impose les mains. Ce n'est pas un don, c'est une façon de vivre, de marcher avec Jésus. Et tous ceux qui demandent à obtenir une telle autorité ne seront pas changés en un instant en une centrale nucléaire spirituelle. Le fait est que Dieu confie son autorité divine uniquement à ceux qui possèdent ce que Pierre a appelé : “ la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.” (1 Pierre 3:4).

mardi 16 juin 2015

SUR TOUTE LA PUISSANCE DE L'ENNEMI

Je crois que l’Église d'aujourd'hui est en crise grave à cause de son manque d'autorité spirituelle. Je reçois régulièrement des appels de pasteurs et de parents qui sont paniqués au sujet de leurs enfants. Ils implorent : “Je viens juste de découvrir que mon enfant se drogue et je ne sais pas quoi faire.”

Mon cœur se joint à celui des parents. Ils ont le cœur brisé, ils cherchent désespérément à trouver une véritable autorité spirituelle qui leur apportera une aide réelle. Mais je m'interroge. Où est l'autorité spirituelle dans leur foyer ? D'après moi, nombre de ces parents pensent qu'ils sont impuissants alors qu'ils ne le sont pas. Quelqu'un dans la famille doit avoir la puissance de chasser le Malin, hors de leur enfant et hors de leur maison. Je dis à tous ces parents qui souffrent : vous devez vous saisir vous-mêmes de l'autorité spirituelle. Même si vos enfants coupent les ponts, vous pouvez encore atteindre la puissance dans votre lieu secret.

Tu pourrais protester : “Mais je ne suis pas Jésus. Il est venu sur Terre avec une autorité divine.” Le fait est que Jésus, bien qu'étant Dieu fait chair, a affronté le diable en tant qu'homme. Un homme qui a été équipé de la Puissance du Saint-Esprit. Il n'a pas affronté Satan sur un autre terrain. De la même manière, Satan a toujours approché Christ en tant qu'homme, même s'il savait qu'Il était Fils de Dieu. Le démon a reconnu la même chose lorsqu'il a dit : “Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?” Il s'est adressé à Jésus comme à un être humain, né dans une ville bien particulière en Israël. Mais, même si Jésus était un homme fait de chair et de sang, Il exerçait une pleine autorité spirituelle sur toutes les puissances du diable.

Tu penses peut-être aussi : “Si seulement j'avais ce genre de puissance sur l'Ennemi. Mais je n'ai pas cette autorité qui fait fuir Satan.” Ce n'est tout simplement pas vrai. Les disciples de Jésus avaient cette puissance : “Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité” (Matthieu 10:1). “Voici : je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi” (Luc 10:19).

lundi 15 juin 2015

EST-CE QUE J'AI CE QUI EST NECESSAIRE ? by Gary Wilkerson

Très tôt dans son ministère, la réputation de Jésus pour les guérisons et les miracles a attiré de grandes foules. “Jésus monta sur la montagne et là, il s’assit avec ses disciples. Jésus leva les yeux, vit qu’une foule nombreuse venait à lui...” (Jean 6:3,5).

Les spécialistes de la Bible estiment que la foule devait être composée de 10 000 à 15 000 personnes. La vision d'une foule aussi immense doit avoir encouragé les disciples. Cela confirmait qu'ils suivaient la bonne personne et que de plus grandes choses étaient sur le point de se produire. Et cela doit avoir réjouit Jésus de voir leur joie, parce qu'ils apprenaient à anticiper de grandes choses venant de Lui.

Mais, tandis que la foule se rassemblait, les disciples ont eu à faire face à un problème insoluble : “Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ?” (6:5). Un rêve ne venait pas plus tôt de se réaliser que la dure réalité les ramenait déjà sur Terre.

Ce scénario ne t'est-il pas familier ? Repense à ton tout premier travail. Tu étais tout excité parce que c'était le premier pas pour accomplir ce à quoi tu étais appelé. Mais après quelques jours, tu as réalisé que ton patron n'était pas celui qu'il paraissait être et que tu travaillais avec un collègue qui semblait ne pas t'apprécier. Le temps de travail exigé était beaucoup plus important que ce qu'on t'avait dit, t'obligeant à passer à côté de moments précieux avec ta famille. Tu as réalisé : “Je ne pensais pas que ça serait aussi difficile.”

J'imagine que c'est ce que Philippe a dû ressentir à ce moment. Déconcerté, il a répondu à Jésus : “Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu” (6:7). Il s'agissait d'une somme très importante. En gros, même s'ils avaient eu les moyens et la possibilité d'apporter de la nourriture, ça n'aurait jamais été suffisant pour nourrir la foule.

En lisant la réponse de Philippe, une expression me frappe : “ça ne suffirait pas.” Cette pensée ne se forme-elle pas souvent dans notre esprit lorsque nous affrontons des obstacles ? Ne nous demandons-nous pas souvent : “Je ne pense pas avoir ce qui est nécessaire. Je n'ai pas les ressources et je doute que j'aie les capacités. Suis-je assez fort en Christ ? Ai-je assez du Saint-Esprit ? Seigneur, suis-je sur le point de quitter la bonne voie ?”

Nous pouvons être sûr d'une chose : Jésus avait appelé Philippe à une grande victoire ce jour-là, mais Philippe ne pouvait pas encore le voir. La même chose est vraie pour nous : Dieu nous a appelé à nous attendre à de grandes choses dans notre marche avec Lui. Alors, qu'en est-il quand notre situation requière de la foi ? Est-ce que nous croyons qu'Il peut accomplir le miracle nécessaire ? Ou bien quittons-nous le chemin à cause de nos limites ? Le défi lancé par Jésus avait un but : “Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire” (6:6).

samedi 13 juin 2015

SORTIR ET PRENDRE DES RISQUES by Jim Cymbala

Quand il s'agit des choses spirituelles, toi et moi ne connaîtrons jamais notre potentiel en Dieu tant que nous ne serons pas sortis et que nous n'aurons pas pris de risque en première ligne dans la bataille. Nous ne verrons jamais quelle puissance et quelle onction sont possibles tant que nous ne nous attacherons pas à notre Roi et que nous n'irons pas en Son nom établir Son royaume. Être assis en sécurité dans l'abri que représente des discussions entre nous sur la Bible ou nous plaindre les uns aux autres de l'état horrible où se trouve notre société actuelle ne fait rien pour libérer la puissance de Dieu. Il nous rencontre dans les moments de bataille. Il nous donne de la puissance quand il y a un ennemi à repousser.

Dans 1 Chroniques, au chapitre 11 et aux versets 12 et 14, nous faisons connaissance avec Eléazar, qui a accompagné David lors d'une bataille majeure contre les philistins. Nous voyons à quel point l'ennemi était formidable quand la Bible dit : “Il y avait là une pièce de terre remplie d’orge, et le peuple fuyait devant les Philistins.” Il ne s'agissait pas d'une petite escarmouche, mais d'un combat à découvert contre un opposant supérieur en nombre. De nombreux soldats israélites effrayés ont vu les hordes qui s'approchaient et ils ont couru pour sauver leur vie.

Mais pas Eléazar. Lui et David “se tinrent debout au milieu de la pièce, la reprirent et battirent les Philistins. Et l’Éternel opéra une grande délivrance” (verset 14). Une fois encore, nous voyons là la combinaison des efforts humains et divins. Dieu n'agit pas tout seul. Il n'a pas fait tomber la foudre du ciel pour rôtir les Philistins. Mais Il a cherché partout, ce jour là, pour voir si quelqu'un se tiendrait debout dans le champ d'orge et Il leur a accordé une aide surnaturelle. Tandis que d'autres s'enfuyaient dans la crainte, ces deux-là, David et Eléazar, ont tenu ferme.

Le récit de 2 Samuel 23:10 nous donne plus de détails concernant Eléazar. Il “se leva et frappa les Philistins jusqu’à ce que sa main soit lasse et qu’elle reste collée à son épée.” Il a manié son arme avec une telle poigne, avec un tel afflux d'adrénaline, que ses muscles sont restés bloqués en train de la serrer. Il n'a pas pu la lâcher. Quand on parle d'un guerrier puissant pour Dieu !

Ce dont le monde a cruellement besoin aujourd'hui, c'est de ce genre de détermination et de foi désespérée, qui s'empare de l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu, et qui ne la lâche plus jusqu'à ce que la victoire soit acquise.

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Jim Cymbala a ouvert l'église de Brooklyn Tabernacle avec moins de vingt membres dans un petit immeuble délabré dans un quartier difficile. Né à Brooklyn, il est un ami de longue date à la fois de David et de Gary Wilkerson et un intervenant fréquent lors des conférences d'Expect Church Leadership organisées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 12 juin 2015

AIMER TES ENNEMIS

Un des plus grands signes de maturité spirituelle est l'amour pour toute l'humanité perdue. Un tel chrétien montre autant d'amour pour les juifs que pour les palestiniens, pour les bosniaques que pour les serbes, pour tout le monde.

Seul un croyant pleinement adulte et mature peut accepter ces mots de Jésus : “Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent” (Matthieu 5:44). Je te le demande : peux-tu t'imaginer passer un mois dans un hôpital de campagne palestinien, soignant et nourrissant des soldats qui veulent détruire Israël ? Pourras-tu laisser de côté tes préjugés en lisant les articles de presses virulents dans les jours qui viennent ? Auras-tu le même esprit qui était en Christ lorsqu'Il a dit alors qu'il était crucifié : “Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font” ?

Si tu veux marcher comme Jésus a marché, tu ne peux pas permettre à tes passions humaines d'être enflammées par les gros titres. Christ est mort pour chaque âme sur cette terre, y compris pour les docteurs qui pratiquent l'avortement, pour les assassins, les violeurs, les agresseurs d'enfants. En ce moment même, nos prisons sont remplies de condamnés qui sont devenus de puissants témoins de l'amour qui sauve de Jésus, et cela parce que quelqu'un les a aimés en dépit de leurs péchés.

Tu peux réaliser que tu es en train de croître dans la grâce si tu es capable de prier pour ceux que le monde hait. Lorsque nous entendons de terribles choses se produire, nous devons nous élever contre tout préjugé qui voudrait naître en nous et déclarer : “Je prends l'autorité de Christ sur ces choses : je vais aimer l'humanité comme mon Seigneur l'a fait.”

Voilà la grande promesse qui fait taire tous nos sentiments de doute et d'incertitude : “Ne l’as-tu pas entendu ? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, Qui a créé les extrémités de la terre … Il donne de la force à celui qui est fatigué Et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources…. Mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; Ils courent et ne se lassent pas. Ils marchent et ne se fatiguent pas” (Esaïe 40:28-31).

jeudi 11 juin 2015

EN PERIODE DE CRISE

Un signe sûr de croissance spirituelle est le fait d'apporter immédiatement à Jésus chaque problème et situation de crise. On a appris qu'il y avait un endroit où l'on pouvait se rendre.

“Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes” (Philippiens 4:6).

Certains chrétiens sont constamment en crise. A chaque fois que vous les rencontrez, ils vous servent une nouvelle complainte terrible : “J'affronte un problème après l'autre. Je ne sais pas quoi faire.” Ils s'empressent de décrire leur problème à toute personne se trouvant dans les parages, mais ils ne l'amènent jamais à Jésus, comme s'Il n'avait rien à leur offrir.

Comprends-moi bien : je ne parle pas de chrétiens qui traversent des problèmes réels et légitimes.Chaque jour, nous recevons des douzaines de lettres de la part de saints qui endurent des souffrances sévères. Non, je parle des “geignards professionnels” dans l'église. Ce sont de véritables pros de la complainte. Quand on les écoute, on a envie de leur demander : “Est-ce que ton Dieu est mort ? Pourquoi ne t'appuyes-tu pas sur les ressources qu'Il a mis à ta disposition ? Ne sais-tu pas qu'Il t'a rendu plus que vainqueurs ?”

Combien le Seigneur se réjouit lorsque tu vas d'abord à Lui pour toutes tes préoccupations. Tu sais que tu as quelqu'un qui est fidèle pour t'aider à t'en sortir.

Voilà plusieurs passages de l’Écriture dont tu peux te saisir :

“Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous” (1 Pierre 5:7).

“Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Christ-Jésus” (Philippiens 4:19).

“Moi, je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance” (Jean 10:10).

“Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus” (Matthieu 6:33).

Lorsque tu traverses une période de crise, cours aussitôt vers Dieu pour trouver le réconfort, les ressources et la direction !

mercredi 10 juin 2015

OUBLIE CES CHOSES

Satan a piégé de nombreux chrétiens en les convainquant du fait qu'ils ont perdu quelque chose dans le Seigneur. Le fait est qu'il s'agit d'un terrible péché que de douter de l'amour de Dieu pour toi et de juger de ta position en Christ à partir de tes sensations. Ta position en Jésus jour après jour n'a rien à voir avec ton zèle, tes larmes ou ta ferveur. Elle ne dépend que de la foi.

Imagine à quel point tu serais perdu si ton salut reposait effectivement sur tes sensations. Paul nous presse : “oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant” (Philippiens 3:13). Tu ne dois jamais t'appuyer sur tes expériences émotionnelles passées. Ce qui importe aujourd'hui, c'est ta confiance. Est-ce que tu te confies dans Ses promesses ? Es-tu prêt à partager Sa nature divine d'une manière réellement biblique : non par des expériences émotionnelles ou par des signes extérieurs visibles, mais en t'appuyant sur Ses glorieuses promesses ?

“lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,” (2 Pierre 1:4). Pierre le dit clairement : nous obtenons la nature de Christ en nous appropriant les promesses de l'alliance de Dieu et par aucun autre moyen.

Un pasteur s'est un jour vanté devant moi : “Je suis finalement retourné à la foi de ma jeunesse. Je prie d'avantage et la Bible est à nouveau ma nourriture. Dieu me donne des messages enflammés pour ma congrégation et j'ai à nouveau un grand amour pour les perdus. Je me sens tellement renouvelé.” Mais quelques mois plus tard, cet homme était de nouveau au fond du trou.

Dieu apporte réellement un rafraîchissement et une nouvelle onction à nos vies. Mais ce n'est pas de cette nourriture là que nous devons vivre. Nous devons vivre d'une foi constante dans Ses promesses d'alliance. Sa parole ne change jamais, même si nous nous sentons au plus bas. Notre Seigneur tiendra Ses promesses envers nous : “à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse” (Jude 24).

mardi 9 juin 2015

IMITATEURS DE DIEU

Les expériences de conversion sont souvent riches en émotions, parce qu'elles sont nouvelles et si incroyablement spéciales. Le changement qui se produit dans notre âme est si soudain qu'il peut complètement nous submerger. Il est merveilleux d'être soudainement détourné du péché et de l'esclavage, et d'aller vers une vie entièrement nouvelle en Christ.

Le début de notre croissance spirituelle peut être comparée à un enfant qui apprend à marcher. C'est merveilleux et excitant quand un enfant fait ses premiers pas. Papa et maman sourient en le pressant : “Aller, viens, tu peux le faire !” Sur ses petites jambes flageolantes, il fait deux pas, trois pas et il se retrouve par terre. Immédiatement, il est soulevé dans les bras et complimenté. Ses frères et sœurs l'encouragent : “grand garçon.” Il est le centre de l'attention générale et finalement, quand il arrive à traverser la pièce, tout le monde applaudit. Quelle expérience riche en émotion cela doit être pour lui.

Mais rapidement, le bébé n'est plus le centre d'attention. A présent, quand il tombe, il se relève tout seul et parcourt la maison, faisant le bazar. Il tire sur les plantes, traîne des pots et des casseroles, sort les vêtements des tiroirs. Et on le punit pour qu'il apprenne. Soudain, les choses ne sont plus aussi excitantes pour lui. Ses premiers pas étaient marqués par le rire et la joie, mais à présent, le fait de marcher n'est plus aussi spectaculaire ni riche en émotions.

Il en est de même pour ta croissance spirituelle. Lorsque tu étais un bébé dans le Seigneur, tu ressentais que Dieu t'accordait une attention toute spéciale. A chaque fois que tu tombais, Il était là pour te relever. Mais, comme l'écrit Paul, tu n'es pas destiné à rester un enfant pour toujours. De la même façon qu'un bambin apprend qu'il ne faut pas aller sur la route, tu apprends à ne pas marcher dans les feux spirituels. A présent, à chaque fois que tu tombes, tu regardes autour de toi pour voir si quelqu'un est là pour te relever, mais il n'y a personne. Dieu est en train de t'apprendre à te baser sur Sa Parole, à marcher par la foi et à ne plus ramper comme un bébé.

“Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice comme un parfum de bonne odeur” (Éphésiens 5:1-2).

lundi 8 juin 2015

CONSUME PAR L'AMOUR POUR DIEU by Gary Wilkerson

Il y a de nombreuses voix dans notre culture qui nous pressent d'avoir la meilleure vie possible. Ce concept se retrouve dans la façon dont de nombreux chrétiens appréhendent l'église. Ils pensent que Dieu devrait les bénir en leur donnant tout ce qu'ils désirent pour leur vie. Mais ce n'est pas de cette façon que Dieu nous bénit. Oui, Il cherche à nous servir pour notre bien, mais le nom qui doit être élevé comme notre principale préoccupation, c'est le Sien, pas le nôtre.

Quand Jésus a renversé toutes ces tables, dans le Temple, Il s'est écrié : “Ôtez cela d'ici !”(Jean 2:16). De la même manière, aujourd'hui, nos temples doivent être nettoyés de tout ce qui prend la place de Son règne légitime. Dieu a envoyé Jésus pour nous débarrasser de ces choses, afin de faire de la place pour les choses avec lesquelles Il veut nous remplir. Il veut que notre temple soit à nouveau une maison de prière, de foi et de victoire pour le Royaume.

“Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore” (Jean 2:17). Quand Jésus a chassé les changeurs, Ses disciples ont eu un aperçu de ce à quoi ressemble réellement la passion pour Dieu. Les actions de Jésus paraissaient dures, mais en réalité, elles démontraient la grâce pleine d'amour de Dieu.

De nombreux chrétiens, à l'heure actuelle, voient la grâce de Dieu comme quelque chose qui pardonne la passion, plutôt que comme quelque chose qui l'enflamme. Mais la grâce n'a jamais eu pour vocation de nous laisser dans l'apathie. C'est tout le contraire : quand la grâce de Dieu est mise en pratique dans nos vies, elle nous remplit de passion et de zèle. Elle nous rend plus résolus de cœur, plus désireux d'avoir une vie pure, plus motivés pour que le Saint-Esprit puisse travailler en nous et au-travers de nous.

En fait, la grâce évoque de fortes émotions. L’Écriture nous dit que, lorsque les disciples de Jésus ont vu leur Maître en action, ils se sont “souvenus.” Ces hommes dévots avaient oublié à quoi ressemble le zèle pour Dieu. Mais maintenant, alors que Jésus chassait les changeurs, leur cœur était bouleversé par la compréhension : “Voilà ce que c'est que d'être consumé par de l'amour pour Dieu !”

As-tu perdu ton zèle ? Est-ce que le christianisme insouciant ou la société de consommation ont supplanté ta passion pour Jésus ? Invite-Le aujourd'hui à retourner les tables dans ton cœur. Que Son nom règne sans conteste dans ton adoration, donnant naissance à de fortes émotions. Et qu'Il puisse ramener à la vie un zèle qui dévore ton cœur de servir ton saint et grand Dieu. Amen !

samedi 6 juin 2015

TROIS PAINS by Carter Conlon

La Bible nous dit qu'une personne est venue à minuit disant : “Ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir” (Luc 11:5-6). Jésus ne donne jamais un nombre au hasard, donc il doit y avoir une signification. En plus, je ne connais personne qui puisse manger trois miches de pains en un seul repas. Alors à quoi se réfère-t-Il ici ?

Voilà la façon dont je l'interprète : le premier pain représente la compassion de Dieu le Père. L’Écriture nous dit : “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3:16).Toi et moi, nous avons besoin de la compassion de Dieu, parce que c'est ce qui va nous pousser à ne plus vivre uniquement pour nous-mêmes. La compassion de Dieu, c'est ce qui va nous pousser à dire autre chose que “Donne-nous du pain, délivre-nous, pardonne-nous.”

Quand nous allons au delà de notre intérêt pour nous même grâce à la compassion de Dieu, je pense que nous entrons dans ce que représente à mon sens le deuxième pain : le courage du Fils. Quand Jésus se trouvait dans le jardin de Gethsémané, Il a dit : “éloigne de moi cette coupe. Toutefois non pas ce que je veux, mais ce que tu veux” (Marc 14:36). Toi et moi, nous avons besoin de ce même courage, afin de pouvoir mettre de côté notre propre volonté et de nous saisir de celle de Dieu, vivant comme Son témoin dans cette génération. Nous allons avoir besoin d'une force surnaturelle pour sortir et tenir ferme pour Christ au milieu d'une génération hostile qui résiste à son propre salut.

A la lumière de tout cela, je remercie Dieu de ce qu'il y a un troisième pain : la puissance du Saint-Esprit. C'est la promesse du Seigneur pour ceux qui Lui appartiennent et qui veulent s'engager dans Son œuvre sur la Terre. C'est pour ceux qui ne se contentent plus de se rendre dans le lieu secret uniquement pour leurs propres besoins, mais qui sont touchés par les besoins de cette génération. Voilà les personnes qui auront de la puissance dans leurs prières.

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Carter Conlon a rejoint l'équipe pastorale de Times Square Church en 1994, sur l'invitation du pasteur fondateur David Wilkerson. Il a été nommé Pasteur Senior en 2001. C'est un responsable fort et plein de compassion qui est un intervenant fréquent lors des Expect Church Leadership Conferences menées par World Challenge dans le monde entier.

vendredi 5 juin 2015

GRANDIR EN CHRIST

“Car nous marchons par la foi et non par la vue” (2 Corinthiens 5:7).

Chaque jour, tu fais les mêmes choses encore et encore, qui deviennent ennuyeuses et répétitives. Par exemple, tous les jours, tu te lèves à la même heure, manges le même petit-déjeuner et fais le même trajet jusqu'au même lieu de travail. Tu vas dans le même restaurant pour le déjeuner, t'arrêtes au même café sur le trajet de retour à la maison et tu écoutes la même station de radio en conduisant.

La même chose peut être vraie avec notre vie spirituelle. Le dimanche matin, nous allons à l'église et nous nous asseyons aux mêmes places. Nous chantons les mêmes chœurs et cantiques. Même nos prières peuvent sembler identiques. Nous faisons les mêmes choses, encore et encore, et nous pourrions être tentés de penser : “Je ne fais rien de plus que ce que j'ai toujours fait. Je lis ma Bible et je prie. Je chante dans la chorale. Mais il n'y a pas de variété dans tout cela. J'ai fait ces mêmes choses pendant des années et je ne grandis pas du tout.”

Combien tes sensations te mentent ! De telles pensées peuvent te priver de la grâce de Dieu. Le fait est que nous affrontons tous des répétitions sans fin dans nos routines quotidiennes. C'est tout simplement la vie. Mais la preuve véritable du fait que nous grandissons, c'est que nous n'avons pas abandonné. Nous nous donnons nous-mêmes pour l’œuvre de Dieu, jour après jour, semaine après semaine, année après année.

Tu vois, grandir dans la grâce n'implique pas de faire d'avantage ou des choses plus grandes pour Dieu. La vraie croissance, c'est faire les mêmes choses, encore et encore, avec une plus grande assurance dans le cœur que nous faisons toutes choses pour Lui. C'est comme apprendre à écrire au CP. Tu commences avec de grandes courbes et de grands traits, formant de grosses lettres. Mais, au bout d'un moment, les lettres deviennent plus petites et plus rapprochées et, finalement, tu apprends à associer des mots ensemble et, enfin, à former des phrases. Même si tu as fais les mêmes choses, de façon répétée, pendant longtemps, tu écrivais. Pendant tout ce temps, une chose qui en valait la peine était accomplie. Je suis convaincu que la croissance spirituelle se produit d'avantage dans les choses répétitives que dans le fait de sauter d'un service à l'autre. Cela requière d'avantage de grâce de continuer simplement, quand nous sommes fatigués, brisés, abattus ou affligés, que cela n'en demande pour faire quelque chose de nouveau. Tu penses peut-être être spirituellement mort, n'allant nulle part dans le Seigneur, mais tu es plus probablement en train de grandir en Christ chaque jour.

jeudi 4 juin 2015

UNE CROISSANCE QUI VIENT DE DIEU

Tu es peut être complètement inconscient du formidable processus de maturation qui a lieu en toi. Paul établit un lien entre notre croissance spirituelle et la croissance de nos corps. Il dit que nos âmes sont nourries de la même manière que nos articulations, nos muscles et nos tendons. Il appelle cela : “ grandir d’une croissance qui vient de Dieu” (Colossiens 2:19).

Une telle croissance vient de la Tête. Pour dire les choses simplement, quand tu te confies et demeures en Christ, un flot sans fin de Sa vie est injecté directement dans ton âme. Jésus est une force de vie constante dans ton être, un torrent de vie qui ne tarit jamais. De ce fait, Sa vie se déverse constamment en toi, même lorsque tu dors. Il pourvoit à de nouvelles ressources chaque jour, peu importe comment tu te sens extérieurement.

Comment crois-tu qu'Israël ait pu survivre quarante ans dans le désert ? Ils ont vécu de manne, le pain venu du Ciel. Cette “nourriture des anges” contenait tous les nutriments nécessaires au système immunitaire des israélites. C'est pour cette raison que le peuple de Dieu n'a jamais contracté aucune des maladies de l’Égypte. Tout autour d'eux, les Cananéens, les Philistins, mouraient de la peste, mais pendant tout ce temps, Israël restait en bonne santé.

Il en est de même avec Christ, notre manne d'aujourd'hui. Il est le pain envoyé pour nous depuis le Ciel et Il construit notre système immunitaire contre les péchés de toute sorte. Nous ne voyons peut-être pas de signes extérieurs du fait que cette manne est à l’œuvre en nous (de la même manière que nous ne voyons pas le système immunitaire de notre corps devenir de plus en plus fort). Mais la Parole de Dieu promet que tous ceux qui aiment Jésus verront leur immunité spirituelle devenir de plus en plus forte.

Penses-y. Tu es parfois encore tenté, mais au fil des années, tu t'es retrouvé avec une puissance de plus en plus grande pour résister aux séductions du monde. Et tu es devenu de plus en plus écœuré par la saleté que tu vois autour de toi. Tu ne penses plus, ni ne parles plus, comme le monde le fait. Pendant que tes collègues hurlent : “C'est vendredi, c'est le moment de sortir !”, toi tu penses : “Plus que deux jours avant dimanche.” C'est parce que tu es en train de grandir !

mercredi 3 juin 2015

ABONDER EN TOUTES CHOSES

L'apôtre Paul assure aux Thessaloniciens qu'ils ont appris comment marcher pour plaire à Dieu. Il leur Dit : “vous avez appris de nous comment vous devez marcher et plaire à Dieu” (1 Thessaloniciens 4:1). Paul ajoute alors cette exhortation : “pour que […] vous y abondiez de plus en plus” (4:1 version Darby).

Abonder signifie ici croître. Paul leur dit : “Vous avez été au bénéfice de prédications solides de l'évangile, alors vous avez à présent un solide fondement. C'est pourquoi, vous devriez être capables de croître dans la grâce de toutes les manières : dans la foi, dans la connaissance et dans l'amour.”

Paul parle aussi d'une telle abondance aux Corinthiens : “Mais comme vous abondez en toutes choses : en foi, et en parole, et en connaissance, et en toute diligence, et dans votre amour envers nous, -que vous abondiez aussi dans cette grâce” (2 Corinthiens 8:7). Il dit, en d'autres termes : “L'Esprit de Dieu a opéré des changements majeurs dans votre vie. C'est pour cette raison que vous devriez donner plus de vous-mêmes de toutes les façons : de votre temps, de votre argent, de vos talents.”

Ces passages montrent clairement que toute personne qui a été nourrie par la Parole de Dieu est sensée croître en grâce. Dieu a équipé de dons les pasteurs, les enseignants, les prophètes et les évangélistes dans le seul but de permettre à Son église de croître. Aucun croyant n'est sensé rester un bébé en Christ. Nous sommes sensés croître en Lui, de façon à ce que nous ne puissions pas être entraîné par une chose fausse, quelle qu'elle soit, loin de Lui.

Jésus Lui-même parle d'une croissance constante dans notre vie : “moi, je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance” (Jean 10:10). Christ a complimenté l'église de Thyatire pour avoir grandi en grâce : “Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières” (Apocalypse 2:19). Jésus disait, pour résumer : “Tu es plus passionné maintenant que lorsque tu as commencé. Tu as permis à Ma vie de croître en toi et de devenir plus abondante.” On trouve un écho de ces choses dans le livre des Proverbes : “Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante dont l’éclat va croissant jusqu’au plein jour” (Proverbes 4:18). Et Job déclare : “Mais le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures croîtra en force” (Job 17:9 version Darby).

mardi 2 juin 2015

REVEILLE TA FAIM

Le Seigneur a demandé à Jean : “Écris à l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu... : Je connais tes œuvres : tu as le renom d’être vivant, mais tu es mort. ”(Apocalypse 3:1).

Jésus est en train de dire : “Tu es peut-être quelqu'un de bien, quelqu'un qui ferait n'importe quoi pour n'importe qui. Tu as bonne réputation, à la fois dans l'église et dans le monde. Tu as la réputation d'être pleinement vivant en Christ, béni de Dieu. Mais un élément de mort s'est insinué dans ta vie. Une chose du monde t'a souillé.”

“Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements” (3:4). Quelle est la souillure dont il est fait mention ici ? C'est le fait de ne pas prier. Et voilà que Jésus nous met en garde : “Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu” (3:2).

Les croyants de Sardes n'étaient pas restés sur leur garde. Ils n'étaient pas restés dans la prière, s'attendant à Dieu, le recherchant comme ils l'avaient fait à une époque. Au lieu de cela, ils se sont permis de devenir insouciants, ne venant pas quotidiennement à Dieu pour obtenir son aide. A présent, la souillure a été déposée sur eux. Le terme que Jésus utilise pour “souillé” ici signifie une tache de péché, une marque noire sur un vêtement blanc. Christ nous dit : “Si tu ne pries pas, tu es sans défense contre l'Ennemi. Ta négligence permets à ton vêtement d'être souillé.”

Mais Jésus déclare au sujet de quelques uns : “Cependant tu as ... quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes” (3:4). Il dit : “Tu as encore une petite flamme de désir pour Moi. Tu ne veux pas perdre Ma présence, être abandonné à la stérilité. C'est urgent maintenant : attise à nouveau ta faim. Retourne dans le lieu secret et crie à Moi. Prépare ton cœur comme un silex. Attise la flamme de foi avant qu'elle ne meure, avant que la mort ne s'installe dans ton âme, comme elle l'a fait dans celle de tant de gens autour de toi..” Ne néglige pas le grand cadeau du libre accès à Dieu par la prière. Ton avenir éternel en dépend. Prie et cherche le Seigneur. Il t'a donné un accès et Il a promis de répondre à tous tes besoins.

lundi 1 juin 2015

LE TEMPLE DE DIEU SUR TERRE by Gary Wilkerson

Nous sommes le temple de Dieu sur Terre, notre corps est le lieu où réside le Saint-Esprit (voir 1 Corinthiens 6:19). Certaines choses n'ont cependant pas leur place dans notre temple, des choses qui pourraient prendre le dessus sur notre passion pour Lui.

Quand Jésus a commencé à renverser les tables qui se trouvaient dans le temple (voir Jean 2:13-17), Il renversait plus que le commerce des changeurs. Il renversait un système religieux qui s'était appuyé pendant des millénaires sur le sacrifice des animaux pour plaire à Dieu. Christ signifiait ainsi : “votre relation avec le Père ne sera plus basé sur le sacrifice de moutons, de chèvres et de pigeons. Il sera basé sur Mon propre sacrifice qui sera valable pour toi une fois pour toutes.”

Cette scène dans le Temple nous offre une analogie pour notre époque. De nombreuses congrégations, aujourd'hui, sont pleines de bruits et d'activités. De nombreux programmes sont en place, depuis des missions au-delà des mers jusqu'à des missions d'évangélisation locales, en passant par des douzaines de petits groupes établis selon les âges, etc. Les services d'adoration sont pleins de petites lumières brillantes, de bonne sonorisation et d'une énergie incroyable. Et pourtant, parfois, au milieu de toute cette activité fourmillante, une chose manque : Jésus Lui-même.

Sans Christ au milieu de nos activités, nos églises sont mortes. Peu importe à quel point nous travaillons dur pour faire des choses qui Le servent et qui honorent Son nom, aucun de nos “sacrifices” ne peuvent obtenir en eux-même de véritables résultats pour Son Royaume. Vu de l'extérieur, notre communauté peut sembler juste, mais si nous ne maintenons pas Jésus au centre, nous deviendrons une église remplis d'ossements desséchés.

Le système basé sur des sacrifices d'animaux n'a jamais été la pleine intention de Dieu pour représenter Sa réconciliation avec l'humanité pécheresse. Tout comme l'institution des rois en Israël, il s'agissait là d'un système imparfait, mais Dieu l'a permis, l'utilisant de façon symbolique pour désigner quelque chose de plus grand et de meilleur.

Dieu a démontré cela avec Abraham. A cette époque, les cultures orientales sacrifiaient des animaux et même des enfants pour apaiser leurs dieux en colère. Quand le Seigneur a ordonné à Abraham d'emmener son fils sur la montagne pour le sacrifier sur un autel, Abraham a obéi sans poser de question. Cette réaction peut nous sembler étrange aujourd'hui, mais elle suggère la grande crainte que les peuples de l'ancien temps avait envers leurs dieux. Quand votre dieu parlait, on obéissait aussitôt, sinon on risquait la famine ou la peste. Il s'agissait d'une obéissance basée sur la crainte. Mais Abraham a senti que son Dieu était différent. Et, en réalité, Dieu voulait montrer à Abraham qu'Il n'était pas comme Moloch, à qui les gens sacrifiaient des enfants. Quand Abraham a levé le couteau au-dessus de Isaac, Dieu l'a arrêté (voir Genèse 22:11-12). Dieu a alors pourvu à un bélier pour le sacrifice. Il a déclaré à Son serviteur, et à chaque croyant de toutes les époques : “Je n'ai pas besoin que tu M'offres un sacrifice. Je vais offrir un sacrifice pour toi.” Dieu a complètement renversé les tables, exactement de la même manière que Jésus l'a fait lorsqu'Il est entré dans le temple.